Etat d’urgence, Macron, Renault et le libéralisme de pacotille

Le discrédit des politiques est tel que les médias, largement mouillés dans l’affaire, cherchent une nouvelle virginité en désignant le sauveur providentiel. Politiques et journalistes rasent les pâquerettes en terme de cote d’amour tandis que les flics et les militaires tutoient les sommets. Dans cette joyeuse république aux valeurs festives, apaisée et qui va mieux dixit Hollande, les signaux envoyés par le terrain démontrent hélas le contraire. Cramé mais pas forcément mort, comme je le redoute depuis pas mal de temps, Hollande joue la stratégie de la tension, de la hausse du FN pour espérer se retrouver dans la seule configuration qui peut lui assurer sa réélection.

 

La France qui va mieux en plein état d’urgence. Une présidence normale conforme à la promesse de 2012 donc.

 

Dans la joyeuse république pro-business où Macron et où surtout Manuel Valls prodiguaient des mamours aux entreprises à Jouy en Josas sur le campus d’HEC à l’université d’été du MEDEF, le salaire de Carlos Goshn semble faire débat. Quel horrible personnage, il a une vision et une stratégie pour le groupe Renault-Nissan, mais quel salopard, lui, il a une vision! Macron a peut être entendu des voix à Orléans, mais la vision de notre cher, très cher état stratège est toujours inspiré par une défiance maladive envers le capitalisme. On veut donc encadrer le salaire des salauds du CAC 40 en conférant davantage de pouvoir aux actionnaires. Fort bien, si on en juge le comportement de l’état actionnaire, on ne peut que constater l’incohérence et l’inconséquence des politiciens français! A force d’exiger des dividendes à EDF tout en fixant arbitrairement le prix de l’énergie, l’état stratège a ruiné son industrie énergétique et nucléaire, bravo! Le tout en pleurnichant sur les actionnaires vautours qui exigent de la rentabilité à court terme pour de jolis dividendes… Quelqu’un y comprend quelque chose? Qui peut croire qu’un état qui connaît des alternances tous les 5 ans peut mettre en place une quelconque stratégie industrielle valable? C’est absurde évidemment. En service commandé ou à son compte, le très libéral Macron avait réalisé une opération ultra-libérale consistant à faire voter le doublement des voix de l’état stratège dans le capital de Renault où il n’a plus rien à foutre depuis des lustres. Une opération typique qui lui valait un bonus d’un million d’euros lors de son passage de Bercy comme énarque inspecteur des impôts à la banque liée avec la gauche, une branche Rothschild.

macron-droite

Le libéralisme attrape-nigauds

Il est fort probable que dans les semaines qui viennent, au pire quand le candidat Les Républicains sera enfin désigné, on en sache un peu plus sur les intentions personnelles d’Emmanuel Macron. On saura aussi si ses accents schumpetériens sont sincères ou s’il ne sert que de voiture balai centriste pour un Hollande carbonisé à sa gauche. La France va tellement mal que ces petits calculs politiciens sont parfaitement obscènes et qu’on en arrive à trouver en la personne d’un pur produit du capitalisme de connivence un espoir pour la renaissance du libéralisme en France. Il m’est facile de parier que beaucoup seront déçus…

 

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A propos Duff

Ingénieur consterné par le monde dans lequel il vit...
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2 commentaires pour Etat d’urgence, Macron, Renault et le libéralisme de pacotille

  1. atoilhonneur2 dit :

    hello,
    Sans rapport aucun, merci de prendre contact à : atoilhonneur@yahoo.fr
    Cdlt,

    Corto

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