Pour une poignée de zadistes

Ce qui est assez plaisant avec ce début de quinquennat Macron, c’est de voir les masques tomber car sur certains sujets, ce président n’a pas renoncé à présider. Et les réactions sont fort amusantes. Que penser à la lecture des messages des élus LR ou FN pleurnicher parce que le gouvernement à cédé devant une poignée d’ahuris aux cheveux sales ou les socialistes déplorer l’abandon d’un projet forcément indispensable. Pour les premiers, on rappellera leur mollesse au pouvoir pour faire respecter l’ordre et aux seconds la tentative pitoyable de conciliation par un référendum qui a décrédibilisé la démocratie.

Le pire de l’indécence étant encore de venir la ramener tandis qu’on a exercé la fonction de premier ministre tout en ayant été un acteur des plus concernés. Nous savons hélas que si le corps humain disposait d’un organe secrétant la honte, nos amis socialistes auraient au préalable procédé à son ablation, la fameuse hontectomie.

A bien y regarder, la ZAD concentre un ramassis de gauchistes anticapitalistes que l’étrange respect du droit à la sauce socialiste franchouillarde aime exempter de la justice tandis qu’une foultitude d’entrepreneurs se font emmerder par l’administration et dépouiller par le fisc, dans l’indifférence générale. Le droit de propriété n’est plus protégé que pour certains, Mamie Loto condamnée, une autre mamie peut aller se brosser pour récupérer son bien salopé par une bande de crasseux du même acabit que la bande de sous-merdes à Notre Dame des Landes.

Dans un pays qui coule gaiement avec les projets pharaoniques de petits élus clientélistes convaincus des bienfaits du keynésianisme, au droit à géométrie variable, à la fiscalité absurde récompensant l’oisiveté et punissant le talent, l’histoire de ce projet d’aéroport symbolise parfaitement la décadence française. Comble de l’absurdité réglementaire, les crotteux ne seront pas expulsés avant la fin de la trêve hivernale… Minable excuse pour reculer au risque d’une bavure. C’est vrai que dans un pareil pays, on peut (presque) comprendre qu’enfreindre la loi et défier les forces de l’ordre lors d’une évacuation peut encore faire de vous un martyr, voir le cas du barrage de Sivens. Il paraît que le président Macron ne veut plus de ZAD. Il a bien raison. Mais qu’il agisse alors avec la fermeté tant attendue sinon il prend le risque d’avoir quelques de zadistes de plus.

A propos Duff

Ingénieur consterné par le monde dans lequel il vit...
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10 commentaires pour Pour une poignée de zadistes

  1. zelectron dit :

    Construisons des monuments, des carrefours giratoires, des mairies des hôtels du département une piscine, une salle omnisports, des centre d’accueil pour migrants ou des F1 aménagés . .
    28 usines de puces électroniques sont en construction ou en projet en Chine!; actuellement il nous reste une seule moitié de constructeur de puces (avec les italiens) alors que jusqu’en 1970 il y en avait 14 !
    https://www.usinenouvelle.com/article/28-usines-de-puces-electroniques-sont-en-construction-ou-en-projet-en-chine.N639368
    Tous ces projets pharaoniques sont payés par les faillites successives de l’industrie, de l’artisanat et de la paysannerie et nos hommes politiques n’en ont pas honte, vive les hausses d’impôts pour recruter encore plus de ponxionnaires.

    • Duff dit :

      Dans une ville de province en France il y a toujours 2 bâtiments opulents qui se distinguent. Celui de l’hôtel des impôts et celui de la banque la plus florissante du coin. C’est assez flippant en fait.

  2. ZarzaBoyzz dit :

    Wah, quelle virulence ! on croirait entendre un zadiste justement… 😉
    Crasseux, crotteux, sous-merdes… c’est bien triste d’entendre ça.
    Une vrai peur de nantis… bah oui car il faut bien être un nantis pour se plaindre
    de la sorte. Ce n’est pas 200 zadiste qui on fait la loi, c’est quand même un mouvement de plusieurs dizaines de milliers de personnes !
    Quand la nature sera bien bétonné ou pollué au nm de la croissance, eh bien restera plus qu’a manger vos dividendes… Allez, sans rancune !

    • Duff dit :

      Triste de lire ça. Je suis volontairement véhément parce que le projet de société rêvé par ces « ahuris » (vous l’avez oublié celui-là) n’est tout simplement ni viable mais SURTOUT n’est en rien écologique!

      Le nantis s’est battu pour en arriver là. Eux ceux battent contre le droit comme d’autres se battent pour des subventions publiques. ça porte un nom : des parasites.

  3. zelectron dit :

    le vice commence même à partir de la DDHC dans laquelle « on » oublie volontairement les DEVOIRS, alors le parasitisme de ceux qui trépignent comme les cabris de Gaulle en criant mes droits, mes droits, mes droits ! . . .

    • Duff dit :

      Le problème étant qu’en France, les types de droite rappelant les devoirs en face des droits ce sont toujours des devoirs de payer pour ceux qui réclament des droits dans les faits…

    • Duff dit :

      Je lis:
      Les droits proclamés sont en partie repris de la Déclaration des droits de l’homme et du citoyen de 1793 mais ils s’en distinguent à de nombreux égards, notamment s’agissant des droits politiques et sociaux. La déclaration supprime ainsi la mention déclarant tous les hommes « égaux par nature et devant la loi » (article 3 de 1793), suppression logique puisqu’elle vient en préambule à une Constitution qui reconnaît le suffrage censitaire. Néanmoins, même si le texte de 1795 ne mentionne plus que les hommes « naissent et demeurent libres et égaux en droit », l’esclavage reste aboli à la suite de la décision de la Convention du 4 février 1794 (16 pluviôse an II). Le texte de 1795 renonce aussi à défendre les libertés religieuses et d’opinion des précédentes déclarations (articles X à XII de 1789, article 7 de 1793).

      Donc poubelle à mes yeux.

  4. zelectron dit :

    un exemple de dérive : Le Devoir est un quotidien d’information publié à Montréal, au Québec (Canada). Il a été fondé le 10 janvier 1910 par Henri Bourassa. Sa première devise a été « Fais ce que dois ». Sa devise actuelle est « Libre de penser ».:

  5. zelectron dit :

    un autre : l’interdictionnisme accompagné de l’obligatorisme sont les 2 mamelles de l’état français : aux citoyens les devoirs, à l’état (tous) les droits.

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