Quelle opposition à la Macronie?

 

Au risque d’épuiser notre insoumis bolivarien Mélenchon, l’exécutif a décidé de voter des trucs pour notre bien jusqu’au début du mois d’août. C’est bien évidemment dans le but de racler les fonds de tiroirs, de réaliser des économies de bout de chandelle et de voter une loi sensée faire renaître la confiance des citoyens envers leurs élus pourris. Comme d’habitude, des bricolages insignifiants sont présentés comme des vaillantes réformes qui vont bouleverser notre quotidien et donnent donc fort logiquement lieu à de foudroyantes, de palpitantes joutes verbales. Plusieurs questions agitent mon esprit de citoyen trop médiocre pour sortir diplômé de l’ENA. La première, où va-t-on en Macronie? Je redoutais dans le billet précédent que la montagne 2017 n’accouchât d’une souris. La seconde, complémentaire du fait de mes craintes, qui pour s’opposer et si nécessaire prêcher la bonne parole?

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Je ne comprends toujours pas la volonté du président Jupiter d’absolument respecter les clous des 3% de déficit budgétaire d’ici à la fin de l’année. Les médias subjugués par le jeune et allant président pensent que pour impulser ses idées en Europe, il se doit de respecter les règles. L’idée du plan caché telle une stratégie de billard avec un coup en une ou plusieurs bandes est séduisante mais ne semble pas bien coller avec le sentiment d’improvisation et d’impréparation qui se dégage depuis mai. Pourquoi le soir de son élection sur fond de l’hymne à la joie de Beethoven, Jupiter n’est pas allé voir ses petits amis technocrates de Bruxelles pour leur dire : « ça fait belle lurette que la France piétine ses engagements de réduction de déficit, laissez-moi encore un délai, vous n’êtes plus à 2 ou 3 ans près, je suis le premier à me faire élire en promettant des réformes structurelles depuis 2007! » . Voilà qui nous aurait épargné la politique de rabot aveugle, exécutée sans réflexion de fond. Mais cette regrettable habitude française prolongée par Jupiter a une vertu: on voit qui s’y oppose et comment.

Pour le moment, ce sont les insoumis (surtout aux faits et à la vérité si on en juge leur odieux soutien à la dictature que Maduro essaie grossièrement de mettre en place au Venezuela pour ne pas payer le prix de ses échecs immondes) qu’on entend le plus. La droite LR, en miettes, ayant plus à faire en s’opposant à la baisse des dotations aux collectivités territoriales et à la réserve parlementaire. Voilà qui est bien inquiétant: sans mener une politique courageuse de réformes attendues désespéramment, la droite divisée et décapitée se bat en offrant un visage et un argumentaire effrayant de mauvaise foi (au mieux) voire socialiste (au pire, si on est hélas un peu réaliste). Le pire étant que face à la très modeste réforme du code du travail, les nains soumis, utilisent tous les « trucs » pour faire du buzz et distiller leurs idées rétrogrades, leurs solutions simplistes et totalitaires.

Certains LR constructifs et UDI sauvent l’honneur. Ils sont peu nombreux, ils ne sont pas braillards et assument assez rarement des positions libérales. Certains sont constants et bien qu’on peut soupçonner avec regret qu’ils ne feront pas carrière à très haut niveau, il faut leur faire un coup de chapeau bien mérité.

En prenant l’hypothèse que les divisions entre marcheurs, par exemple, obèrent toutes les velléités de réformes d’une ampleur suffisante conduisant in fine à l’échec de ce quinquennat, ce que je redoute mais ne souhaite absolument pas, le pire est à craindre. Les partis de droite FN et LR sont inaudibles et divisés comme jamais, LR brillant par son socialisme plus ou moins soft tandis qu’il est clairement plus assumé par la patronne du FN et de son triste conseiller Philippot, en rien ils ne constituent des opposants nivelant les débats par le haut. Reste les insoumis, jeunes, n’ayant pas froid aux yeux et ne rechignant devant aucun mensonge pour exalter la jalousie, la haine de la réussite et l’égalitarisme le plus odieux, les plus prompts à liquider toute liberté. Méfions-nous, 55% des français ont voté pour des fous, des démagogues, des Chavez en puissance au premier tour de la présidentielle. Ce ne sont pas quelques maigres sondages montrant une moindre méfiance des français vis à vis de quelques réformes libérales qui vont me rassurer. Si Macron se plante, pire que le pire est possible.

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A propos Duff

Ingénieur consterné par le monde dans lequel il vit...
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5 commentaires pour Quelle opposition à la Macronie?

  1. Votre naïveté est confondante: comme si Macron, concepteur de la politique de Hollande en 2012 avait changé en quoique ce soit: le rabot, le rabot et on serre les fesses. AUCUNE réforme libérale ne sera faite pour remettre la France sur les rails. Il s’agit de tenir quelques années, de vendre l’Oréal à Nestlé et faire le reste de sa vie à l’aise, on se prépare à remplacer brigitte.
    Aucun projet, aucune vision rien que la mélasse glavioteuse de la grande corruption politiquement correcte. Ah que je déteste ce pays de cons qui se précipite vers sa ruine.

    • Duff dit :

      Puisque vous me répétez toujours les mêmes âneries, laissez moi aussi le soin de vous répéter inlassablement le même constat qui s’impose: rien que sur les intentions, LREM > LR.

  2. Stephane dit :

    Votre photographie est éclairée, mais je ne comprends pas cet empêchement de basculer vers la FI.
    Les français sont les des veaux qui au moindre problème se demandent ce que fout l’ état, la mairie; l’ élu…..etc. Donc oui ils en veulent du bon socialisme bien gras.
    L’ énergie déployée contre Macron est salutaire: point.
    Est-ce vraiment un problème si la France se renverse sur le bas côté de l’ autoroute sur laquelle elle fonce à tombeau ouvert depuis plus de 40 ans? Est-ce que le pays ne s’ est pas relevé de bien pire?
    Bref, personnellement, je le dis sans aucune conviction idéologique, je regrette de ne pas avoir voté dès le premier tour pour Mélenchon, car finalement l’ électrochoc c’ était lui, nous tirer un bon coup sec vers le bas. Mais là c’ est encore parti pour durer, toute la clique qui confisque le pouvoir et la richesse du pays liée au pouvoir est encore bien assise et continue à nous chier sur la tête.

    • Stephane dit :

      J’ oubliais qu’ il n’ y a strictement rien, mais vraiment que dalle, à attendre et espérer du côté de la droite qui a perdu ses couilles depuis bien longtemps, ce n’ est pas en lui donnant plus de voix que la greffe prendra.

      • Duff dit :

        On peut le voir comme ça. Mélenchon c’est la terre brûlée. Regardez le Vénézuela ou la Turquie. Quand vous confiez le pouvoir à un fou en espérant que son passage servirait de leçon, n’oubliez pas que la durée du passage est soumise (ou non) à l’épreuve démocratique. Mélenchon et sa constituante, c’est peut être discret, n’est pas démocrate.

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