Fillon, Sarkozy, Hollande et moi et moi… Émois !

L’actualité politique défile en ce moment à une vitesse telle que je n’ai plus le temps de me faire un avis à partager sur mon modeste blog. Cette actualité défile surtout plus vite que les mesures votées à l’initiative d’un gouvernement soi-disant pro-business et sensé ne plus faire voter d’augmentations d’impôts. La réalité du terrain et le temps législatif démentent en bloc les postures médiatiques comme jamais et de cette contradiction naît un climat de défiance et de pessimisme inquiétant.

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Les affres de la politique, surtout quand l’état intervient dans trop de domaines et délaisse ses missions régaliennes, les seules qui provoquent le moins de débats sur sa légitimité.

Qu’on s’offusque que dans une république bananière au regard de la démocratie  exemplaire qui, en Suisse par exemple, résiste aux pressions technocratiques, du fait que François Fillon ait voulu la peau de Sarkozy délivre tout : La démocratie se meurt en France et nous constatons tous les jours ou presque les méfaits incroyables engendrés par un  homme élu et légitime pour 5 années de pouvoir de refuser de revenir devant le peuple de quelque manière que ce soit. Non seulement le quinquennat d’Hollande est terminé, il n’a plus le temps de prendre des mesures qui porteraient leur fruit avant la prochaine élection, mais c’est même trop tard de revenir devant le peuple. Conformément à sa popularité au ras des pâquerettes, quelle que soit la question qu’il poserait en cas de référendum, il le perdra. Dissoudre l’assemblée nationale dans le quinquennat qui a vu la légitimité de l’assemblée nationale découler de son élection ? Trop de monde lui demandera de démissionner plutôt que de faire semblant d’assumer la garance des institutions de la Vème république. Hollande est foutu, ça se voit trop et le pouvoir en souffre, l’autorité de l’état en souffre, la démocratie représentative en souffre, Hollande ne paie pas seulement ses erreurs tragiques, il paie aussi pour les autres qui avant lui ont abimés la fonction et l’état au service des citoyens et non au service d’intérêts particuliers.

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J’affirme, Hollande n’attire pas la pluie, elle vient à lui parce qu’il est là. Et il ne fallait pas être là!

 

Je n’ai pas de boule de cristal en ma possession donc j’ignore comment tout cela va se terminer. Mal si on fait rien, voici ma seule et unique certitude. Preuve à l’appui de mes convictions libérales qui me poussent à me méfier de l’interventionnisme étatique, l’euro : Un débat interdit par l’UMP, l’UDI et le PS. 7 ans après le déclenchement de la crise financière qui a évidemment débordé dans l’ensemble de l’économie, force est de constater que le spread (écart de taux d’emprunts) entre la France et l’Allemagne n’a presque pas varié d’un iota alors que nos économies divergeaient. Cette anomalie économique fut bien accueillie en France alors qu’elle signifiait notre malheur. Nous empruntons à des taux d’un pays bien géré alors que la folie anticapitaliste française s’abat avec une démence professionnelle et méthodique. L’euro permet aux socialistes de tous les partis politiques français de retarder les réformes pourtant évidentes et a fait croître en son sein comme force politique alternative, le front national, qui distillent plaisamment l’exact opposé de ce qu’il faudrait appliquer.

Mario Draghi

Tous les prix sont faussés par les banques centrales au motif d’acheter du temps. C’est la démocratie et la rétribution logique d’une prise de risque qui ont été vendus. N’espérons pas le retour de la croissance dans ces conditions, elles la rendent impossible.

 

Les affaires Fillon/Sarkozy/Jouyet/Hollande, c’est du bruit parasitaire face aux défis auxquels la France doit faire face. Comme le relevait le Général dès la première page de ses mémoires, la France a une étonnante propension à subir des malheurs exemplaires. Nous y sommes. Le socialisme et l’anéantissement des libertés fondamentales ont tué la France comme jamais, le système qui se nourrit de faux contradicteurs comme le brave Eric Zemmour, le sent et se met à trembler. Je ne sais pas ce qu’il va se passer mais plus personne ne conteste l’idée qu’il va se passer quelque chose. Espérons que ce soit un élan de liberté car comme le disait Bossuet, Dieu se rit des hommes qui déplorent les effets dont ils chérissent les causes, les argentins et les japonais pourtant victimes lourdes du socialisme en redemandent à chaque élection.

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A propos Duff

Ingénieur consterné par le monde dans lequel il vit...
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