La marche finale du socialisme

Le camp du bien a donné des leçons à la terre entière jusqu’ici impunément. Hélas pour eux, et fort heureusement pour ceux qui aiment la liberté et la démocratie, les masques tombent les uns après les autres. Après la raclée mémorable des législatives de 1993, le visage mortifère de Mitterrand, on pensait le socialisme durablement atteint et pourtant, l’ingéniosité de Chirac l’a remis en selle dès 1997. En décembre 95, en pliant face aux corporatismes qui bloquent le pays et qui l’entrainent aujourd’hui vers un abyme certain, Chirac porte une lourde responsabilité. En 1995, la situation française à la sortie de la crise économique du début de la décennie, tant en terme d’endettement, que de dérapages budgétaires, n’avait rien d’insurmontable. Mais le combat pour l’Elysée de Chirac qui dut attendre que Mitterrand lui cède la place, était le combat de trop. Nicolas Sarkozy l’avait parfaitement analysé en notant que l’énergie laissée dans les campagnes présidentielles, c’était de l’énergie en moins pour gouverner. En 1995, Jacques Chirac a raconté n’importe quoi pour passer devant Balladur, socialisme, démagogie, tout y passa. Puis vint le moment où le réel s’imposa et qui inspira une phrase du genre « Il faut d’abord mener une autre politique que celle pour laquelle on a été élu avant de pouvoir mener cette politique ». Je dois mal la retranscrire, certes, mais comme pour ses mémoires que je ne lirai probablement jamais, je ne ferai pas l’effort de chercher l’allocution, que je daterais vite fait du 14 juillet ou des vœux de fin d’année. Cette phrase ne veut rien dire et trahit le fait que Chirac n’a qu’à de trop brèves occasions défendu et suivi un cap. Son successeur et la droite en général n’a pas retenu la leçon.

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La droite est donc coupable du malheur vers lequel le pays file à grandes enjambées, coupable d’avoir cédé au clientélisme électoral dont les socialistes sont les champions. Au niveau du respect des engagements de campagne, la gauche a toujours mieux fait que la droite et pour le pire : Ils parlent de progrès ce qui n’est qu’un ensemble incohérent de mesures accélérant la décadence, morale économique et sociétale. Nous ne vivons même plus en démocratie, comme le relève la Cassandre de BFB, olivier Delamarche :

Pour qu’autant de gens aient pu croire qu’Hollande incarnerait un quelconque changement en mal ou mieux, c’est que le pays s’enfonce dans un déni du réel absolument dramatique. Les débats stériles ne font émerger aucune alternative au socialisme et on ne s’étonne même plus que ce pays comme les autres pays occidentaux n’a jamais connu seulement 5 années de prospérité économique, de réduction des inégalités sous un gouvernement socialiste. On ne s’étonne pas que les socialistes aient laissé  Paris aux allemands puis voté les pleins pouvoirs au maréchal et ont fourni les pires collaborateurs. On ne s’étonne pas en France que la droite perd de peu alors que la gauche se fait vider avec des coups de pieds aux fesses ? Législatives de 1986, Mitterrand bricole avec de la proportionnelle afin de limiter la casse mais fait entrer une trentaine de députés frontistes, 1993 raclée historique, 2002 le candidat PS n’est même pas au second tour… Il en sera certainement de même en 2017.

En 1989 à la chute du mur, ce n’était pas l’effondrement d’un collectivisme forcené, c’était l’avertissement lancé aux sociales-démocraties de leur effondrement futur si d’aventure elles venaient à trop s’aventurer vers plus de collectivisme. Ce qu’elles firent tout de même… La crise est grave car ce n’est pas un pays malade qui peut s’en sortir comme le firent le Canada et la Suède dans les années 90, c’est toute l’Europe qui vacille en même temps.

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L’édifice communiste est à genou et Hollande précipite l’achèvement des illusions : Le ministre du budget fraudait le fisc, le président possiblement aussi compte tenu du statut flou de sa maîtresse qui profite de l’argent public tandis qu’ils n’avaient pas estimé nécessaire d’avertir le fisc de leur situation conjugale et surtout de s’acquitter de l’ISF… Faillite morale.

Les déficits ne se résorbent pas comme prévu, l’intuition d’Arthur Laffer est validée expérimentalement, le chômage n’a aucune raison de baisser et donc on se contente juste de l’arrêt provisoire de sa montée… Faillite économique.

Les institutions tant françaises qu’européennes se moquent des citoyens, les français opposés à la dénaturation du mariage l’ont bien compris en allant dans la rue et en défiant toute la clique télévisuelle qui voulait les faire passer pour de violents et sombres crétins réactionnaires… Faillite sociétale.

La grande secousse en Europe et de la fin de l’euro emportera-t-elle pour longtemps le socialisme et ses fausses solutions ?

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A propos Duff

Ingénieur consterné par le monde dans lequel il vit...
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