La révolution n’est pas encore en marche!

La trêve estivale approche et va nous permettre de reprendre nos esprits après une séquence folle de l’histoire de France. Et que le repos, le recul sur cette actualité dévorante nous apporte des forces aussi : il va en falloir dès la rentrée. Je suis prêt à parier que la séquence printanière n’est que le début d’une séquence plus longue préfigurant l’agonie des institutions de la Vème république. Le président Jupiter affiche ses ambitions, agite à l’excès les symboles et agit avec une poigne de fer et ça plaît pour le moment, même pour de mauvaises raisons. S’il échoue, ce pays peut se disloquer à une vitesse inouïe laissant même d’habiles esprits totalement crédules. Voilà 2 mois qu’il est en fonction et on ne sait toujours pas si le cap et l’ampleur des réformes qu’il entend mener vont dans la bonne direction et iront assez loin. On se rassurait en se disait qu’il semblait vouloir actionner, enfin, les bons leviers mais on se pince déjà le voyant en actionner certains dont on aurait aimé qu’il n’y touchasse pas. Pire, au milieu de signaux contradictoires, de gros couacs ont déjà émaillé le début de mandat bien que la portée fut pour le moment bien étouffée par la presse toujours sous hypnose.

Prenons la composition du gouvernement : à l’éducation nationale, fut nommée une personnalité au parcours encourageant. L’écologie et, le titre faisait déjà craindre le pire, à la transition énergétique, fut dévolue à un socialiste constructiviste à un autre, Hulot, car personnage télévisé bénéficiant d’un capital sympathie supérieur à un politicien professionnel. Sa volonté de fermer 17 réacteurs nucléaires et d’interdire les moteurs thermiques (heureusement à horizon très lointain, surtout pour quelqu’un qui a le profile pour ne pas rester longtemps aux affaires) traduit cette regrettable habitude de l’état de vouloir perturber les solutions émergeant des innovations produites par une économie libre. Bayrou portait un projet (au final à l’ambition epsilonesque) de moralisation de la vie publique, il tombe sur de forts soupçons de politicailleries bien rétrogrades. Emportée par la même affaire, Sylvie Goulard (éphémère ministre des armées) avait pris le soin dans ce bref laps de temps de parler de ses passions : le partage de la souveraineté avec nos partenaires européens mais fut remplacée par Mme Parly, une technocrate de l’ENA de plus. Même à huis-clos, le CEMA Pierre de Villiers en avait-il trop dit? Au rythme ou les choses vont, des généraux réservistes, les héros (hérauts?) de la grande muette qui l’ouvrent se sont multipliés ces derniers temps. Et pour cause! Le budget de l’armée a trop longtemps constitué une variable d’ajustement tandis que la France engageait de plus en plus de forces, tant à l’extérieur comme à l’intérieur. Dans le même temps, fut toujours épargné l’énorme budget de redistribution sociale, de dépenses clientélistes, d’octroi d’avantages disproportionnés aux agents d’entreprises publiques et de soutien aux branleurs qu’ils fussent délibérément au chômage ou dans la fonction publique pléthorique. Comment ne pas réagir alors que nous sommes à la veille d’être gouvernés par des gens, aimant tellement leur patrie, qu’ils préfèrent prolonger encore un peu la durée de péremption de notre modèle social communiste en bradant notre force de dissuasion et par conséquent le siège de membre permanent au conseil de sécurité de l’ONU?. Jupiter s’est donc emporté, la veille du défilé de la fête nationale (!) pour rappeler que c’était le chef, ce qui est vrai en pratique mais ce qui a poussé à la démission de Pierre de Villiers. Une gène médiatique délicate à étouffer cette fois, les français plébiscitant nos forces armées.

Quand Macron explique aux collectivités territoriales qu’elles se foutent du monde et dépensent trop, il a raison. Quand il veut supprimer la taxe d’habitation calculée de manière fumeuse, pourquoi pas. En revanche je n’ai toujours pas entendu la moindre réflexion, même embryonnaire, qui nous sortirait du jacobinisme exacerbé des brillants produits de l’ENA pour faire enfin marcher la décentralisation. Ne prononcez pas le mot « concurrence fiscale » entre les régions ou collectivités territoriales, entre ceux qui prélèvent l’impôt et les systèmes de péréquation, personne n’y comprend rien. On comprend juste que les maires, les départements, les régions, se foutent d’être vertueux, il y aura toujours des crétins de sans-dent pour payer. Principe de subsidiarité baffoué dans les compétences, démocratie piétinée pour voter des budgets. Le résultat? L’économe est battu, le clientéliste se constitue une base arrière quand il est chassé d’un mandat national. La conséquence? Explosion de la dépense publique dans les collectivités territoriales et inflation d’embauches d’agents avec les conséquences sur les coûts et la masse salariale (vu le statut des agents impossibles à virer!). Sans le très vertueux Bayrou, pas de bol, les députés LREM ne veulent pas entendre parler de justifier de leurs frais. Zut. D’autant que les socialistes officiels, désormais inaudibles, ont été formidablement remplacés par les socialistes de droite pour appuyer la majorité dans sa volonté de réformer, un peu mais pas trop, pas du tout si possible…

Voilà comment la démocratie française se délite sous nos yeux : un renouvellement accompagné d’un rajeunissement sans précédent qui telle une montagne accouche d’une souris. Le Canard Enchaîné traque déjà dans cette majorité faite de bric et de broc de potentiels frondeurs, pas étonnant vu la vitesse de la constitution des investitures entre des gens solides et les opportunistes aussi légers et minces qu’une feuille de papier à cigarette. Macron a trop vite montré pourquoi derrière les bons chiffres de son élection et de sa majorité, il ne peut pas se passer d’une démocratie directe, par le référendum notamment. D’où vient l’abstention d’ailleurs? Une frange de plus en plus importante de la population se rend compte qu’elle n’a le choix qu’entre une socialiste nationaliste pour qui, tout est est de la faute des autres si on ne peut pas conserver notre modèle social, un communiste pour qui, c’est la faute des autres si on ne peut pas aller plus loin dans le communisme. En face, on est fermement incité à se rabattre sur les deux crânes d’œuf passés par l’ENA. Le premier, promotion Clown, se dit de droite et taxe tout le monde pour épurer les comptes du modèle social communiste et, le second, se dit de gauche, promotion Guignol, pour faire la même chose il se promet de taxer plutôt les vieux et les riches. Tant qu’aucun arbitrage raisonnable favorable aux missions régaliennes ne viendra contrecarrer l’éternelle et inéluctable croissance des dépenses clientélistes du modèle social communiste, rien ne bougera. Le déclin économique avec comme toile de fond, l’importation en France des conséquences des schismes à l’intérieur de l’Islam, se poursuivront. Comme la dislocation des maigres justifications du modèle social collectiviste.

Pour des raisons historiques liées à l’évolutions des idées politiques et la déshérence idéologique des partis de gouvernement depuis 40 ans, j’ai ouvert ce blog sentant que de forts mouvements étaient désormais éminents. Prenons par exemple la droite, qui se prétend gaulliste alors qu’elle s’est faite complice de la liquidation de l’indépendance et de la souveraineté gaulliennes, ou la gauche, qui ne se préoccupe plus des plus modestes, un immense discrédit ouvre la porte à tous les possibles. Le paradoxe c’est que, morte idéologiquement, la gauche divisée fut portée au pouvoir en 2012 sans que l’issue pour ce pauvre François Hollande ne surprenne qui que ce soit d’un peu lucide. Sure de l’emporter, la droite a feint une humilité de façade et de faux débats au cours de la primaire. Bonapartistes et Orléanistes ne pourront jamais coexister dans un seul parti. Ce peut-il alors que le mouvement de Macron, patchwork hétéroclite de sociaux-démocrates, de centristes euro-fédéralistes, de radicaux et de quelques libéraux puissent s’entendre alors que ce curieux cartel s’est agrégé en quelques semaines et a fait entrer au Palais Bourbon une majorité d’inconnus et de novices? Les premiers arbitrages et signaux contradictoires n’augurent pas d’un succès (même en demi-teinte). On peut même se demander si Emmanuel Macron ne va pas nous faire perdre 5 ans de plus en faisant du Hollande avec seulement un peu plus de panache capricieux et de télégénie pour la communication. Rien ne fut accompli en 2017, ce n’est que le début d’un cycle d’évolution, reste à savoir s’il sera rapide ou lent, saccadé voire brutal ou continu.

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Le dégagisme touche même le MoDem et la REM (mais pas trop)

 

J’annonçais de fortes répliques à venir, nous y voilà. LR a pris sa branlée, malgré une légère correction entre les deux tours, mais se scinde pour étoffer l’UDI avec un groupe prêt à voter la confiance au parlement du gouvernement Philippe 2. Les affaires rattrapent le Modem et Sylvie Goulard entraîne, par sa sage décision, Bayrou et Sarnez vers la porte de sortie. La mauvaise nouvelle de cette correction, à la place d’une amplification, c’est l’entrée tonitruante d’insoumis sans cravate (sauf du Commandante) capables de former un groupe et de 8 députés FN qui brailleront eux aussi, sans que cela n’apporte quoi que ce soit aux débats.

Le dégagisme a malheureusement ses limites. Cerné par les révélations concernant un infâme système de copinage et d’arrosage mutuel entre copains d’argent des autres, M. Ferrand sort donc du gouvernement. Il n’est pas mis sur la touche pour autant, il est plébiscité par un vote à main levée pour prendre la tête des députés En Marche tout droit sortis de la cuisse de Jupiter. Comment ensuite oser s’interroger sur le possible caractère « godillot » de ces députés? Enfin, du respect pour cet élan de renouveau pourtant si indispensable!… Bayrou rêvait de moraliser la vie publique sans avoir fait le ménage dans les pratiques de son propre parti, pratiques qui ne se dépareillaient pas de celles d’autres partis dont l’affreux méchant FN. Paix à son âme.

Quant au perchoir, comme à Matignon, on rêvait de moderniser les pratiques, d’insuffler un vent de progrès, de concrétiser ces vœux pieux en installant enfin une femme. Pas de chance, encore un homme et non des moindres. Un garçon propret qui a eu le flair d’abandonner les verts en plein désordre spiritique pour savoir à quel marxisme se vouer pour participer à la primaire du PS. Bien que s’engageant, comme Valls (abandonnant le PS à qui il avait prophétisé sa mort) à soutenir le vainqueur, la verte girouette a préféré Macron au frondeur communisant. Belle image de la vertu et de la rectitude des idées… Enfin, Thierry Solère a entraîné quelques députés LR plutôt favorables à Bruno Le Maire pour former un groupe, étoffant l’UDI, plutôt favorable au gouvernement se détachant ainsi de la pétaudière agonisante qu’est devenue le principal parti de droite de gouvernement. Avec les éliminations conjointes de deux de leurs représentants antagonistes, Henri Gaino et NKM (dans la même circonscription en plus!) LR devrait enfin se poser les bonnes questions…

Les législatives ont confirmé la méfiance des français face à des institutions dévoyées et de moins en moins démocratiques. La démocratie représentative est en crise et la crise de régime couve tant Macron et ses sbires ont été paradoxalement favorisés dans un contexte de défiance inouï, notamment envers les partis traditionnels dits de « gouvernement ». D’autres mouvements de plaques tectoniques devraient se produire et nous amuser… Pourquoi pas un mouvement « En Marche » de droite pour achever ce qu’il reste de vieux cons chez LR? Si Macron n’obtient pas de résultats tangibles sur les principales préoccupations des français (chômage/sécurité/prospérité) on ira vers la crise de régime que la politique de la BCE a épargné au minable président Hollande, politicien qui ne restera dans l’histoire que pour avoir achevé le parti socialiste métastasé par le marxisme.

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Le séisme des législatives va connaître de fortes répliques

Le succès historique de la démarche d’Emmanuel Macron, consistant à pendre haut et court tous ceux qui ont exercés les pouvoirs, les partis installés depuis 1958, en partant de quasiment rien, est à peine tempéré par la faible participation. Le premier tour des législatives confirme les principaux enseignements de la présidentielle. Le séisme de dimanche dernier a déjà coûté la carrière politique d’une longue liste d’incapables de gauche ou de droite et la liste promet de s’allonger. Les conséquences du second tour pourraient bien provoquer tout une série de répliques presque aussi fortes. Hormis le saut dans l’inconnu qui s’ouvre, quel plaisir de voir disparaître, parfois dans l’humiliation, autant de connards d’un coup. On en est presque à espérer que les abcès à crever qui minent notre société vont l’être par l’ampleur de la vague…

Macron a beau émerveiller les médias qui le présentent comme l’alchimiste qui en effleurant du plomb le change en or, la perception des français demeure inchangée. Peu d’enthousiasme, la plupart se sert de lui et de son mouvement comme un populisme aimable afin de virer les incompétents, souvent pourris, des partis de gauche et de droite qui échouent lamentablement depuis une bonne trentaine d’années. Les français les plus en colère, les plus en difficulté sur le plan matériel, savent au fond que ni le FN du clan Le Pen ni FI du petit père Mélenchon n’ont la moindre chance d’accéder au pouvoir. Le veulent-ils au fond d’eux mêmes? Le FN a pris le bouillon, même à 45% au premier tour Marine Le Pen n’est pas assurée de rallier le palais Bourbon car il n’y a pratiquement aucune triangulaire avec cette forte abstention. La remarque vaut aussi pour le PS qui affrontera presque partout un candidat REM pour qui une partie de la droite se fera un malin plaisir de voter pour tuer le PS. Réciproquement, les élus LR des banlieues aisées ont du souci à se faire. Les résultats des les Yvelines, l’ouest parisien et les hauts de Seine sont éloquents. Macron a fait entre 85 et 90% au second tour face à la candidate FN. C’était la confirmation de mes deux intuitions : d’abord la compatibilité de l’électorat bourgeois selon le diagramme de Nolan entre LR/UDI et Macron et les votes antilibéraux incompatibles entre eux, contestataires d’un jour en plus, entre FN et FI. Ensuite, que le candidat « En Marche » est pratiquement sûr de l’emporter partout, sauf sociologie très écartée de la moyenne dans la circonscription, face à un candidat de gauche ou de droite : le vainqueur de Condorcet.

Les caciques de LR n’ont pas compris que les sondages ne se trompaient pas : François Fillon a été choisi au dernier moment lors de la primaire pour son projet et non sa personne. C’est pour ça qu’il a bien résisté au premier tour de la présidentielle. En expurgeant les mesures qui faisaient le plus débat, en se fixant ridiculement sur la hausse de la CSG et en proposant des baisses d’impôts non compensées par des baisses de dépenses, LR a montré le vrai visage de ces dirigeants. Un parti de vieux qui ne parle qu’aux vieux et qui se soumet au politiquement correct alors même qu’en coulisse, ses éléments les plus lucides savaient qu’ils ne proposaient rien de courageux, rien de neuf, rien qui sortait du socialisme qu’ils ont fini par accepter avec Chirac et Juppé, un soir de décembre 1995, en se couchant face aux grèves. Ils n’auraient jamais du appeler à voter « oui » au traité de Maastricht s’ils étaient resté gaullistes, ils se sont laissés enfermer dans cette posture intenable entre la fiction de la souveraineté alors que le modèle social devait évoluer pour supporter le partage de la même monnaie avec l’Allemagne. Quand l’Allemagne s’est réformée, les deux pays ont commencé subitement à s’écarter l’un de l’autre, le piège s’était refermé. A cet égard, Florian Philippot a raison de penser que l’€ est la clé de voûte du système. Le FN va sauter aussi sur cette question, il veut revenir au franc pour garder en place le socialisme, les moins fous économiquement au FN ont compris que cette stratégie écartait pour toujours le report des voix de la droite bourgeoise sur le FN au profit d’un candidat centriste, prêt, lui, à enclencher les réformes que prône la commission européenne, les autres gardiens de la zone €… Écartelés, FN et LR sont donc travaillés par des forces centripètes au moins aussi fortes qu’au PS.

Pour quelles raisons les électeurs se mobiliseraient-ils, dans un regain de participation, pour modérer ce que le premier tour laisse entrevoir comme issue finale? On n’en voit aucune, Françoin Baroin donne l’impression d’avoir été désigné pour être flingué. On peut même s’attendre à ce que la REM remporte plus de sièges que la fourchette haute de 440. Ce qui signifierait aussi la REM n’aurait même pas besoin des élus Modem pour disposer d’une majorité absolue. Enfin, on peut s’interroger de l’intérêt des prises de guerre venues de LR. Pour faire passer des réformes agitant les centrales syndicales récalcitrantes, s’appuyer sur des ministres de droite pourrait s’avérer fort utile. Aucun remaniement d’ampleur à l’issue des législatives n’est donc à attendre. Pour finir, si Laurent Wauquiez s’empare du parti LR pour le droitiser et attirer (ce qui semble pour le moment exclu) des déçus FN de la ligne Philippot, des élus comme Thierry Solère partiront. Il l’a très bien dit hier sur CNEWS : l’UMP c’était l’union de la droite et du centre. Le centre parti chez Macron et la droite incarnée par des socialistes se réclamant du Général avec des déclarations aussi sidérantes de bêtise que révélatrices, telles celles d’un Henri Gaino, même éliminé et rangé au placard, on sent la même fébrilité chez LR qu’au PS. Comment le PS, où les frondeurs ont été balayés, pourraient se ré-agréger autour du rescapé Valls? Macron n’a pas fini de tout faire sauter, c’est passionnant.

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COP 21, poignée de main, bullshit et cie

Donc Trump dit merde aux engagements de son prédécesseur et accessoirement au monde entier. Puisque les engagements issus de ces grandes messes médiatiques sont peu contraignants, les réactions surjouées des uns et des autres et l’énorme buzz médiatique sont affreusement décalées et insupportablement orchestrées. Au mieux, pour les délégations, une dégustation de petit-fours au caviar rincés au champagne aux frais des méchants contribuables qui sont d’affreux-jojos pollueurs. Les médias haïssent tellement Trump qu’ils en oublient qu’ils sont en train, à la vue et aux yeux de tous, de conspuer l’idée même de démocratie. Les gauchistes de 68 ont non seulement durablement abîmé la souveraineté populaire mais ils prouvent aussi que le pouvoir, il faudra le leur prendre malgré la mort clinique de leurs idées, partout en déroute en occident.

Reprenons : Trump s’est joué de l’establishment républicain pour se faire élire en dénonçant la soumission des caciques du parti aux oukases du politiquement correct auxquels bon nombre des républicains se prêtaient. Voir un Ted Cruz porter leurs ultimes espoirs d’échapper à Trump, lui, qui conchiaient Washington pour des raisons très proches était soit savoureux soit annonciateur d’un effondrement tant politique qu’intellectuel. Or il y a bien une chose que les républicains partagent à peu près : un climato-scepticisme qui les soudaient devant des accords signés par Obama en fin de second mandat, qui engageaient l’Amérique, mais si peu le président signataire. Chacun a sa religion sur le sujet car il faut bien parler de religion. Bien entendu de puissants lobbies sont à l’oeuvre pour voir inscrire dans les rapports contradictoires ce qui les arrangent. J’observe seulement deux choses : en premier des études sérieuses qui contestent l’influence du CO2 comme gaz à effet de serre, gaz facilement assimilé aux activités humaines, histoire de les culpabiliser. En second lieu, je constate l’effort non négligeable des industries nucléaires et pétrochimiques pour investir dans les énergies renouvelables, en communiquant massivement sur leurs investissements. Quand l’état est près à balancer du fric par la fenêtre, il y a toujours foule au portillon.

A l’ère Macron, émettre des doute sur la maléfique connivence entre les états et les conglomérats énergétiques, ce ne serait pas si naïf. Idem pour Trump qui semble aimer les conséquences géopolitiques de l’indépendance énergétique des USA tout en signant des contrats militaires avec l’Arabie Saoudite. Les mains un poil plus libres mais toujours prêtes à encaisser un chèque. Or pendant sa campagne, il n’a eu de cesse de dire que la politique constructiviste prônée par les grand sommets sur le climat était tout bonnement à jeter à la poubelle. Aucune surprise donc à sa décision nullement motivée par une contrariété passagère, même par un un président français en marche sur l’eau d’après la presse française oubliant l’océan de dettes en dessous. Ce n’est pas non plus un gentil discours en anglais depuis le palais de l’Elysée qui bousculera le président américain et le faire revenir dans le droit chemin. Cette volonté affichée d’Emmanuel Macron de prendre le leadership de la pensée unique a de quoi inquiéter. A quoi va ressembler l’UE qu’il entend qu’il défend alors que la simple vue de Juncker pavaner partout, avant même d’entendre ses commentaires méprisants envers les peuples et la démocratie, sont insupportables? Que va-t-il faire pour l’écologie avec son ministre animateur de TF1 alors qu’il avait si peu parlé de ce sujet durant la campagne? Semer des ventilateurs géants qui ne produisent rien et en plus de manière discontinue alors qu’on ne sait pas stocker l’énergie? Les éoliennes sont une escroquerie symbolisant bien cette prétendue lute contre le réchauffement, sans subvention, elles n’existeraient pas. Enfin, on sait comment se finissent toutes ces initiatives constructivistes qui parient contre le marché et retardent l’innovation technologique : en accidents industriels et scandales politiques.

Donald Trump est certainement un bouffon égocentrique sauf que la décision qu’il a prise est la bonne. Tout le beau monde qui le conspue se moque des choix démocratiques et quand le peuple vote mal, il faut le lui faire comprendre pour qu’il expie sa faute. On voit comment les négociations entre le Royaume-Uni et l’UE sont lancées; tout est fait pour que les anglais regrettent leur choix et pour qu’on puisse s’asseoir sur un référendum tout en cherchant à imposer la « démocratie » dans certaines parties du monde. Trump rappelle aussi que derrière ce que les gardiens du politiquement correct appellent de l’égoïsme, il y a un dirigeant qui a comme priorité son pays. C’est moche un pays présidé par quelqu’un qui privilégie les intérêts de sa population et ne partage pas la souveraineté sans l’approbation du peuple. C’est moche un pays présidé par quelqu’un qui applique son programme (exception faite des mesures les plus stupides) on a perdu cette sombre habitude en occident. Sauf de voir la stupidité en action et la corruption de la classe politique. Trump est vraiment trop moche…

 

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La macronmania n’augure rien de bon

Voici un bref billet d’humeur pour livrer mon sentiment sur cette actualité internationale, faite de drames humains (terrorisme partout) et de rencontres de chefs d’Etat, le tout dans une euphorie journalistique délicieusement déplacée. Pas étonnante compte tenu du niveau pitoyable de la couverture médiatique de la campagne présidentielle. Au sommet de l’OTAN puis du G7, nous avions l’occasion d’assister au premiers pas de notre nouveau président. Il ne s’est pas pris les pieds dans le tapis comme François Hollande foudroyé d’entrée de jeu à l’occasion de son premier déplacement, à Berlin, comme il se doit. Il a plus de prestance, son âge et sa frimousse ne lui valent que des commentaires élogieux, quoique cela soit appréciable pour l’image de la France qu’il représente, c’est trop. On rira peut être un jour de ceux qui trouvaient la perte de poids d’Hollande courageuse à la vue de la remontée une fois élu… Cette mansuétude qui confine au lèche-bottisme pourrait se révéler dangereuse.

Emmanuel Macron a objectivement accompli un sans faute depuis son élection confirmant une remarquable habileté tacticienne. C’est bien, la leçon de la Rotonde a été retenue, ça nous change des débuts calamiteux de Sarkozy et d’Hollande qui préfiguraient, hélas, très bien la suite. La constitution du gouvernement, comme je le mentionnais dans mon billet précédent, ne penche pas aussi à gauche qu’on ne le croit, mais l’extrême faiblesse du personnel politique actuel ne permet pas à Macron de constituer une « dream team » des réformateurs plutôt centristes. Le silence médiatique autour de l’ancien assistant parlementaire UDF qui assure que François Bayrou était parfaitement au courant du caractère fictif de son emploi qui ne servait que de couverture à ses activités pour le parti, est malheureusement inquiétant. Vient ensuite l’affaire autour de Richard Ferrand qui démontre un cruel deux poids deux mesures vis à vis de l’acharnement médiatique contre François Fillon. La cause est identifiée et périlleuse pour la démocratie : la gauche mondialiste formée à Paris tient solidement deux bastions de contre-pouvoir tout à fait éminents. Le premier est le pouvoir journalistique qui est tenu en laisse par les capitalistes de connivence, en cheville avec les plus hautes sommités de l’énarchie, qui elle, s’est totalement emparé du pouvoir par le truchement de Macron. Le second c’est la magistrature qui déclenche des enquêtes quitte à les clore par un non-lieu juste pour salir un opposant ou atteindre une autre cible, voire pire, n’enquête pas alors que le soupçon de prise illégale d’intérêt est clairement explicité (Ferrand). On peut donc supposer que la ou les lois de « moralisation » de la vie politique du curé Bayrou ne déboucheront encore une fois que sur du bricolage insignifiant qualifié de « réforme » sans que les sources de conflits d’intérêts n’aient été aucunement taries.

J’ai eu l’impression ces dernières heures qu’en résistant subtilement à l’épreuve de la poignée de main et aux outrances du président Trump, Macron était un alchimiste transformant le plomb en or. Que son idylle avec le canadien Justin Trudeau ou des quelques réformateurs en peau de lapin en Europe était le signe annonciateur d’un printemps des oiseaux qui chantaient à nouveau. Je suis navré de rappeler qu’il n’a rien fait pour le moment qui change quoi que ce soit à mon quotidien ni améliore celui des gens les plus désespérés de mon pays. Galvauder le fond et l’action au profit de la forme risque de se payer très cher. S’imaginer que la prestation minable de Marine Le Pen au cours du débat assure 10 années supplémentaires de répit aux bavardages égalitaristes et socialistes, qui tuent à petit feu notre pays, me semble être une illusion très perverse. Nos maux sont profonds et tenter d’offrir des béquilles à ceux à qui on casse les jambes ne changera rien.

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Ce nouveau gouvernement penche-t-il trop à gauche?

Enfin, et cette fois-ci annoncée à l’heure, la composition de la nouvelle équipe gouvernementale est connue. En dehors du premier ministre Edouard Philippe, seuls deux élus LR intègrent cette équipe de 22 personnes respectant globalement les équilibres promis. Ils auront en charge toutes les équipes de Bercy, gros morceau donc et très casse-gueule (Le Maire était le seul prétendant à la présidence à vouloir baisser la CSG que Macron veut augmenter). Les ministres d’Etat, eux, semblent beaucoup plus proches du président Macron et des socialistes tandis que le Modem décrochent 3 maroquins, non des moindres. Rapide revue en détail et des conséquences possibles. Comme redouté, le renouveau, l’ouverture à la société civile, la parité sont de jolis vœux pieux qui se heurtent à l’exigence d’efficacité et de cohérence de l’action publique. Ce premier gouvernement n’échappe pas à la règle malgré le sans-faute d’Emmanuel Macron depuis son élection.

Gérard Collomb hérite de l’intérieur, poste si exposé actuellement. Avant même qu’Emmanuel Macron ne se lance dans l’aventure, tout en se tenant à l’écart des gouvernements pitoyables d’Hollande, Collomb soufflait déjà l’idée sur les plateaux TV que Macron était présidentiable. Réélu à Lyon qu’il gère d’une main de fer au grand dam des élus Modem cherchant une investiture dans le Rhône, on peut faire pire comme socialiste. Jean-Yves Le Drian et Sylvie Goulard étaient attendus mais chacun au poste de l’autre, le premier fut un des rares, si ce n’est le seul ministre compétent d’Hollande, apprécié et réélu en Bretagne sans s’allier ni aux verts ni aux communistes. La seconde, MODEM, ralliée de la première heure, partageant les convictions européennes du président et très compétente, étant probablement la seule candidate sérieuse pour Matignon. Là encore comme socialiste ou centriste, on fait bien pire, Goulard étant même globalement libérale. Richard Ferrand quant à lui, socialiste breton, modéré lui aussi, fait également partie avec Christophe Castaner voire le benjamin Mounir Mahjoubi, des élus ou gens engagés à gauche qui avaient rejoint Macron convaincus que le PS était mort du fait des synthèses impossibles entre les réformateurs sociaux-démocrates et l’aile marxisante. Mention spéciale au porte-parole Castaner : aux régionales en PACA, il s’est désisté pour faire élire Christian Estrosi et fut manifestement talentueux durant la campagne présidentielle. Encore quelqu’un issu de gauche avec lequel une droite réformatrice a plus envie de travailler que les vieux croûtons LR, en place depuis trop longtemps, qui défendent avec encore plus de talent que la plupart des socialistes, notre modèle social collectiviste agonisant. Les personnalités issues de la société civile ont une expérience managériale et/ou de conseil à haut niveau qui les rendent très intéressantes sur le papier. Inutile d’épiloguer.

Je vois deux ombres au tableau : Bayrou a poussé une soufflante pour plus d’investitures La République En Marche à des encartés MODEM pour qu’au final son ministère soit le plus important possible. Il hérite de la justice. On verra donc, mais vieille tactique politicienne pour servir des desseins personnels. L’autre ombre est la nomination du fantasque Nicolas Hulot capable de nous planter des éoliennes partout alors qu’elles coûtent très cher et ne produisent rien. Enfin, Bruno Le Maire était tenté de sauter dans le vide, il l’a fait mais il risque d’en payer le prix durement. Ce gouvernement me paraît plus centriste et équilibré qu’il n’y paraît mais va laisser des prises à LR d’une part et à l’UDI, dont personne n’a été débauché, pour donner l’envie aux français de ne pas donner à LREM trop de députés et certainement pas la majorité absolue. Je parie donc sur un remaniement en juin et une scission de LR/UDI seulement après le second tour des législatives. Premier (petit) échec du président Macron.

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Macron président, les primaires ont fait le jeu du gagnant de Condorcet

Il y a certes une abstention record tout comme de bulletins nuls ou blanc. Mais il y a surtout un président élu avec un résultat sans appel de 66%. Marine Le Pen a lourdement payé sa prestation cataclysmique au cours du débat en se payant le luxe d’apparaître sous les traits d’une caricature encore plus repoussante que celle d’Emmanuel Macron, l’incarnation de l’élite mondialisée, sans enracinement. Fait majeur il y aurait plus de 50% des électeurs de François Fillon qui aurait voté pour Macron. Si on se réfère aux résultats du premier tour sous l’angle du diagramme de Nolan, on voit qu’effectivement un nouveau clivage est apparu et qu’il appelle une reconfiguration du spectre politique. Le clivage traditionnel gauche/droite ne s’efface pas totalement, ou plus probablement, que temporairement. Mais la tectonique des plaques incite des grands changements après ces résultats, tant ceux du premier tour qu’à ceux du second. Pourquoi? Réduire l’élection de ce jeune président, sorti de nulle part, à une manipulation ou un simple accident de l’histoire qui n’appellerait pas de commentaire est une grossière erreur. Les accidents de l’histoire sont même toujours les moments les plus éclairants.

Le 23 avril à 20h, nous avions la confirmation d’une France éclatée en 4 blocs, aux poids voisins, aux intérêts et aux aspirations divergentes, ce qui n’est évidemment pas très rassurant pour la suite. En tête, les bobos mondialisés des centre-ville, un centre gauche plus libéral sur les sujet de société mais non marxiste économiquement. Les bourgeois, plutôt âgés et non totalement déchristianisés, des riches banlieues, plus conservateurs. Dans les banlieues de l’immigration, d’autres à peine moins modestes (où peuvent encore se réfugier des fonctionnaires prolétarisés) un discours socialement progressiste et économiquement marxiste fut mis en avant. Les perdants ruraux ou péri-urbains eux ont cédé aux sirènes du populisme identitaire, économiquement marxiste. On connaît la suite : à Paris Macron dépasse 85% dans les arrondissements conservateurs et la banlieue aisée, comme dans toutes les villes mondialisées de France. Le Pen finit essorée car la compatibilité entre les deux pôles plutôt libéraux était bien plus évidente que celle entre les pôles plutôt marxistes. D’où le rapport de 1 à 2 au second tour. La question suivante qui se pose, c’est évidemment, comment en sommes-nous arrivés là? Très souvent, il m’arrive de constater que les idées reçues en vogue confondent gentillement causes et conséquences. Je ne crois pas que la conjonction entre notre modèle social collectiviste et la mondialisation ait enfanté de cette situation, il n’y a en réalité que la superposition des leurs effets à un contexte politique délétère.

Aux 4 blocs, on peut accoler 4 idées directrices pour décrire le déroulement de la campagne. J’évacue immédiatement la cabale dont fut victime François Fillon bien qu’elle ait joué un rôle déterminant. Elle eut une postface sur laquelle je reviendrai. Mes deux principales idées partagent le point commun de remonter à loin, bien avant la tenue de cette campagne. Le mode de scrutin pour commencer. Le scrutin uninominal à deux tours viole souvent le principe de Condorcet :  en 2007, si François Bayrou avait atteint le second tour, il l’aurait emporté face à n’importe qui mais au final, les deux qualifiés furent des personnes dites « clivantes ». Ensuite, comme troisième observation, il faut admettre qu’il y a un an, Emmanuel Macron était le seul à avoir tiré toutes les conclusions qui s’imposaient de la présence certaine de Marine Le Pen au second tour. Des sociologues ont montré qu’un scrutin à un tour favorisaient la bipolarisation de la vie politique : nous voyons ceci à l’oeuvre aux USA et au Royaume-Uni. C’est l’apparition de scrutins à la proportionnelle qui ont permis l’émergence d’autres petits partis politiques. Un scrutin à deux tour favorise lui, l’apparitions des 4 pôles : des extrêmes populistes à la marge du clivage traditionnel gauche/droite. Au premier tour, on rassemble son camp sur son cœur pour éviter que ses flans ne soient tentés de rejoindre le pôle populiste. Il en résulte qu’au second tour, normalement le vainqueur de Condorcet est éliminé, et les deux finalistes « se centrisent » pour gagner. On comprend dès lors pourquoi un président français centriste ne peut être élu que dans des circonstances exceptionnelles. Depuis l’élection de 1965, de telles conditions ne se sont effectivement produites qu’en 1974 et cette année. Pour la première, Mitterrand avait bien réussi à éviter une candidature PCF (parti qui a boudé l’élection comme en 1965) mais était dépourvu de réserves de voix au second tour tandis que Chirac avait torpillé le candidat UDR pour l’essor de sa carrière. En 2017, le FN étant le seul parti certain de se qualifier au second tour mais avec une autre certitude : que le pôle communiste ressuscité mais refusant la « dédiabolisation » du FN, compte tenu de la structure de son électorat, ne lui apporterait que marginalement des voix au second tour (7% au final…). Dès lors, entre un Fillon discrédité et trop conservateur d’une part, trop réformateur pour une droite vieillissante, et, un Hamon aussi transparent que doublon inutile de Mélenchon, un boulevard s’ouvrait pour Macron. Ultime et quatrième point, l’inadaptation du modèle social collectiviste français à la mondialisation concurrentielle et les institutions ont exacerbé les rancoeurs entre les 4 blocs sociologiques. Pour deviner que le PS et le bloc de droite libérale allaient lourdement en pâtir et qu’il fallait l’équivalent français du parti espagnol « ciudadanos » pour opérer une percée décisive, il fallait de l’audace. Dès 2012 après la défaite de nicolas Sarkozy, Bruno Le Maire à droite l’avait martelé. Pourquoi n’a-t-il pas bousculé les caciques en place depuis 30 voire 40 ans? Parce que son audace s’est limitée à se pointer au premier débat entre les candidats sans cravate! Macron est parti de 0 et son audace, son réseau, sa personnalité ont mis en marche des gens motivés et compétents… Qualités d’un chef, en passant.

Pour résumer, Emmanuel Macron a certes bénéficié d’un incroyable concours de circonstances mais la chance ne sourit qu’aux audacieux. La désignation de candidats trop « clivants » et aux électorats actuellement rétrécis par l’exaspération populaire ont fait croire que de l’élection présidentielle était devenue un processus de désignation à 4 tours. Cette élection, depuis le départ, n’était qu’à un seul tour en réalité, c’est le vainqueur de Condorcet qu’il convenait de trouver au PS ou chez LR. Voici ce qui a été la clé de voute du succès de Macron une fois Juppé éliminé, Macron s’est d’ailleurs porté candidat entre les deux tours de la primaires de droite alors pliée. Les primaires ne sont pas un mauvais système en revanche. Des gens, qui par décence, n’auraient pas du concourir ont ainsi été écartés, trop tardivement donc. Le poison provient de cette élection présidentielle à deux tour. Il faudra changer cet aspect des institutions qui depuis le quinquennat estampille « majorité présidentielle » des gens officiellement du même parti mais qui sont incapables de réformer en profondeur du fait de leurs profondes divisions idéologiques que le seul axe gauche/droite ne permet pas de soupçonner. La longévité des parcours qui pousse ces gens à qualifier de « réformes » des bricolages insignifiants a également favorisé une volonté puissante de « dégagisme ». La Postface de la défaite de Fillon : ce sont des cadres – usés jusqu’à la corde – de LR qui proposent des baisses d’impôts en réduisant les objectifs de réduction des dépenses publiques. Ils veulent vraiment gagner les législatives? Ils m’ont donné envie de contribuer à offrir au président Macron une majorité pour qu’il ait les coudées franches. Il y a trop d’indices qui laissent penser que ses velléités réformatrices soient plus ambitieuses que les vieux comptables LR tout juste encore crus dans les maisons de retraite.

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