L’instant Bayrou : le roulement de tambour, sans tambour ni baguette

Oyez braves gens! Tous réunis sur la grand place fissa! Le gentilhomme béarnais y va faire une annonce de la plus grande importance! Vos vies vont en dépendre jusqu’à votre rencontre avec le Créateur! Ainsi se mirent-ils en marche et ils marchèrent, longtemps, très longtemps. Le seigneur de Pau s’esclaffa ainsi : « Mes amis, je suis peut être né dans une étable, mais plut tard, on construira à ma gloire des édifices que même Bill Gates ne pourra pas se payer ». La foule resta pantoise, suspendue à ses dires, ses billevesées parfois (rarement), mais attendant frénétiquement sa grande et sage décision.

Il faut dire que le royaume était en ébullition, condamné par une infortune accablante frappée du sceau de la malchance, sa Majesté François n’était plus en situation et dépourvu de successeur. La lutte était dès lors impitoyable entre les impétrants. Une riche roturière connue sous le nom de Dame Marxine combattait l’invasion sarrasine avec une démence aveugle mais elle gagnait du terrain. Le Comte de la Sarthe, M. De Fion, peinait à justifier l’origine de son butin familial alors qu’il était le favori. Apparut alors un étrange personnage intriguant, Emmanuel de l’Hénat, qui s’était rapidement rendu très riche dès lors qu’il fut affecté aux finances de l’état. D’autres personnages obscurs tentaient d’émerger sans succès, le clerc Benoît qui multipliait les allocations comme Jésus le pain et l’explorateur de l’Amérique du Sud Dom Juan-Lucas dit le rustre car il dut torcher son postérieur à la main suite à une pénurie de papier toilette.

Qu’allait faire le Béarnais? Se lancer à son tour ou soutenir un des félons? Il hésitait. Dans une diction heurtée à la justification obscure il paraît qu’il prît alors position sans que ses motivations furent clairement exposées. Les historiens actuels ont depuis longtemps jugé ce grand moment de politique comme étant finalement anecdotique. Ses partisans se seraient sentis déconnectés : Les marauds n’écoutaient que Dame Marxine, les bourgeois proches du pouvoir n’avaient d’yeux que pour Emmanuel le jeune, la noblesse âgée pour M. de Fion. La morale de cette histoire en revanche est amusante puisqu’il n’y en a aucune.

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Le Diagramme de Nolan revisité à la sauce française

Non la France n’est pas en face d’un tripartisme mais d’un quadripartisme, volontairement occulté par la presse partisane. Fidèles à leur acharnement contre la candidature de François Fillon, les médias égrainent tous les jours les derniers sondages promettant au candidat de la droite l’élimination dès le premier tour en parlant de « dévissage » tandis que les chiffres sont stables entre 18.5% et 20%.  On sent bien qu’ils brûlent un cierge pour que le dévissage se produise pour deux raisons simples : Emmanuel Macron n’a guère de marge en étant tout juste devant et que visiblement les sympathisants de droite ont, tel des roseaux, pliés mais n’ont pas rompus. Quand je parlais dans un billet précédent de l’interprétation ridicule et orientée des sondages par les médias avant la cabale, Fillon était en tête devant Marine Le Pen mais déjà, rappelez-vous, Macron le menaçait… On comprend mieux pourquoi désormais, mais, force est de constater ce qu’il aura fallu pour que ces titres mensongers finissent par devenir des professions auto-réalisatrices. Les partis de droite et de gauche sont juste actuellement challengés par leurs extrémistes respectifs antilibéraux parce qu’ils ont prêté trop longtemps le flanc à la critique. En clair, ils ont merdé.

Certains vont gamberger au risque d’une surchauffe de la matière grise pour tenter d’établir quelques scénarios crédibles sur la base de ces enquêtes afin de déterminer l’identité de notre prochain président. La seule tendance qui se dégage de ces 2 dernières semaines c’est qu’elles ont bien failli assassiner politiquement celui qui était encore dans les premiers jours de 2017 l’absolu favori des présidentielles. Partons des primaires qui devaient se résumer, selon nos bons médias, à une marche triomphale d’Alain Juppé. Un candidat de droite qui offrait beaucoup de prises à la critique en cas de présence d’un candidat de gauche en capacité et à défaut un moindre mal dans la situation inverse. Patatras, on savait que Juppé avait la cote dans les médias, Sarkozy auprès des militants (quoique son score ne fut pas si spectaculaire en 2014 lors de son retour pour la prise du parti) mais on a découvert que les sympathisants, déterminés à voter à droite en 2017, plébiscitaient Fillon tant pour la sobriété de la personne que pour le programme osé bien que jugé unanimement impossible à mettre en oeuvre dans un pays socialiste. On a attaqué donc la personne, un châtelain de l’argent publique qui veut baisser les dépenses, à la bonne heure, serait-ce un Tartufe de plus?. Crime parfait. Acharnement de médias de gauche mais essentiellement de médias participant de la propagande pro-Macron, tiens tiens, on voit mieux pourquoi il le menaçait alors que les sondages éjectaient alors Marine Le Pen du second tour… Peu importe qui balance, certainement à droite de la part de gens qui pensent que leur carrière politique peut en prendre un sérieux coup en cas d’élection de Fillon et à la limite moindre en cas de défaite. Sans parler de leur horreur et l’abjection devant un choix démocratique jusqu’ici inconnu à la droite bonapartiste que fut la primaire. La short-list se réduit bizarrement. Quant aux journalistes du Canard Enchaîné, ils peuvent bien pérorer, glousser, se faire mousser, rappelons que leur seul talent est d’abandonner quelques instants la machine à café pour prendre les escaliers afin de relever la boîte aux lettres, acte qu’ils qualifient d’investigation.

Seule certitude que je retiens de la séquence, c’est que les noyaux durs, le socle électoral de Marine Le Pen et de François Fillon ont une masse critique pour attendre le second tour. La volatilé sur les autres candidats est bien plus importante notamment pour le candidat sans expérience, sans programme, sans élu, virtuellement sans adhérent avec une cotisation à 0€, Macron. Avec la tempête médiatique actuelle, Fillon est en apparence plus fragile, astuce pour les médias de faire croire que la bipolarisation de la politique française refait surface. A mon avis il n’en rien, la bipolarité découle des institutions de la Vème République à l’agonie, la France étant plutôt en train de valider expérimentalement le diagramme de Nolan. Dans une campagne présidentielle, plusieurs sujets comptent vraiment et on peut classer les candidats selon une grille de lecture plutôt libérale en ajoutant au traditionnel clivage gauche/droite un autre qui ajoute une dimension en plus qui serait une confiance soit dans les solutions collectivistes ou individuelles.

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Le socle historique du libéralisme que j’ai colorié en jaune est plutôt en haut à gauche. Manuel Valls n’ayant pas su l’incarner par son autoritarisme et les calculs politiciens à la mords-moi-le-nœud d’Hollande, la place était laissée vacante pour Emmanuel Macron. François Fillon se proposait de rompre avec le socialisme de droite et inscrivait son parti dans la case libéral/conservateur. Coté fascistes, on avait les communistes traditionnels qui maquillent leurs propositions éculées avec des éléments de langage apparus récemment depuis la chute du mur de Berlin et de l’effondrement de l’URSS tel que l’éco-socialisme, les vues malthusiennes sur le travail etc. Nous avons aussi Marxine Marine Le Pen qui abandonne les éléments poujadistes de son père et la lute contre l’avortement voire le mariage gay pour se concentrer sur l’immigration et la prise totale du contrôle de l’économie et de la monnaie. En campagne électorale, nous avons comme toujours un affadissement des propositions réformatrices pour ne surtout pas déplaire aux médias comme ceci:

diapositive2 Fillon recule sur la sécu mais dit une phrase qu’aucun socialiste n’oserait jamais prononcer:  à titre personnel, il était opposé à l’avortement mais qu’il n’imposerait pas aux autres son mode de vie. J’entends des libéraux jouer les vierges effarouchées sur l’IVG mais jamais sur le caractère fondamentalement libéral de cette affirmation. Comme sur le revenu universel, les libéraux de gauche resteront avant tout de gauche et des connards de droite comme moi, de droite. Aucun média pour qualifier d’extrême gauche le programme économique du FN. Le protectionnisme et la main-mise de l’état sur l’économie c’est très mal sauf si c’est un communiste qui le propose. Il est très distrayant d’écouter tous ces experts de mes fesses m’expliquer que ce que propose Donald Trump et Marine Le Pen est atroce alors que venant d’un socialiste lambda ça sent la rose. On en vient à la carte délibérément avantagée, espérée par les médias:

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Quid du tripartisme apparu dans les médias à la lumière des derniers scrutins? Si on se donne la peine de regarder de près la courte aventure politique d’Emmanuel Macron on constate bien vite que son atout est son point faible. Les journalistes qui ne digèrent toujours pas le Brexit et l’élection de Trump pourraient bien tuer leur champion sans programme au passif déjà anormalement lourd pour son jeune âge. Ils rêvent tous d’une revanche en se disant que Macron passerait face à la fifille. Normalement. A ne pas faire leur boulot et en faisant passer leurs convictions d’abord, voire les injonctions de leurs patrons, on peut fort bien se réveiller avec la fifille Le Pen élue, plus rien n’est à exclure dans ce jeux dangereux du « dégagisme » énoncé par le tribun Mélenchon. Lors de la cérémonie d’investiture de Trump, les intervenants de BFMTV ne tarissaient pas d’éloges pour Barrack Obama et disaient ouvertement que tout ce barnum serait d’une tout autre facture avec la mère Clinton. La démocratie on s’en fout. Et on s’en fout d’être jugé par nos lecteurs, ça fait belle lurette qu’on en n’a plus!

Conformément aux stratégies fascisantes, François Fillon et ses soutiens gaspillent du temps d’antenne pour se justifier moralement alors qu’on en pense ce qu’on veut, sur le fond il n’y a toujours rien d’illégal. Voilà qui permet  à un aventurier sorti de nulle-part sinon que la galaxie socialiste avec son cortège de copinage lucratif avec la nuée de parasites qui vivent fort bien à proximité de l’état de faire croire au vrai changement. Enfumage extraordinaire. Mystification médiatique inédite. Il est aussi possible qu’une bonne partie des français se rendent compte de cette grossièreté à temps et comme en 2016 veulent déjouer les pronostiques officiels et les volontés basses qui sont à l’oeuvre derrière les médias et la calomnie envers M. Fillon. Je ne l’enterrai pas si vite, il a si bien résisté lors des primaires. Et, si tapis dans l’ombre, Benoît Hamon vampirisant Mélenchon, venait disputer la victoire à sa jumelle à peine plus droitière? Quelle sera la réaction des français indécis face à un tel vertige? Tout est encore possible. La sortie par le haut est encore possible, hélas, le pire aussi et il gagne du terrain grâce aux journalistes partiaux.

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Le cancer institutionnel des présidentielles

La réforme du quinquennat fut un désastre. Certains m’objecteront que garder François Hollande durant 7 ans aurait pu conduire à une catastrophique cohabitation qu’il a refusé pendant son mandat alors qu’il n’avait visiblement pas la majorité pour conduire les réformes nécessaires au pays. En 2012 j’étais certain qu’Hollande allait dissoudre l’assemblée en 2015 à cause des revers électoraux et 2 ans avant la présidentielle. Hier je me suis pris la tête avec un libéral sur twitter avec lequel on devait probablement être d’accord à 95%. Moi je soutiens François Fillon parce que la France, à mon humble avis, doit faire des réformes profondes nécessitant d’actionner les principaux leviers avant de broder de la dentelle libérale. 35h, nombre de fonctionnaires, âge de départ à la retraite, régimes spéciaux, code du travail. Lassé par l’affairisme des dirigeants des partis dits de gouvernement, mon contradicteur soutenait Emmanuel Macron.

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La France

On aurait probablement échappé à l’abyme qui nous menace si les législatives étaient à la proportionnelle sur le modèle allemand. L’UMPS aurait gouverné officiellement et ouvertement sur un pacte clair selon le rapport de force. Les modérés, les libéraux de droite et de gauche ne se seraient pas écharpés aussi ridiculement. Le retour de la croissance potentielle et la baisse du chômage auraient été des priorités communes avec cette exigence impérative de contenir les déficits publiques d’autant que notre dette est détenue pour les 2/3 par des étrangers. Au lieu de cela, les impétrants comme disait Arnaud Montebourg, le frondeur en carton pâte, se radicalisent en vue du premier tour. Les merdias ont largement exagéré le conservatisme mâtiné de christianisme de Fillon sans y voir l’humanisme libéral sous-jacent, combien de socialistes auraient été capables d’avouer qu’à titre personnel ils ne feraient pas certaines choses mais qu’en aucun cas ils l’imposeraient à la société? On plane. A l’issue de la primaire de gauche à la participation incertaine, les utopistes qui ne veulent pas gouverner mais juste profiter du système en restant au chaud dans l’opposition ont gagné. Hamon a semble-t-il nettement battu la gauche réaliste face au chômage et à l’endettement allant même proposer un revenu tombé du ciel et une répudiation de la dette le tout en fermant les yeux sur le salafisme gagnant du terrain. Je ne viendrais jamais au secours de l’autoritarisme qui caractérise Manuel Valls mais il me semblait beaucoup plus fidèle aux idéaux de gauche avant que ceux-ci soient pollués par le marxisme et l’exploitation autodestructrice du vote communautariste.

Le Chili, devenu le pays le plus riche d’Amérique du sud, tant décrié par la gauche obnubilée par le triste sort de Salvador Allende qui ne comprend toujours pas le naufrage du Chavisme achevé par Maduro, nous donne des pistes. A aucun moment la socialiste Bachelet à la fin de son mandat unique n’a voulu revenir sur les institutions ni les réformes libérales dans ce pays. Après une alternance de centre-droit, la revoilà au pouvoir et toujours pas pour détricoter ce qui marche et fait du Chili un pays prospère. Limitation dans le temps des mandats fin de l’énarchie, voilà des pistes sans parler de la retraite par capitalisation. S’imaginer qu’un leader d’un parti de gouvernement peut se faire élire là dessus est illusoire. J’assume donc totalement mon soutien au candidat de droite qui ose enfin faire bouger les vraies lignes et ne croit en aucun cas qu’un pur produit d’hollande, à peine plus présentable, traînant potentiellement des casseroles encore plus grosses que Fillon, puisse être un recours. Espérer avec Macron c’est se réveiller avec le FN au pouvoir avec son cortège de désillusions. Nos institutions sont périmées mais rien ne nous dicte de laisser arriver au pouvoir des idées périmées.

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Journalope contre Pénélope

Nous y voilà! Tandis que la dernière ligne droite filant vers le premier tour des présidentielles se profile, la première boule puante frappant un favori a été dégainée. Sans surprise, compte tenu de l’état de décomposition très avancée de la gauche avec sa primaire truquée, ce fut François Fillon la victime. Le timing est un chef d’oeuvre, la nature polie comme un diamant, les relais médiatiques saturants au point d’étouffer tout autre sujet. Hélas la pauvreté des débats autorisés en France cache l’essentiel, le vrai scandale est que ce que Fillon a fait est parfaitement légal d’une part et d’autre part qu’un classement sans suite laissera des traces selon un mode opératoire bien huilé : « Calomniez, calomniez, il en restera toujours quelque chose ». Rachida Dati semble en première ligne, le PS et le FN étant tellement compromis, il paraît que ce n’est pas elle. On en n’a pas fait un tel foin quand Bruno Le Maire avait du reconnaître avoir fait la même chose dans le passé durant la campagne des primaire de la droite et alors, pas un mot sur Fillon. Reste que le plus immoral c’est notre terrible mansuétude envers les détournements de l’argent des contribuables au profit de la caste politique avec son accablant florilège de ratés pourtant parfaitement prévisibles.

Une analyse froide et clinique de la situation conduit irrémédiablement à condamner sur le plan moral la pratique suivie par François Fillon. Bien entendu, demander aux français et l’administration même – soyons fous – de faire des efforts et, soyons totalement mabouls pour le coup, aux médias aussi, est rendu bien plus ardu par ce type de révélations. Mais franchement, combien de socialistes sont allés chercher l’absolution divine dans les médias en avouant leurs faute morale? DSK a essayé, on a même au cours de l’année écoulée cherché à savoir s’il pouvait revenir…(le « on » c’était pas les français avec le recul). Conseillé par les mêmes brillants esprits, ce fut au tour de Jérôme Cahuzac de confesser sa faute morale ce qui aurait du lui assurer un blanc-seing. Tandis que le même jour un élu socialiste de Corse était condamné à de la prison ferme pour détournement de fonds publiques et que Mme Sylvie Andrieux (PS de Marseille) a pu siéger à l’assemblée jusqu’à sa condamnation à de la prison ferme en cours de cassation, on mesure l’étalon de moralité dans les médias, qui détient malgré tout un magistère dessus. Sous Mitterrand et d’autres affaires depuis on pourrait espérer un rééquilibrage. Mais non, il subsiste un deux poids deux mesures effrayant de partialité grotesque à première vue, terriblement inquiétant dans le rôle que la presse devrait jouer. Le niveau zéro de l’analyse consiste encore à dire que « tout ça fait le jeu du FN« . Comme si ce parti à la vertu élastique n’était pas touché par ces mêmes affaire en particulier au parlement européen un peu moins laxiste pour une fois : Marine le Pen a employé par le temps un certain Louis Alliot comme attaché parlementaire. Sauf qu’à Bruxelles, pour une fois c’est plus strict que chez nous, c’est interdit apparemment d’employer ses proches…

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Je cherche depuis 2 mois l’onglet « projet ». Je demande pas un catalogue de mesure en 50 points d’Hollande son mentor ni de 1000 pages de Le Maire mais bordel la philosophie du truc! Juste histoire de savoir un peu si c’est possible où on va!

A moins de trois mois du premier tour mes intuitions se confirment : les médias veulent un duel entre la leader frontiste, aux fesses pas propres donc, au discours carrément caca, face au renouveau aussi providentiel que télégénique incarné par Emmanuel Macron. Ce François Hollande bis est nettement plus présentable mais si creux et consensuel qu’on dirait un énarque qui ignore tout de ce que peut bien signifier « prendre un risque ». Peu importe qu’il ait alimenté son mouvement par quelques sous issus de Bercy ou qu’il ait des bisbilles avec le fisc avec son ISF (l’impôt que l’horrible droite veut supprimer que les riches à gauche cherchent par tous les moyens à éviter) : il incarne le bien et la moralité avec un saupoudrage alléchant de progressisme. Inutile de creuser, il a la moralité pour lui, peu importe que François Fillon ait réussi l’exploit de faire aimer la France à une britannique après Mitterrand et les horreurs toujours en place et amplifiées depuis… La leçon de 2016 c’est que les médias gauchisants, au prisme connu et déformant, à un point tellement obscène font – en espérant toujours l’inverse – le jeu des populistes. Le FN n’étant pas crédible et laissant tant de prise aux vents que Fillon pourrait (avec audace et ingéniosité qui font les bons présidents) retourner la situation à son avantage s’il parvient à calmer ses troupes et à montrer que la cabale dont il est victime est aussi risible que la tentative désespérée de maintenir au pouvoir un Hollande bis. J’ai loué son sang froid et sa détermination, il n’est désormais plus face aux tocards de droite mais face aux gardiens du corporatisme français. La lute ultime, on va enfin voir ce qu’il a dans le ventre.

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Valls, prochaine victime?

Sale temps pour les sortants. Enfariné en décembre, giflé en janvier, Valls sera-t-il viré en février? Notre très cher ancien premier ministre peut se rassurer en se disant que les sondages ont depuis quelques temps une lourde tendance à se planter. Quand on se donne la peine de regarder d’un plus près, on comprend vite que des méthodes éprouvées depuis au moins 50 ans ne sont pas devenues obsolètes d’un coup de baguette magique… A sa place je serais particulièrement préoccupé. La délivrance de son chemin de croix pourrait possiblement surgir dès dimanche prochain. Hollande aura été poignardé par Brutus mais il pourra faire croire qu’en lançant Macron (bien malgré lui), il aura sauvé la France de ce Parti Socialiste désespérant et englué dans ses mensonges.

 

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Les sondages continuent de le placer au second tour mais désormais perdant face à Montebourg ou Hamon, challengers parfaitement interchangeables par leur refus épidermique de voir la gauche s’extirper du marécage marxiste dans lequel elle patauge depuis déjà trop longtemps. Compte tenu des scores d’audiences des débats socialistes, des salles vides en meeting et du très léger engouement pour les âneries communistes de Benoît Hamon, on peut supposer que ceux qui iront voter dimanche appartiennent au noyau dur du parti socialiste. Le centre gauche s’est déjà mis en marche avec la marionnette Macron et à gauche de la gauche, Mélenchon fait un tabac sur Youtube bien plus efficacement que le socialiste national Philippot et sa tasse de café vide mais toujours pleine de café qui ne laisse pas de trace. Dès lors, le recentrage tactique de Valls au centre du PS canal historique antilibéral apparaît grotesque mais surtout très rabougris et la supercherie est d’autant plus visible si l’on compare ses propos de campagne actuels avec ceux de la primaire de 2011 au cours de laquelle l’outsider était bien plus audacieux.

 

 

Valls est l’auteur de la pichenette qui a précipité Hollande en bas de la falaise mais sans se rendre compte qu’il était à son tour dangereusement près du précipice… Pourquoi lui pourrait-il défendre son action à Matignon au service du président de la République et pas le président lui même? Hollande paierait-il seulement sa nullité à incarner la fonction, à trancher, la Léonarda et les affaires de fesse, le terrorisme et son cortège funeste de discours larmoyants, compassionnels mais parfaitement stériles? Valls n’aurait aucun compte à rendre sur la précarité, le chômage, les hausses d’impôts et l’insécurité? Pire, alors que Manu avait prophétisé à La Rochelle que le PS pouvait mourir en s’arque-boutant à ses vieilles lunes poussiéreuses mortelles pour notre économie (jolis discours à Jouy en Josas face au Medef) et dans les rues (discours réalistes sur le salafisme qui gangrène nos banlieues) le voilà probablement sacrifié sous peu sur l’autel de la secte socialiste qui ne survit que de son clientélisme aussi immoral que désormais tueur. Manu peut bien rappeler qu’il est « Charlie » au cours des débats et que la manifestation pacifique du 11 janvier 2015 l’a ému presque autant que son propre discours à l’assemblée nationale publié par la suite en livre, il ne l’a pas vraiment toujours été. C’est ce qu’un jeune petit con adepte des vidéos de Dieudonné lui a rappelé en Bretagne. Quand on active tout l’appareil d’état qui affiche une vélocité surprenante pour la fonction publique pour interdire un humoriste qui pense mal on est moins crédible pour défendre la liberté d’expression. Ajoutez à ceci que tous les opposants à l’ordre moral socialiste, selon Manu, finissent tôt ou tard par comparaître avec fierté à la 17ème chambre de Paris, la condamnation pourtant de nature infamante en devient presque un titre de prestige. Il y a d’un côté être Charlie et le vivrensemble qui se révèle être une coquille vide et les hommages aux vrais dissidents qui perdent leur sens tandis qu’on ne les distinguent plus (assez) des vrais fachos/antisémites/racistes.

 

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La dynamique est là et elle est cruelle. Valls a voulu aller vite pour passer des 5% des primaires de 2011 au statut de candidat à la présidentielle. Autant Macron a compris qu’il fallait s’extirper de ce Marivaux suicidaire autant Valls a cru aux vieilles bonnes recettes qui suggèrent le parricide, la fausse transgression. J’écrivais dans mon dernier billet avec circonspection que Valls pourrait sortir douloureusement vainqueur de cette primaire, en moins de 15 jours je sens un retournement comme pour François Fillon à l’envers, Valls risque bel et bien de gicler dès le premier tour. Le noyau dur PS aura comme choix deux guignols plus ou moins communistes et fera le choix des travaillistes anglais avec Corbyn: sortir un temps de l’histoire un bon moment, ce qui ce joue actuellement requiert des hommes à la hauteur, le PS n’en dispose objectivement aucun. Valls aura mouillé la chemise mais misé sur les mauvais chevaux, les mauvaises stratégies, le mauvais timing. L’opportunisme indécent de Macron est trop fortement soutenu par des patrons de « gauche » lassés par l’archaïsme du parti socialiste. Trop peu, trop tard.

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Sondages, mensonges et vidéo 2017

Cette compagne présidentielle 2017 part sur des bases stratosphériques de bêtises et de mensonges si grossiers que ça en deviendrait désopilant si l’avenir de la France n’était pas aussi préoccupant. Ce triste décalage révèle que les médias n’ont rien compris à 2016 et continuent de faire la promotion de ce que les gens ne supportent plus. Un sondage Elabe a émoustillé la toile cette semaine nourrissant des commentaires tous plus navrants les uns que les autres alors que chacun sait, je l’ai écrit ici, qu’être le favori des sondages à Noël n’était pas pas une garantie absolue. Partir de ce constat historique pour nous faire le coup de la surprise alors qu’aucun élément nouveau n’étaye cette vision sauf grâce à des occultations ciblées et une exagération ad-hoc relève de la pure propagande, je lâche le mot.

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De nombreux journaux ont titré au sujet de ce sondage: « Macron menace Fillon« . A la bonne heure, le sondage place dans tous les cas de figure François Fillon en tête du premier tour et Marine le Pen en seconde position mais le troisième menacerait le premier. Première escroquerie. Seconde escroquerie, Macron ferait un résultat lui permettant d’espérer une présence au second tour, donc, au dépens de Marine le Pen au cas totalement improbable où le vainqueur de la primaire PS ne récolterait que 3% des voix (c’est  dire 0% dans la marge d’erreur) ! J’ai rarement lu pire foutage de gueule.

Il est vrai que les médias sont convaincus et essaient de convaincre que le libéralisme punitif de Fillon serait ultra-libéralement méchant et que le social-libéralisme de Macron serait super gentil. Je ne suis pas certain vu ce qu’il est sorti des urnes en 2016 que des raisonnement aussi manichéens que risibles marchent encore auprès de l’opinion. D’autant qu’en dehors des jeunes cons de l’UDI à l’ignorance crasse sortis directement de la lessiveuse éducation nationale, les caciques, eux, ne sont pas fous voire lucides. Macron c’est du marketing, du vide intersidéral. Et, il y a des sièges à négocier accessoirement…

Octobre:

Janvier:

Depuis la désignation de François Fillon, les médias tirent à boulet rouge sur lui, il est trop horrible, il veut réformer le socialisme ambiant, il est gaulliste et il n’apprécie pas tellement la construction technocratique européenne actuelle etc. Pire, il est chrétien, quelle horrible religion qui pousse à poser des bombes actuellement! Il a possiblement baissé dans les sondages suite à sa discrétion après son plébiscite. Ses nouveaux porte-parole ne l’aident pas cependant: venus d’Alain Juppé (Bruno Apparu) ou de Nicolas Sarkozy (Gérald Darmanin) sont affreusement nuls. Sans que ce soit étonnant Bruno Le Maire (futur locataire au quai d’Orsay ? Matignon?) défend le projet et n’hésite pas dire qu’on pourrait aller plus loin (chez Bourdin cette semaine) tout comme ses anciens soutiens autrement plus proches intellectuellement et utiles à Fillon. Après avoir impeccablement organisé la primaire, la simplicité de Thierry Solère est rafraîchissante. Fillon va devoir avec ses porte-parole êtres prudents pour maintenir le FN à distance avec un discours ferme sur l’Islam radical, l’identité et la sécurité et Macron avec ses slogans marketing sur les réformes économique et sociales en attendant que Valls ne l’étrille pour espérer une défaite un peu plus honorable. Fillon sur TF1 cette semaine a indiqué qu’il commenterait le programme de Macron quand celui-ci existerait… Si Valls sort de la primaire de gauche vainqueur mais mal élu (scénario le plus probable pour le moment) il se chargera du cas Macron immédiatement car il y aura un « social-libéral » de trop dans la pièce, on va rigoler.

L’élection de 2017 est très certainement ouverte mais l’interférence de médias discrédités pourrait convenir à Fillon sauf si des éléments venus de ses concurrents de droite promus porte-parole ne cessent pas immédiatement de lui savonner la planche. Les sondages donnent lieu  des interprétations idiotes volontaires à se demander si les médias ne rêvent pas d’un second opposant le candidat cosmopolite d’une gauche raisonnable contre la droite enracinée qu’ils vomissent. Le clivage de 2007/2012 opposait le candidat de droite prétendument réformateur contre l’immobilisme socialiste. En 2017 l’idée qu’il faille réformer le pays s’est imposée enfin – mais entendons-nous bien, réformer c’est bien, pas trop c’est mieux – un nouveau clivage apparaît et c’est la conséquence de la vague qualifiée de populiste qui a soufflé en 2016. Il y a l’enracinement typiquement de droite économiquement plus ou moins libérale « alt right » avec Trump et UKIP contre les élites mondialisées, les démocrates ou Macron au centre gauche. Dans ce contexte, Fillon est l’homme à abattre: Il se refuse à la dilution de la France dans ce magma gluant qu’est l’UE mais prône une adaptation du modèle social à la mondialisation. MLP, elle, est une bien meilleure cliente au second tour pour la marionnette du système Macron: diabolisation facile, un programme économique qui fait peur à la droite. Un duel MLP/Macron et c’est le plus sûr moyen que la moraline de gauche, le MEDEF et les idiots du centre soient satisfaits et copains comme cochons!

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Le revenu universel inconditionnel révèle des fractures structurellement plaisantes

Pour bien démarrer l’année 2017, voici un sujet pour lequel j’ai eu du mal à trouvé un titre à la fois court, incisif et laissant entrevoir le fond de ma pensée. Mais c’est un sujet de fond sur lequel il convient de se pencher tant il ouvre beaucoup de pistes de réflexions. En 2016 a surgi l’idée qu’on pourrait accorder à tous sans condition un revenu universel en remplacement du maquis d’aides sociales source d’une ruineuse bureaucratie. Que le « choc de simplification » voulu par le président Hollande se solde par un échec risible, c’était naturellement prévisible mais au moins ça n’a eu aucune conséquence puisqu’en dehors d’entrepreneurs crédules personne de sérieux n’avait misé sur une quelconque avancée. Le RU propose une simplification drastique qui pourrait avoir de très lourdes conséquences en revanche. Enfin, dans une France rongée par le socialisme, il est très éclairant de voir (re)naître un clivage droite/gauche sur le sujet y compris chez les libéraux.

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Parmi les promoteurs à gauche du RU on trouve comme prévu des verts et Benoît Hamon, promettre une distribution gratuite de pognon dans un joli discours égalitariste pas très subtilement enrobé de jalousie est un art consommé chez eux. Mais il y aussi des libéraux dont le discours est plus élaboré. J’entends bien les avantages liés à la simplification, surtout si on se débarrasse de toute la bureaucratie qui gère plutôt mal que bien le foutoir actuel. Pour preuve, il y a tant de gens éligibles à ces aides qui ne les réclament pas par ignorance. Il y a aussi derrière l’idée d’une refonte du modèle social qui nécessite préalablement de confier au secteur privé les systèmes assurantiels (maladie/retraite) selon Jean-Marc Daniel, là déjà on perd pas mal de petits soldats socialistes… Au fond ce RU pose la question du périmètre des missions de l’état: déchargé de son rôle social global, il ne se focaliserait enfin que sur la lutte contre la grande pauvreté. Il est vrai que depuis qu’on empile les prestations sociales et les allocations à gogo, une chose est restée totalement immuable, à savoir que pour bouffer un sans-abri aura toujours besoin des Restos du Cœur et des associations caritatives. Pour sa bonne conscience, l’état les subventionne sans imaginer qu’elles existeraient sans lui et qu’il est même en grande partie responsable de leur nécessité. Nos amis finlandais se lancent dans l’expérimentation, reste à voir le protocole pour déterminer ce que l’on pourra en retirer. Jusqu’ici les seules expériences de RU ou s’en approchant ont été mises en oeuvre dans des pays très riches jouissant d’une rente notamment pétrolière. Un pays dépourvu de richesses naturelles lucratives et dans la zone € rend l’initiative à surveiller.

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Creusons-donc un peu plus sur le rôle de l’état et la vision qu’en a un des principaux promoteurs du RU à savoir le sémillant Gaspard Koenig. Le garçon m’est globalement sympathique puisqu’il prêche la bonne parole libérale un peu partout dans les médias y compris ceux de masse. Le souci c’est que derrière son ton professoral et ses litanies de citations de grands auteurs, il a par moments la regrettable propension de penser que tous les libéraux pensent comme lui. Or il eut quelques anicroches amusantes par le passé. Sur la restructuration des dettes européennes, on appréciera dans l’échange de fond de court le coup droit terrible de Charles Gave. Puis enfin sur l’état et le concept fumeux de « Jacobinisme libéral » avec Pierre Chappaz, libertarien assumé, pas convaincu par le RU comme prévu. Un matin chez Nicolas Doze pour faire l’apologie du RU, Koenig a expliqué que l’état devrait jouer un rôle d’émancipateur. Comme l’école gratuite et obligatoire de Jules Ferry auquel François Hollande rendit hommage sitôt élu avec le succès qu’on constate année après année dans les classements internationaux. Voilà une divergence de fond, ce n’est pas parce que j’ai jamais eu recours à l’état pour m’émanciper que celui-ci serait plus indispensable à d’autres. La légalité de l’état repose par le biais démocratique et pour le libéral classique son action doit se résumer à assurer la protection de ses citoyens par un nombre le plus réduit possible de monopoles que le secteur privé aurait possiblement plus de mal à assurer équitablement, les missions régaliennes, le reste n’étant que des fariboles socialistes. Or Koenig est ouvertement favorable à la dilution des Etats-Nations dans un ensemble fédéral plus vaste alors que le consentement à une tyrannie publique repose aussi sur ce qui fait Nation entre les individus, passons sur cette possible contradiction.

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On a assisté, au cours du XXème siècle, à une hausse constante du poids de la sphère publique tant sur l’économie que sur des pans entiers de nos activités privées nécessitant un clearing à échéance périodique rendu de plus en plus délicat au fil du temps par le politiquement correct. L’état est un grand léviathan où ses bureaucrates agissent pour légitimer leur mission, leur subsistance. L’état n’est pas là pour agir en faveur des plus démunis, pire, il s’en fout d’être responsable d’en créer. Tout type de structure humaine échappant à la concurrence d’une autre a malheureusement tendance à ne pas sanctionner les mauvais comportements voire à encourager la veulerie et non les initiatives individuelles bénéfiques à tous. Comment réformer l’état providence alors que celui-ci est devenu quasiment totalitaire et indispensable à la survie d’un nombre aussi important de malheureux qui vivent en mangeant dans sa main? Est-ce le moment d’offrir à la démagogie politicienne un instrument aussi puissant? Tandis qu’en France, pendant la campagne présidentielle de 2012, les candidats égrenaient leur catalogue de mesures d’une exubérante indigence et cherté, Mme Merkel expliquait calmement aux allemands qu’introduire un salaire minimum risquerait de fabriquer des chômeurs et qu’il valait mieux démarrer avec un petit boulot plutôt que de vivre aux dépends des autres, elle a certes du former une coalition mais le résultat global de la CDU était très élevé. Les Benoît Hamon & cie ne s’emmerdent pas : ils regardent le montant total des prestations sociales et le divisent par le nombres d’habitants. 700 Milliards en tout? Tiens on peut bien distribuer sans stress 800 € par mois! Même à ce montant celui qui n’a ni travail ni logement ne verra en rien sa situation s’améliorer. Si d’aventure le RU est un fiasco, comment revient-on en arrière? Quelle est la réversibilité d’une pareille mesure? Évoquez un smic jeune ou régionalisé et vous prenez dans la gueule un tir de barrage d’une rare violence.

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Je n’ai pas la prétention de connaître la pensée libérale jusque dans ses recoins mais quand Jean-Marc Daniel affirmait un matin de mémoire qu’un Condorcet serait favorable aux évolutions sociétales actuelles (positions sur la loi sur le divorce en 1792) je ressens une gène. Outre l’escroquerie de faire parler les morts on peut rappeler que Bastiat est mort à Rome, ultime voyage d’un libéral siégeant alors à gauche mais surtout très pieux. Sur les réseaux sociaux, de prétendus libertariens assurent que des mesures progressistes pourtant de gauche (généralement là d’où ils viennent intellectuellement) sont authentiquement libérales et qu’on n’est qu’un vilain conservateur droitard pour oser en douter. Idem sur le RU, une énième resucée – cette fois ci plus élaborée – de redistribution sociale qui cherche à dissimuler l’échec de plus en plus encombrant de l’école publique égalitariste, du marché de l’emploi et de son dénigrement de la vertu de la générosité privée, surtout quand, horreur absolue, elle ressemble à la charité chrétienne. Après un billet sur l’étatiste déguisé Macron, il me semblait non dénué de sens d’évoquer le fait que de plus en plus de socialistes se convertissaient au libéralisme tant l’échec du socialisme en France sautait au yeux. Ces braves gens en persistant à donner des bons points à qui pense comme eux et à qualifier de libéral des chimères socialistes prouvent que parmi les clivages intellectuels qui structurent le débat en France, le clivage droite/gauche n’est pas mort du tout… Y compris chez les libéraux!

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