Oui le libéralisme n’est plus depuis belle lurette une valeur de gauche… Mais de qui ?

Curieuse que l’évolution de la pensée politique depuis la première révolution industrielle et en France depuis la révolution de 1789 : le ministre Emmanuel Macron enfonce le clou dans ses déclarations chocs en renouant avec l’histoire. Pour achever de ringardiser les clowns à roulette tels que Martine Aubry, les frondeurs et les rentiers politiques socialistes qui s’étranglaient après ses sorties sur les 35h et le statut de la fonction publique, on ne s’y serait pas mieux pris. Sur le fond Macron a parfaitement raison, quand la gauche aimait le peuple au point de vouloir lui rendre service, les idées libérales avaient encore leur place. Jean-Marc Daniel pourrait aussi citer plus récemment des centristes de gauche qui ont pensé que le discours de Mitterrand n’avait pas d’autre objet que d’enterrer une bonne fois pour toute les communistes, c’était le cas notamment de Jean François Revel ou de Lionel Stoléru.

Jean-Marc Daniel boit du petit lait : Tocqueville et Bastiat siégeaient à gauche.. et votaient parfois à droite aussi, la Vème république a été travestie pour en faire un régime des partis comme la IVème!

La lente évolution des social-démocraties depuis 1945 vers toujours plus d’état providence a engendré une ossification des rentiers du système, une bureaucratisation effrénée assurant au secteur publique un constant envahissement dans nos vie et une régression de nos libertés. Le mur de la dette qui n’est que la conséquence du report générationnel des impôts aura le mérite d’enfin établir le procès de la pensée de mai 68 : libérale libertaire où paradoxalement la liberté n’a jamais cessé de reculer. Non Cohn Bendit n’a jamais été libéral pas plus qu’il n’est pas libéral de détruire par la force de la loi ou par la censure via le politiquement correct les coutumes et traditions. Le mythe du bon sauvage débarrassé de ses oripeaux sociaux, de préjugés issus de l’héritage, de la transmission des parents, des traditions est annonciateur des totalitarismes du XXème siècle qui se proposaient de fabriquer un homme nouveau. En cela, Rousseau est le premier socialiste constructiviste dont les vues conduisent inévitablement au fascisme.

La France

La France victime de l’ultra-libéralisme alors que jamais l’emprise étatique n’a été aussi forte : Subventions, allocations, crédits d’impôt…

Face à ce désordre moral, à la déchristianisation et à l’abêtissement des masses bien aidé par l’égalitarisme maladif de l’état dans l’état qu’est l’éducation nationale, un pouvoir corrompu par des multinationales rendues surpuissantes par l’accélération de la mondialisation, les réactionnaires s’organisent et désignent un coupable idéal : le libéralisme. Une philosophie juridique qui pour certains de ses aspects de responsabilisation et concepts contre-intuitifs, est très exigeante et fait face à un puissant tir de barrage bien organisé comme l’avait magnifiquement prédit Joseph Schumpeter dans « Capitalisme, socialisme et démocratie ». Deux résistances apparaissent donc de chaque côté de l’échiquier politique prouvant qu’une représentation sur un seul axe droite/gauche est insuffisant pour distinguer les idées et valeurs qui s’expriment face à la débâcle vécue par les pays occidentaux. Sur le plan programmatique et sur la désignation des ennemis, il n’y a presque plus de différence entre un Mélenchon et Le Pen fille, entre Onfray et Zemmour. L’économiste Jacques Sapir se retrouve logiquement lui aussi dans la tourmente du politiquement correct car de manière cohérente, il reconnaissait lui-même que sa lutte contre l’euro pouvait à terme nécessiter une alliance des « Fronts ».

Le socialisme de droite et de graves inexactitudes historiques (droit syndical/abolition des corporatismes) débitées par un antilibéral classique de la fin du XXème siècle

Tandis qu’un nouveau clivage apparaît entre les pragmatiques ouverts aux idées libérales contre les démagogues étatistes, dirigistes, planistes, la jeunesse pourrait bien amplifier le mouvement. Passées les remarques trempées de moraline anticapitaliste accusatrice, deux journalistes de Libération analysent plutôt objectivement la montée en puissance dans les esprits de la pensée libertarienne : Les conservateurs les gonflent pour leur nostalgie aussi rigide que stérile mais ils vomissent les gauchistes post 68 dont l’intolérance aux idées contradictoires n’a pas d’égal autre que le niveau de démocratie dans les régimes totalitaires.

gaga

Symbole de la nouvelle économie qui ringardise les vieilles structures étatiques pyramidales, de l’intermédiation de l’état dans l’économie et la vie en société

Manuel Valls disait que le parti socialiste pouvait mourir. Avec l’éclairage qu’apportent les provocations lumineuses d’Emanuel Macron charriant son lot d’absurdités marxistes d’une frange du parti, on ne peut que de se réjouir de sa mort. A droite, le parti de l’autorité – nom que pourrait recevoir un ministère dixit Xavier Bertrand pressé de chasser des voix de fascistes en herbe – l’heure de la remise en question semble éternellement ajournée. Et oui, comme du temps où la gauche était libérale, la droite ne l’est pas, toujours pas. L’a-t-elle seulement un jour été ?

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A propos Duff

Ingénieur consterné par le monde dans lequel il vit...
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23 commentaires pour Oui le libéralisme n’est plus depuis belle lurette une valeur de gauche… Mais de qui ?

  1. zelectron dit :

    le hold-up de la gauche sur le libéralisme serait comique s’il n’était « oxymorique »
    Ceci étant il se pourrait qu’il y ait autant de libéralismes qu’il y a de gens qui s’en réclament 🙂

    • Duff dit :

      Il y a un socle non négociable qui a largement inspiré la déclaration universelle des droits de l’homme et du citoyen ainsi que la constitution américaine.

      • zelectron dit :

        La déclaration universelle des DEVOIRS et droits de l’homme et du citoyen.

        Le deuxième amendement de la Constitution des États-Unis d’Amérique garantit pour tout citoyen américain le droit de porter des armes. Il fait partie des dix amendements passés le 15 décembre 1791, couramment appelés « Déclaration des Droits » (Bill of Rights)
        « La plus forte raison pour les gens de conserver le droit de porter des armes est, en ultime ressort, de se protéger eux-mêmes contre la tyrannie de leur propre gouvernement. » Thomas Jefferson.
        http://fr.wikipedia.org/wiki/Deuxi%C3%A8me_amendement_de_la_Constitution_des_%C3%89tats-Unis.

  2. H. dit :

    Bonjour,

    Merci de nous permettre de voir ou revoir cette séquence qui, par le seul fait qu’elle ait eu lieu sur une chaîne plutôt grand public, montre que les mentalités bougent, doucement certes, mais elles bougent.
    Charles Gave, sur son blog « Institut des Libertés », se livre a une intéressante réflexion sur l’affaire VW, réflexion qui peut se joindre à ce billet. Franck Boizard, lui, cite un billet qui dénonce l’aspect « Canada Dry » du libéralisme d’Emmanuel Macron. In fine, c’est uniquement le capitalisme de connivence associé à une idéologie malsaine, le Socialisme, qui tue à petit feu ce pays, pas le Libéralisme.

    Bonne journée

    • Duff dit :

      Macron est un libéral de pacotille certes c’est surtout un énarque qui n’a pas démissionné de la haute administration passé par un banque proche des socialiste où il a pu gagner son petit million grâce à des opérations typiques rendues possibles par des états économiquement interventionnistes. C’est un pur produit du capitalisme de connivence.

      Sinon merci pour les références, elles sont déjà dans ma blogroll 😉

  3. François Carmignola dit :

    La gauche prépare l’élection: enfin je veux dire Hollande. Le coup du libéralisme « de gauche » séduisit en 2012, et on veut refaire le coup. En gros, pour pas mal de gens « de gauche » déjà gênés aux entournures à l’époque, la campagne de Hollande fut celle de Schroder, qui au prix d’un petit mensonge « de gauche » allait en fait libéraliser le pays, car seul un homme de gauche peut le faire (dixit Rocard, on l’a bien vu).
    Simultanément, et bien sur les vrais communistes (ceux qui ayant rompu avec le PC, hantent les arrières salles PS en se masturbant avec leur vieux porte-clés faucille/marteau avaient eux compris qu’une gauche déterminée à changer la vie allait succéder à Sarkozy.
    La carpe et le lapin ayant fait l’élection, on ménagea la chèvre et le chou et on ne fit rien, absolument rien. Cela plut aux « libéraux » qu’on fasse faire des déclarations contre les 35 heures, et aux gauchistes qu’on fasse fermer son clapet au freluquet « d’ouverture » qui osait mettre en cause la virginité de marie.
    Car l’important est de ne pas toucher aux fonctionnaires: libéraux ou gauchistes, les socialistes en sont et savent préserver leur intérêts. Encore deux ans.
    A tous ceux qui croient les socialistes capables de libéralisme au delà de l’horrible corruption des coeurs des âmes et des cerveaux qu’ils représenteront toujours: vous avez tort !

  4. François Carmignola dit :

    Au passage, et si vous avez le temps, je voudrais ici défendre Rousseau.
    D’abord il vous faut reconnaitre qu’attribuer aux lumières (la fin du XVIII ème siècle) une quelconque responsabilité directe dans ce qui se fit après, depuis la révolution sanglante jusqu’au génocide des juifs est une erreur profonde et oui, je l’affirme, un ridicule.
    Rousseau n’est PAS responsable de la mort du petit Aylan !

    Il est d’abord un penseur de l’état de nature optimiste: avant la société, l’homme est bon, et DONC, la liberté est possible. Toutes les pensées pessimistes qui refusent cette bonté primordiale sont peu ou prou sujettes à l’abandon nécessaire de la liberté. Rousseau et d’abord, et pardessus tout, un penseur de la liberté.
    Ensuite, il théorise et pense ce qu’on appelle la démocratie, c’est à dire la constitution d’une volonté générale, et pense les notions d’autonomie et d’égalité. C’est un immense et complexe penseur !
    Il vous faut savoir que depuis sa mort les interprétations variés de son rôle et de sa pensée se succèdent et se contredisent, sans se décider vraiment. Car c’est un génie multiple et on ne peut le réduire à un camp ou à l’autre. Pour toujours il restera « jean-jacques », le premier des romantiques. Vive Rousseau !

    • Duff dit :

      Il y a débat sur Rousseau. Je le classe dans les « faites ce que je dis pas ce que je fais » avec une certaine tendance à la fuite. Ce ne pas le plan littéraire que je juge…

  5. François Carmignola dit :

    Au sujet de Rousseau, il vous faut lire: le coup du père théoricien qui abandonne les enfants qu’on lui fait alors que les funestes secrets sont à peine connus me fait penser à Michel Onfray qui tout comme Bernard Henri Levy, condamne avec l’énergie de tous ses membres les masturbations honteuses de Kant, d’Euler, de Jésus Christ, du Général de Gaulle et de Jeanne d’Arc: assimiler les penseurs à leur manière de déféquer (à la Turque, à l’Allemande, à la Japonaise, etc) est un ridicule qui discrédite. Je me fous complètement des lardons de Rousseau, nom de Dieu !

    • Duff dit :

      Libre à vous : Je ne sais quoi penser de ceux qui sont capables de dissocier leur mode de vie avec ce que leurs écrits suggèrent d’accomplir.. J’ai un très gros doute qui est largement alimenté par mon fond de conservatisme : Comment analyser une société, les comportements humains avec acuité lorsque l’on se rend déjà coupable de schizophrénie? Je vous le répète, Rousseau est peut être un grand penseur, un grand écrivain mais je pense que ses divagations les plus géniales préfigurent cette distanciation typique chez les apôtres du totalitarisme entre ce que doit incarner l’homme nouveau et la réalité de leurs existences propres.

      Les apprentis fachos préfèrent toujours Rousseau à Voltaire et pas seulement pour le contrat social, pour cette distanciation qu’ils espèrent garder secrète. Le minimum que l’on puisse dire sans faire du Freud de comptoir c’est que les tyrans ont tous comme point commun d’avoir une vie familiale, un rapport à la transmission, une vie sexuelle particulièrement déviante. Je ne pense pas que ce soit un hasard figurez-vous.

      Cdlt

  6. François Carmignola dit :

    Il y a 3 sortes d’apôtres (du totalitarisme ) ceux qui agissent avant, pendant et après.
    Ceux qui agissent pendant sont les fachos: ils ne théorisent pas, ils étranglent, et donc doivent avoir effectivement des défauts de diverses sortes pour cela. Les apôtres d’après, qu’il soient des philosophes (Sartre, Heidegger, Lacouture) ou des hommes politiques ( Mitterand) se contentent de mentir pour faire leur carrière, cela suppose aussi des défauts, mais sans doute moins graves.
    Rousseau, tout comme Smith était « avant »: qu’a t il cautionné ? qu’a t il encouragé ou vu ?
    Reprocher à Rousseau Robespierre ou Staline c’est comme reprocher à Smith les enfants des mines. Les fameux enfants surnuméraires, les petits Alyan donc, on y revient toujours.

    Et bien cette attitude de l’exigence morale, dégoulinante et sentimentale, incapable malgré 2500 de logique et de philosophie, de faire la différence entre l’individuel et le collectif, entre le vrai et le bien, entre la pensée et les affects, cette attitude décadente et poltronne, au combien moderne, n’aura qu’un temps. Elle s’appelle la gauche et je la maudit. Pourvu que lui succède la raison et non pas la violence illimité que la faiblesse suscite. Le petit Alyan, que son père soit Rousseau ou non, je m’en tape !

  7. François Carmignola dit :

    Pardon de rebondir encore, mais le lieu commun au sujet de Rousseau initiateur des totalitarismes me parait infondé: il s’agit bien sur d’un penseur libéral, et peut être le seul. Car il permet de considérer la possibilité d’une souveraineté qui ne soit pas celle du nécessaire tyran. Qui d’autre, et quoi d’autre ? Le cynisme universel est précisément derrière le libéral anti socialiste, prêt à se liguer à la force pour détruire l’oppression et donc à abdiquer sa liberté. Et bien il se trouve que Rousseau est celui qui rend possible le seul souverain qui ne soit pas un tyran: nous mêmes.

    Bien sur, tout comme l’état de nature, nous sommes là dans l’abstraction: les deux phases de l’humanité ne sont pas des « états » ou des concrètes situations: elles sont en principe, en droit, en imagination et donc « en fait » pourvu qu’on comprenne quelque chose à une symbolisation qui ne soit pas celle du sang, de la force et de la terreur.
    Vive Rousseau !

    • Duff dit :

      le fond de l’affaire c’est que j’ai toujours voté – quand j’ai voté – à droite car je ne suis pas un libéral venu de gauche et que je vomis les idées apportées par les libéraux de gauche bien que j’accepte historiquement l’opposition entre le libéralisme et le conservatisme royaliste.

      Nous sommes en 2015 et les libéraux venus de gauche fustigent les écolos ou le PS pour leur fermeture d’esprit, fort bien, on le savait, et que font-ils? déverser leurs à priori en maquillant leur progressisme en libéralisme. Sans développer mais caricaturalement ça donne Gaspard Koenig qui défend le jacobinisme libéral… Formidable soumission à ce que la gauche a fait de la France en falsifiant son histoire…

      Donc Rousseau et autres icônes de la gauche j’en ai marre je les vomis, ça suffit. On en crève.

  8. zelectron dit :

    Je rejoint Duff, l’étatiste socialiste nous tue, je l’abhorre, il nous infecte depuis trop longtemps!
    Mussolini disait : « Tout par l’État, rien hors de l’État, rien contre l’État ! » Nous sommes sous un régime qui par certains aspects est socialo-fasciste :
    70 à 75% des fonctionnaires ou apparentés de près ou de loin doivent rejoindre le secteur privé et vite (10/15 ans au grand maximum ) !

  9. François Carmignola dit :

    Je partage tout à fait votre sympathique détestation de la gauche. Il vous faut savoir que cette gauche là fut d’abord marxiste et ne défendit JAMAIS la liberté: une vision historiciste gnostique, hantée par l’inscription dans l’histoire d’une partie de la race humaine, de quoi alimenter les sacrifices humains monstrueux à qui ces misérables se sont livrés sans retenue, j’y inclus ceux des nazis. Le parti socialiste (comment un tel mot, associé à l’envie de vomir que suscitent les odeurs les plus horribles, peut il encore désigner un « parti » ? ) est étatiste et tout ce que vous voulez.
    Tout doit être mis en oeuvre pour se débarrasser de ces gens et de ces idées, nous sommes bien d’accord

    Par contre, je ne comprend pas bien ce que vous reprochez au petit koenig, ni le rapport de tout cela avec Rousseau. Je maintiens que Rousseau est un penseur libéral, et il n’y a pas 36 solutions au problème du souverain.

    • Duff dit :

      Rousseau est bien entendu un penseur des lumières classé comme d’autres de libéral. Je dis juste et c’est exactement le même point sur Koenig : A défendre l’état pour son rôle « émancipateur » c’est un discours de gauche du XIXème siècle avant que celle ci ne sombre dans le clientélisme marxiste. Etant proche des idées libertariennes et étant un anar de droite, je ne crois pas à ces foutaises : L’état doit être limité au strict minimum et observé comme un léviathan qui ne doit jamais croître et pas comme un moyen servant des vues constructivistes. L’autonomie selon Koenig ça reste une superbe porte d’entrée à du socialisme qui administre des prix/prestations sociales comme au bon temps du gosplan.

  10. François Carmignola dit :

    Ok.
    Vous avez bien le point des vue libertarien. Simplement, il y a le souverain: soit on le nie tout simplement, soit on le combat. Je ne crois pas aux petites guerrillas en béret basque et barbes hirsutes: la force nécessite de grandes armées, de la discipline et la capacité nucléaire, il n’y a que Rousseau pour permettre cela sans devenir esclave. C’est le dilemne de l’Anarchiste: il se prive de la force du souverain pour rester pur. Peut être a t il raison.
    Au sujet des prestations sociales, on peut rester libéral et considérer que l’Etat doit vérifier que le marché des assurances reste assez fluide pour éviter de faire face sans arrêt à des ruineuses situations d’urgence. Ah oui, autre chose, il faut pour limiter ces situations d’urgence non financées, limiter le nombre de migrants impécunieux: pour cela il faut des frontières et un souverain.

    • Duff dit :

      oui. intellectuellement je souscris aux thèses anarcho-capitalistes mais la raison me ramène au libéralisme classique qui légitiment le monopole de la violence de l’état dans ses missions régaliennes. Je vais même plus loin en contrevenant à la liberté de circulation totales des hommes et des capitaux en faisant valoir que nous n’avons pas les moyens de s’offrir le luxe d’importer le conflit israëlo-palestinien ou le schisme Sunnite/chiite à l’intérieur de nos frontière, raison pour laquelle avec ses externalités extrêmement négatives impossibles à chiffrer sérieusement, je suis opposé à l’immigration débridée actuelle. Sur le marché des assurances je vous rejoins totalement d’ailleurs c’est un grand malheur français actuellement de confondre mécanismes assurantiels et logique socialiste de redistribution : Les cotisations sont devenues des impôts redistributifs ce qui va accélérer je crois l’effondrement du modèle social communiste français issu du consensus forcé de 1945.

  11. zelectron dit :

    L’État n’a pas à se mêler de tout, c’est le plus mauvais gestionnaire qui ait jamais été inventé ! il en résulte qu’il s’emmêle surabondamment. Son rôle ne peut être considéré que dans le sens arbitral, c’est à dire de faire en sorte que chacun respecte les règles édictées par les élus eux-même contrôlés. L’état dispose de la force publique mais là aussi il l’utilise plutôt à récolter des amendes automobilistiques et autres fadaises que de régler par exemple des questions de chasse à la pègre ou de tromperies sur les marchandises . . .

    • Duff dit :

      l’état c’est avant tout des fonctionnaires qui aujourd’hui sans politique RH rigoureuse évoluent dans un système qui encourage les comportements déviants. Il est donc naturel que cette « caste » agisse à son profit et encourage à son tour les comportements déviants dans la société dans son ensemble : Le mal est très profond. Comme le disent les japonnais, le poisson pourrit par la tête, les élites politiques portent une très lourde responsabilité, l’ENA étant la tête de pont de cette pensée magique qui vomit les entrepreneurs et tous les gens qui prennent des risques et qui parfois (en fait rarement) gagnent beaucoup. La haute fonction publique donne le mauvais exemple parce qu’elle gagne beaucoup sans jamais avoir pris le moindre risque.

  12. François Carmignola dit :

    @Duff
    Et bien je pense que nous avons un point d’accord très important! Car ce qu’on appelle le libéralisme est partiellement piégé par ce que lui reprochent les fameux philosophes de gauche qui passent à droite: d’abandonner la souveraineté. C’est au nom de cet abandon qu’ils veulent à la fois étatiser l’économie et fermer les frontières et que donc ils accusent la gauche qui les dégoute, d’être (on ne peut imaginer insulte plus grave) « libérale ».
    Qu’au passage les vieux libéraux économiques, démagogiquement flattés par Macron, tout comme par Onfray d’ailleurs, se tortillent de plaisir, croyant être devenu « branchés » est en fait un problème: ce qu’on appelle la gauche ne conçoit son rôle que comme voulant « rationaliser » l’économie même si cela se réduit à la libéralisation autoritaire des dames pipi (des autocars), elle ne mérite aucune indulgence et c’est folie que de vouloir en tirer quoique ce soit: elle doit disparaitre, point.

    Ainsi donc, le libéralisme doit assumer, au contraire, Rousseau, qui parce qu’il pense la souveraineté, permet de disposer de la force et des frontières de zones économiques équilibrées, et donc, de la liberté des nations souveraines de décider de leur nature et de leur avenir et en particulier de décider d’organisations politiques et économiques indépendantes des fonctionnaires et des élus « redistributeurs ».

    • Duff dit :

      oui. Il ne vous a pas échappé que je n’aime pas l’UE ni l’euro et que pour assurer la liberté et la sécurité, il faut un état régalien souverain ce qui n’est plus le cas de la France. Votre remarque initiale sur les zemmour Finkie etc est très juste. Il faut noter aussi le rôle éminemment nuisible des élites mondialisées qui appellent à l’ouverture de toutes les frontières à côté de préconisations plus raisonnables. Au fond tant qu’on aura une droite honteuse en France, ce débat restera toujours miné.

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