Les nouvelles marquantes de la semaine livrées en vrac

Le patron de « John Lewis » jugeait il y a quelques temps que la France était foutue, pour un anglais francophile se rendant régulièrement à Paris, pas de doute pour les merdias de gauche que ce constat rude relevait du « french bashing » traditionnel des anglo-saxons, d’autres ont compris que l’avertissement était sérieux. Le plus tragique dans notre situation note le PDG, c’est cette incroyable et stupéfiante propension des français à se foutre de la situation misérable actuelle.

Démagogie commune :

Dimanche dernier au meeting de « sens commun » les trois prétendants à la présidence de l’UMP se sont succédés à la tribune face à cette émanation de la « manif pour tous » version UMP. Sans surprise Hervé Mariton fut acclamé pour ses positions conservatrices et son engagement des premiers instants dans le mouvement qu’aucun journaliste, qu’aucun parti n’avaient vu venir pensant qu’aucun des innombrables engagements de François Hollande viendraient à être contestés suite à son élection. Voilà qui appelle une remarque essentielle : Il est ridicule que sur les professions de foi des candidats à la présidentielle figure une cinquantaine de propositions factuelles qui engagent le candidat, une vision globale serait bien plus nécessaire. On ne vote pas pour un candidat parce qu’il s’y trouve une proposition #37 ou autre qui nous semble prometteuse. Les supporters d’Hollande affirment que le mariage pour tous étant annoncé par le programme exhaustif du candidat Hollande allait de soi après son élection, c’est oublier qu’il faudrait bien plus élire un homme sur ses qualités et sa vision. De vision aujourd’hui il ne reste rien, que des slogans publicitaires.

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La pluie n’est pas réservée à quelques uns.

Parce que ça ne coûte pas cher, Sarkozy a parlé « d’abrogation » et d’un mariage pour les homos et les hétéros. Si quelqu’un a compris qu’il me fasse signe. Sarkozy est un fabuleux bateleur de rue à la verve exceptionnelle mais quand il s’agit de plancher sur ses convictions, on remarque vite que c’est une girouette. Revenir en 2014 pour présenter le même défaut que durant son mandat à savoir une absence frappante de conviction et de détermination sur les sujets essentiels, merci pour ce moment mais on s’en passerait bien. Démagogie quand tu nous tient… D’autant que la leçon du quinquennat Hollande est désormais claire : S’éparpiller dans des réformes sociétales au lieu de s’attaquer d’emblée aux vrais sujets économiques est tueur.

Bruno Le Maire avait quant à lui décidé d’affronter les sifflets. D’ordinaire, un homme politique fuit ce genre d’image mais tout le monde a noté avec justesse que cette étape lui servira grandement. Non pas parce que se positionner dans le sillage des opinions véhiculées par les grands médias – qui vomissent La Manif Pour Tous – serve à long terme, je dirais plutôt qu’une inversion est à l’œuvre en ce moment, mais que la fermeté de ses convictions a singulièrement tranché avec celle de Sarkozy. Le Maire a raison quoiqu’on pense du Mariage pour tous : Revenir dessus avant, ou même pendant, de faire des réformes de fond permettant la baisse du chômage, le retour de la croissance et la réduction du déficit fragilisera la capacité d’agir de tout gouvernement.

La Bravitude au pouvoir : La route de la bravitude

Ségolène a encore frappé. Non seulement Benetton, principal actionnaire d’écomouv chargé de récolter l’écotaxe abandonnée en grandes pompes n’abdique pas, mais ose faire valoir ses droits ! La réponse de Ségo est magique : On va recycler les portiques suivant la même logique initiale : Taxer les gens.

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Effet de l’horrible réchauffement climatique du GIEC. Il est urgent de planter des éoliennes qui ne produisent presque rien et sporadiquement presque rien. Et qui coûtent un bras en revanche…

Contrairement aux commentateurs qui nous vantent le virage « social-libéral » de la gauche au pouvoir je la vois au contraire poursuivre sa logique antilibérale démentielle. Dans un état de droit qui garantit aux citoyens les moyens de faire respecter les termes d’un contrat librement consentis par deux parties, les socialistes cherchent à tout prix de l’argent au mépris de ses engagements : Ecomouv, autoroutes. Sans parler de la crédibilité de la parole de la France anéantie par Hollande sur le dossier des bateaux « Mistral » signé avec la vilaine Russie du très très vilain Poutine. Non-respect du contrat, asservissement volontaire aux américains et à sa propagande anti-Poutine pourtant outrancière.

La petite lucarne anglaise :

Dans son morning briefing, Marc Fiorentino cède à la facilité journalistique digne du quotidien du soir « Le Monde » en qualifiant d’extrême droite UKIP, le parti indépendantiste anglais. Le résultat vient de tomber, le député Mark Reckless a été réélu sous ses nouvelles couleurs après avoir quitté le parti conservateur comme je le pressentais dans un billet précédent. UKIP a donc dorénavant deux députés aux chambres des communes, tous deux étant des transfuges du parti conservateur. Il suffit d’écouter Reckless pour mesurer combien Fiorentino simplifie trop les choses comme les merdias français pour mesurer son erreur de compas :

Dormez-tranquilles et rassurés, voici un discours d’un affreux fasciste. 
Bien qu’intransigeants sur le plan intellectuel, bon nombre de libéraux cèdent à la facilité et à la propagande. La BBC passe son temps à déverser toutes les boules puantes possibles sur UKIP. Evidemment quand Farage dénonce l’immigration massive et l’échec du multiculturalisme, ça n’est pas très libéral mais ça ne fait pas de lui un extrémiste, quand Merkel le dit, c’est une opinion respectable… Deux poids, deux mesures évidents. La volte-face de Moscovici, les institutions européennes et les déclarations récentes de Juncker ainsi que son passé au Luxembourg m’inspire la plus grande méfiance…

Supplément : Gaino vs Mélenchon, Belgique 1, France 0 :

Lundi soir France 2 nous offrait une confrontation au sommet : L’ex-conseiller contre l’ex-révolutionnaire. Après une opposition simulée et convenue sur des sujets périphériques, mariage homo, mort (certes tragique) du jeune manifestant opposé au projet de barrage, les masques sont tombés lorsque Guy Verhofstadt a déboulé sur le plateau. L’ancien premier ministre belge et leader du groupe européen ALDE (Alliance des libéraux et démocrates) n’est pas ma tasse de thé à priori : Faiblement libéral et fédéraliste, son discours économique était cependant à des années-lumière de l’antilibéralisme viscéral qui anime plus ou moins vivement les deux politiques français. Verhofstadt les a ringardisé superbement juste en employant des mots simples et des faits évidents. La réalité est parfois plus simple qu’il n’y paraît et l’antilibéralisme rampant à droite comme à gauche conduit invariablement vers des solutions extrêmes à la fois proches dans leurs buts et dans leurs aboutissements néfastes.

guy

Nous aussi et merci pour ce moment!

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A propos Duff

Ingénieur consterné par le monde dans lequel il vit...
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