Tsipras, l’euro, l’UE le totalitarisme mou : Pourquoi l’UE finira par s’écrouler

La gauche française est impayable, dans un article désopilant de naïveté et d’inconscience publié sur Rue89, si ma mémoire est bonne, de valeureux « experts » de gauche se lançaient dans un très prophétique récit prospectif : Après l’élection de Tsipras, les oiseaux gazouillaient à nouveau, le bon peuple grec reprenait goût aux joies miraculeuses apportées par le collectivisme souriant et confiant dans l’avenir. Patatras, le JFK grec n’échappait pas au défaut de paiement et à la démission de son gouvernement de maçons ainsi qu’au retour des difficultés économiques. Tsipras a tout de même fait très fort : Il avait brandi l’arme du référendum pour rejeter un premier flot de mesures dites complaisamment par les médias « d’austérité » et malgré le résultat il dut se résoudre à en faire voter d’urgence au parlement de bien pires 10 jours après. Il avait beau jeu de dire qu’il ne croyait pas en leur efficacité, non content d’avoir semé le chaos, il accomplit l’exploit de le semer aussi au sein de son propre parti… Winston Churchill disait que Christophe Colomb était le premier socialiste : Il ne savait pas où il allait, ce qu’il trouverait mais c’était avec l’argent des autres. Je pensais donc que Tsipras était le plus grand des socialistes, l’argent des autres n’étant même pas celui des grecs. Il trouva hélas pour lui un ministre des finances allemand qui ne goutait pas à la farce qu’on lui jouait et qui n’a jamais eu cure de ce que la propagande de l’Elysée tente de faire croire comme ce fut révélé par le trublion Varoufakis débarqué car dangereusement cohérent sur l’impérieuse nécessité de son pays de sortir de l’euro. En excluant cette hypothèse Tsipras devait accepter de se dénuder et démissionner. Est-il à peine moins misérable que Papandréou ?

L'UE et l'euro sont des créations socialistes antilibérales et déresponsabilisant le citoyen et leurs élus.

L’UE et l’euro sont des créations socialistes antilibérales et déresponsabilisant le citoyen et leurs élus.

Voilà que ces derniers jours l’actualité est submergée par l’afflux de « migrants » en provenance des zones de guerre, conflits imprudemment exacerbés par l’indigente politique étrangère de plusieurs états européens dont la France et la nullité gravissime du locataire de la maison blanche. Pourtant Obama fut récipiendaire du prix Nobel de la Paix comme l’UE, tiens, à croire que ce prix telles les remises de légion d’honneur françaises à des fripouilles notoires va permettre d’identifier plus commodément les plus crétins et serviles marionnettes du politiquement correct qui partout en occident précipitent sa décadence. En 2012 les libéraux accusaient Sarkozy de démagogie d’extrême droite en mettant Schengen en question : C’est avec un amusement non feint que je me permets deux observations :

1. Sarkozy savait parfaitement qu’au nom de Schengen sa droitisation n’avait aucune espèce de crédibilité mais qu’elle lui a permis d’éviter de se faire éliminer au premier tour par la candidate FN.
2. Les pays d’Europe centrale pourtant réceptacles d’aides communautaires ferment leurs frontières les uns après les autres refusant d’être submergé par des populations aux cultures, histoires, religions si différentes (le vilain petit canard hongrois Viktor Orban n’est plus tout seul) et que Merkel a du faire machine arrière après avoir été encensée pour son hospitalité toute commandée par la démographie inquiétante de son pays et son patronnât pressant…

 
La liberté de circulation des biens et des personnes trouve ici une limite niée par les plus libéraux : Comment distinguer dans ce flux les vrais réfugiés des opportunistes économiques ? Quels risques coure-t-on à accueillir des gens qui ne parle pas notre langue, n’ont pas notre culture qui partagent ni nos valeurs, ni la même religion et possiblement infiltrés par des djihadistes ? Merci pour la leçon d’angélisme mais là encore je ferais 3 observations : Primo les vrais réfugiés méritent l’asile conformément à la convention de Genève. Le statut de « réfugié de guerre » introduisant une notion floue et mensongère défendue par les Républicains ex UMP est une foutaise scandaleuse probablement invendable juridiquement. Secundo, la classe moyenne syrienne en fuite ne se presse pas pour venir en France, quand on cherche un travail et vivre de celui-ci, le charmant modèle social hexagonal semble repousser ceux qui ont un peu d’éducation… Enfin le rôle de l’état ce n’est pas de voler ses citoyens au profit d’une caste ou de monter les uns contre les autres comme c’est tristement le cas actuellement mais de se soumettre aux volontés du peuple. Or en la matière voilà plusieurs décennies que celui-ci veut une restriction de l’immigration ce que ses élites se refusent gaiement à écouter et donc encore moins à appliquer. Le résultat est donc parfaitement logique : Il s’exprime en occident un rejet de la caste politique qui se renouvelle fort peu et en circuit fermé par cooptation et en Europe, une défiance à la fois interne et aussi externe vis-à-vis de l’UE.
Dans ce contexte il est très intéressant d’écouter le leader du parti indépendantiste britannique, Nigel Farage, s’exprimer en Suisse fin 2014 où il reprend ces thèmes favoris de manière concise. L’idée qui l’anime, faits à l’appui, c’est que la technocratie bruxelloise et son bras armé qu’est l’euro entraîneront inévitablement à la destruction des états Nations sous couvert d’une démocratie fédérale qui pour le moment n’a rien de démocratique. Les cas grecs, chypriotes et italiens offrant spectaculairement l’avant-goût de ce qui attend les autres pays indisciplinés du sud de la zone euro. Voici un verbatim non exhaustif avec une traduction probablement imparfaite mais dans le but de capturer les idées clés du seul homme politique européen dont le charisme et la clairvoyance n’a d’égale que sa défense admirable du libéralisme politique et sous certains aspects du libéralisme économique dans un occident à l’agonie sous les coups de boutoir du socialisme avec son corollaire de pensée unique et de la faiblesse vis-à-vis du fascisme islamiste par pur clientélisme électoral.
[il devait avoir un problème de micro] Ce n’est pas la première fois que venant de mon île que je rencontre des problèmes de microphones en Europe… [Ndlr il parle comme si l’UK n’était déjà plus dans l’Europe…] Parce que lorsque je suis au parlement européen le président Martin Schulz ne peut pas attendre pour me couper le micro [Ndlr ambiguïté de la langue anglaise : Ne le peut-il pas ou sous-entendu Schultz trépigne d’impatience pour le faire ? voir la dernière vidéo quand le dissident russe parle du temps de parole au parlement européen…]

[Évoquant un humoriste célèbre] «Vous êtes des gens chanceux » Quand je vais en Suisse et que je descends de l’avion, je réalise que viens de quitter l’UE. Je dois dire quel peuple chanceux ! Bien joué la Suisse ! […] Et je viens d’un pays qui a développé l’idée de démocratie parlementaire […] depuis la Magna Carta […] et la raison fondamentale pourquoi la démocratie parlementaire fonctionne c’est que quelle que soit votre insatisfaction du gouvernement actuel et de sa politique vous avez l’opportunité tous les 4 à 5 ans si vous en avez ras-le-bol de le remplacer par un autre. La raison pour laquelle ça marche c’est que les gens ne versent pas dans la violence : On accepte la nullité d’un gouvernement mais intime l’ordre à ses proches et à ses amis d’en changer le coup suivant : C’est un principe de la liberté. C’est un système d’auto-détermination. C’est un système qui est apparu comme si important pour des générations précédentes à la mienne dans mon pays pour que la défense de la Belgique et de la Pologne et d’autres pays, par deux fois au XXème siècle, un sacrifice majeur eut lieu au cours de deux guerres mondiales pour défendre ces principes fondamentaux. Nous, et le reste de l’Europe, devrions rester libres, libéraux [ndlr sens à préciser] des démocraties indépendantes.


Et désormais, en moins de temps qu’une fraction de vie humaine, nos hommes politiques professionnels en Grande Bretagne ont été ravis de servir sur un plateau cette démocratie à plusieurs institutions basées à Bruxelles, Luxembourg et Strasbourg. Des institutions qui traitent la démocratie parlementaire en fait le principe même de la démocratie avec le plus parfait mépris. C’est pourquoi, après avoir travaillé 20 ans dans les affaires, j’ai décidé qu’il me fallait m’investir en politique parce que je veux le retour la démocratie et de mon pays hors de l’UE.


Dans les premiers jours de tout ça, je dois vous faire cet aveu, l’euroscepticisme était un sport pratiqué par une minorité, le dire en publique, l’avouer c’était comme une honte terrible, mais quelle horrible personne ça doit être ! Croire que c’est mauvais d’être gouvernés par la commission européenne ! […] Au départ pour ma première campagne, nous n’avons pas récolté beaucoup de voix. Mais depuis 1999 et depuis que 3 d’entre nous furent élus au parlement européen, nous avons réalisé une incroyable percée. Je me rappelle de mon premier jour, de ma première en tant qu’élu au parlement, j’ai réalisé mon premier entretien télévisé alors que je n’avais jamais été préparé pour ça, le journaliste me dit : bravo vous l’avez fait alors que personne n’y croyait, bien joué. Mais la semaine prochaine, vous allez partir en eurostar, vous allez arriver à Bruxelles avec son cortège d’invitations : Déjeuners, diners, réceptions avec Champagne, il me dit alors : Ne croyez-vous pas que vous allez être corrompu par ce mode de vie ? Et j’ai répondu en direct – et je crois que c’est la meilleure réponse que j’ai pu donner à toute question – Non, j’ai toujours vécu ainsi ! Après 15 années de vie à Bruxelles, je peux vous assurer que je suis loin d’être corrompu, j’en suis totalement dégoûté !


Pour alimenter ce dégoût, il y eut ce qui s’est déroulé en 2005 lorsque sous Giscard d’Estaing dirigeait la convention pour la constitution et si vous vous rappelez un document de projet de constitution fut établi qui pour la première fois officiellement reconnaissait que cette organisation [nldr : l’UE] ne portait pas sur le commerce, la coopération, le marché commun, ce pourquoi mes parents avaient voté en 1975, il était désormais évident qu’il s’agissait de créer un état, les états unis d’Europe […]. Mais ils ont eu un léger problème, la pression eurosceptique s’organisait au Royaume-Uni. En réponse à cela, le président Chirac promit un référendum au peuple français sur la constitution européenne. Et les français ont voté sur cette constitution et devinez ce qu’ils ont dit ? Ils ont dit « NON » [nldr : en français dans le texte]. Quelques jours plus tard les hollandais tenaient leur référendum et par un écrasant 2/3 vs 1/3 ils dirent non aussi.
[…] Je me suis dit, cette fois ci ils vont devoir écouter le peuple. Cette fois ils vont reconnaître que les peuples ne veulent pas d’une union politique. Et qu’ont-ils fait ? Ils l’ont re-packagé sous la forme du traité de Lisbonne, ils l’ont promu parce que ça s’appelait un traité et non une constitution, ils ont évité un nouveau référendum en France et aux Pays-Bas mais un pays a eu un référendum, c’est l’Irlande : Et devinez ce qu’ils ont voté ? Ils ont voté non ! Et ils les ont poussés à revoter. […] je me suis forgé la conviction depuis 2005 en tant que député européen représentant la Grande Bretagne […] l’UK était une cheville carrée dans un trou rond. Nous n’avions rien à faire dans l’UE à cause de notre langue, nos liens avec les pays de l’Empire britannique réunis sous le Commonwealth parce qu’on conduit de l’autre côté de la route, parce que nous buvons de la bière, qui peut être tiède avec un goût de soupe, parce qu’on joue au cricket et parce que nous avons un droit commun antagoniste avec la plupart des pays européens… Donc à partir du moment où ils ont re-packagé la constitution, le traité de Lisbonne, j’ai estimé que le Royaume Uni ne devait pas faire partie de cette union mais si le reste de l’Europe en voulait, ça m’allait fort bien. C’est leur problème. Mais depuis ce jour, je sais que je ne veux pas seulement que le Royaume Uni soit en dehors de l’Union européenne mais aussi que l’Europe soit en dehors de l’Union européenne ! Je veux que ce truc s’écroule !


Et s’il vous plaît, je dis ça, je ne suis pas hostile à l’Europe, ce serait ridicule, une position ridicule de ma part, ma femme est allemande ! Elle vient d’Hambourg ce qui ‘amène à dire souvent que ce n’est pas à moi qu’il faut dire les dangers de vivre dans une maison sous domination allemande ! Je ne devrais pas vous dire ça, mais ça me plaît à chaque fois. J’ai travaillé pour des entreprises françaises, j’aime l’Europe, l’Europe est un continent fantastique, sur certains aspects, c’est le continent le plus fascinant de la planète pour sa diversité, ses différentes langues, ses gens différents, ses différents fromages, ses différents vins, ou que sais-je, je dirais « vive la différence » [ndlr : en français dans le texte]. Allons au combat, allons au travail, j’ai l’intention de réunir le camp de tous les eurosceptiques du continent pour mener ce combat et émerger cette vision positive d’une vision alternative. Dotons-nous d’une Europe de Nations souveraines et démocratiques qui commercent entre elles, coopèrent entre elles, qui ont un respect mutuel entre elles, qui établissent des deals entre elles mais pas dans le cadre d’une union politique que personne ne veut sur ce continent.

Republican presidential candidate Donald Trump gestures and declares "You're fired!" at a rally in Manchester, New Hampshire, June 17, 2015. REUTERS/Dominick Reuter TPX IMAGES OF THE DAY - RTX1GZCO

Même aux USA où la démocratie balaie les tocards professionnels, le populisme et la démagogie progresse : Les démocraties occidentales sont très malades.


Depuis 2005, personne n’a fait compagne comme moi pour que l’Europe soit démocratique et libre mais j’ai aussi bousculé le rythme avec mes discours au sein du parlement européen, […] bien aidé par l’invention de Youtube, chose à laquelle je suis très reconnaissant. Je dois avouer que le temps n’est plus sombre pour être un eurosceptique, on a quelque chose comme 25% du parlement européen qui est composé d’eurosceptiques sous toutes leurs formes. […] Voilà qui donne une minorité de blocage et prépare un changement majeur face à l’union politique. […] Le projet qui avait été mis en place, si vous y repensez, comme le communisme, l’origine de tout ceci était un idéal estimable, basé sur le constat qu’en seulement 70 ans les français et les allemands se sont déchirés à trois reprises débouchant sur deux conflits désastreux et mondiaux. Ne serait-il pas une bonne idée d’assoir les français et les allemands à la même table et faire du commerce ensemble, voilà qui du sens n’est-ce pas ? C’était la chose la plus logique et saine à faire. On sait bien que plus les gens commercent entre eux moins ils ont envie de se battre les uns contre les autres. Le problème c’est que tout ce projet a été corrompu. J’ai parlé au départ de démocratie, la manière dont a bâti cette construction fait que ni aux élections locales (nationales) ni aux élections européennes, les électeurs n’ont aucun moyen d’influer sur les lois parce qu’elles viennent de la commission composée de gens non élus qui eux seuls ont le droit de les proposer ou de les rejeter. Voilà un système antidémocratique sur tous les aspects. C’est pourquoi je suis jaloux de vous ici en Suisse : Parce que vous ici vous avez un exemplaire système de démocratie directe et nous commençons à apprendre de vous tel le mouvement 5 étoiles de Beppe Grillo en Italie et de temps en temps j’entends dire à Bruxelles que ce n’est qu’un comédien, mais je ne suis plus capable de dire désormais qui sont les comédiens ! […] Grillo comme UKIP veulent s’inspirer de ce modèle de démocratie directe. […] Je vous remercie vous les suisses de nous montrer la voie en matière de démocratie directe et de Nation libre et souveraine.


La crise des « migrants » m’a permis de revisiter le discours de Nigel Farage sous un nouvel angle. Je me disais que son discours anti-élite corrompue idéologiquement par crainte du politiquement correct était moins le moteur du vote UKIP que le discours hostile à l’immigration, volet en apparence nettement moins libéral. Pourtant la liberté d’un peuple c’est aussi de discriminer : On veut choisir qui peut faire partie des nôtres ou pas n’en déplaise aux sans-frontiérisme de la frange marginale des libéraux. On ne peut pas exiger redonner plus de pouvoir exécutif au peuple en écartant une de ses revendications, à vrai dire une de ses principales revendications fusse-telle teintée de protectionnisme : Une forme de protectionnisme qui dépasse la sphère économique, plus identitaire trahissant le malaise profond de la société et le divorce du peuple avec ses élites faisant le jeu des discours populistes et démagogiques. Or comme le notait récemment Chantal Delsol, le populisme n’est pas si condamnable, c’est une corde de rappel : En France lorsque l’élite trahit le peuple soit elle se remet en cause à temps – ce qui ne s’est que rarement produit – soit le peuple change d’élites dans le chaos quand aucune personnalité indiscutable n’émerge. D’une certaine façon, c’est ainsi que l’on peut comprendre l’ascension pour le moment foudroyante d’un Donald Trump aux USA, comment un clown aux propos pour le moins irrévérencieux envers ses adversaires et les latino-américains pourrait-il se détacher aussi nettement ? Au moment où j’écris ces lignes, le second dans les sondages pour la primaire républicaine est Ben Carson, un brillant chirurgien issu d’une famille pauvre de Detroit – noir de surcroît – aux positions ultra-conservatrices vierge en politique… Il se pourrait que le népotisme qui se profilait avec un duel Hillary Clinton vs Jeb Bush n’ait peut-être pas lieu. Faute de charisme, les pions du système oligarchique vont avoir du mal à défendre leur système dont les peuples ne veulent plus, eux qui avaient l’outrecuidance de placer la serpillère humide Van Rompuy à la tête de l’UE ou le brigand Juncker et Obama à la tête des USA juste parce qu’il était noir et ayant de l’allure alors qu’il était totalement incompétent. Farage est donc lucide : L’euro et la crise des migrants révèlent qu’il n’y a pas d’aspiration populaire pour une organisation fédérale, une solidarité pour assurer des transferts entre pays, et que tout est imposée par une caste antidémocratique, attitude qui exacerbe les relents nationalistes et les rancœurs entre pays voisins. Ça prendra le temps que ça prendra, mais l’euro et l’UE, comme toute imbécillité constructiviste méprisante envers l’histoire, la culture, les traditions, les peuples et la démocratie finiront par s’écrouler. Le plus tôt serait le mieux pour garder le meilleur de ce que les peuples européens ont accompli après 1945 : Des coopérations fructueuses, un marché commun régi par des règles consenties par tous pour assurer durablement à l’Europe la prospérité dans le respect et la culture de ce qui fait sa richesse : Sa diversité.

 
Epilogue : Tsipras semble avoir remporté les élections de ce jour, alors que les prévisions de croissance en zone euro ont été revues à la baisse, qui peut douter de l’effet dévastateur sur la solidité de l’euro et de la construction européenne que cet imbécile communiste va provoquer tandis que tout le monde espérait une victoire de la droite incarnée par « Nouvelle Démocratie » qui se soumettait allègrement aux injonctions de Bruxelles ?

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A propos Duff

Ingénieur consterné par le monde dans lequel il vit...
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10 commentaires pour Tsipras, l’euro, l’UE le totalitarisme mou : Pourquoi l’UE finira par s’écrouler

  1. François Carmignola dit :

    Mouais, Farage reste un démagogue et la position britannique au sujet de l’UE est aujourd’hui représentée par un chef de gouvernement autrement compétent (bien que parcequ’Anglais, il confond narine de porc et narine de veau) et surtout élu triomphalement, lui, et porteur de positif. Dès que la France sera dotée d’un « vrai » gouvernement, on aura deux pays importants qui pourront faire ce qu’il faut. Au lieu de quitter l’Euro, on quittera la CEDH puis on réformera Schengen juste ce qu’il faut pour pouvoir virer les Syriens surnuméraires (sans parler des autres) et fermer nos frontières maritimes. L’Europe, dirigée alors avec de bonnes politiques pourra évoluer dans le bon sens.
    Cela suffira t il à apaiser les couineurs communistes qui veulent avec la perte de l’Euro et la possibilité de dévaluer, vendre à bas prix à la terre entière leur patrimoine pour pas cher ?

    • Duff dit :

      Vous pouvez le voir comme ça.

      J’ai beaucoup insisté sur l’aspect le plus intéressant du discours de Farage : Le libéralisme politique car franchement, les questions migratoires, de la CEDH ou l’âge de départ à la retraite me semblent être des questions parfaitement secondaires dès lors qu’on ne vit plus en démocratie. Or justement les anglais comme les suisses y sont terriblement attachés donc il est assez logique que disposant d’institutions qui fonctionnent encore, les uns s’interrogent sur le fonctionnement de l’UE et les seconds dont le système démocratique frise la perfection se sont désarrimés de l’€ et ne songent en aucun cas entrer dans l’UE…

      Le discours de Farage est perfectible et pour gagner en notoriété il a régulièrement recours à des formules populistes mais sur le fond des principaux sujets il autrement plus consistant que tout ce qui se fait en France – vous me direz c’est facile – mais même bien plus que ce bon porc de David Cameron : J’avais salué sa réélection pour le courage des réformes économiques mais en matière de politique étrangère pardon de filer la métaphore mais c’est une truffe. Il emboîté le pas immédiatement de Sarkozy en Libye, voulait bombarder Assad aussi promptement que l’autre cochon de l’Elysée et en Europe il négocie bien seul des micros aménagements inutiles et qui n’empêcheront pas son pays à voir sa démocratie rongée par les technocrates… Farage a sur ces sujets beaucoup plus d’épaisseur.

      cdlt

      • François Carmignola dit :

        Désolé, mais Cameron est lui « réel ». Il est élu, va organiser un référendum qu’il a de grandes chances de gagner, dirige une économie efficace qui a besoin du libre échange européen, peut, et pourvu que la France l’y aide, cela sera le rôle de Fillon, renégocier les aspects insupportables de l’Europe du centre mou (CEDH, migrants). Pour ce qui concerne la Russie et la Syrie, c’est vrai qu’il est à la traine, mais tout le monde n’est pas Fillon.
        Pour ce qui concerne l’Europe, il faut le redire, il EST celui qui la fera changer en mieux, vraiment, sans passer par les songes creux souverainistes, qui n’ont certainement pas pour objet de restaurer une démocratie à laquelle ils ne croient plus, la preuve, ils clament sa disparition !

      • Duff dit :

        @françois

        Vous êtes trop aimable sur Cameron : En 5 ans il est passé d’un déficit budgétaire de 11% du PIB à 5. Effort énorme mais l’UK n’est absolument pas sortie de la panade…

        Je vante ses réformes internes, c’est évident mais il est à la merci de la prochaine crise financière qui s’annonce désormais éminente car 10% du PIB c’est la city : Niveau réglementation financière qu’a-t-il fait? Rien. Les ouvriers qui ont retrouvé un emploi récemment s’en souviendront et ne seront très ingrats le moment venu…

        En Europe il a obtenu une fin de non recevoir. Il ne va rien changer et ne peut rien changer l’UE est une entité dictatoriale qui refusera tout compromis car tous ses membres se tiennent. Je pèse mes mots et je suis certain de mon pronostic : L’UE est irréformable, c’est une saloperie qu’il faut donc quitter et cesser de se bercer d’illusions avec. Les souverainistes français sont socialistes et rêvent d’inflation et de toutes les atrocités monétaires possibles, certes, pas le cas de Farage et combien même, un peuple à nouveau souverain a techniquement les moyens démocratiques de botter les fesses du pouvoir ses socialistes locaux. Avec l’UE c’est IMPOSSIBLE.

  2. zelectron dit :

    les communistes de base s’en moquent ils vendent ce qui ne leur appartient pas, leur jalousie morbide confinant à une névrose atavique leur servant de moteur !

  3. François Carmignola dit :

    Vous avez tort de ne pas voir ce qui est en train de se passer, et pourtant vous faites partie de ceux qui auront préparé la chose: l’Europe commence à avoir peur et va se réformer. La chose est vraie partout, figurez vous, autant qu’au niveau national.
    Une fois la parenthèse Hollande fermée, un vrai gouvernement va régir la France, avec des vrais humains adultes (pas les lémures décérébrés qui nous affligent en ce moment). A trois avec l’Angleterre et l’Allemagne plus la participation de l’Espagne et sans doute d’une Italie qui aura un peu récupéré, on devrait remettre les choses au carré: il en va de la survie de l’ensemble.
    Le rôle de l’Angleterre sera fondamental, je le répète, ils sont les seuls à menacer vraiment de partir. Merkel sera là et fera ce qu’il faudra pour qu’ils restent. Nous en profiterons tous. Ce n’est pas compliqué: fin de la CEDH, fermetures des frontières pour les migrants, suppression des clauses de fédéralisation rampantes, allant jusqu’à la clause de retour de souveraineté aux parlements nationaux. En gros, il s’agit d’acter la fin du projet de fédéralisation, ce qui est précisément la pierre d’achoppement et le grand non dit. Tant pis pour les belges et les luxembourgeois qui avaient cru s’imposer par la bande…
    A partir de là, l’Europe peut se remettre à flot.
    La prospérité due à la libéralisation brutale de la deuxième économie de la zone euro devrait faire le reste. Si l’Europe va mal c’est la faute à la Corrèze !

    • zelectron dit :

      Cher François (permettez?) votre scénario présente l’inconvénient de froisser l’amour propre des autres pays de l’Union. A part cela ce serait l’idéal (+ Benelux)

    • Duff dit :

      je répète vous vous bercez d’illusions. Vous ne mesurez pas à quelle point la classe politique oligarchique est corrompue, aucune réforme n’est possible sans qu’un « gros » pays ne se soit écroulé (Espagne/Italie ou France).
      cdlt

      • François Carmignola dit :

        L’espagne et l’italie sont presque ok, il n’y a plus qu’une réélection pour les stabiliser. Pour ce qui concerne la France, nous avons une chance de garder macron, à nous de la saisir…

      • Duff dit :

        @françois, l’Italie est en danger de mort quant à l’Espagne, c’est très tendu.

        Les indicateurs avancés annoncent une récession prochaine aux USA, là ça va faire très mal à cause des politiques monétaires suicidaires. Quand les taux restent très bas trop longtemps, une bulle catastrophique se crée et le retournement de la croissance peut être aussi rapide que fin 2008 : Dans un tel scénario, l’Italie va au tapis en moins de 6 mois.

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