Haro sur le PSG au pays qui vomit le talent

Donc le miracle n’a pas eu lieu. Quelques heures avant le match retour face au Real de Madrid, les médias ont fait monté la sauce. Au lendemain de la défaite, les mêmes qui voulaient faire croire à l’exploit, se sont déchaînés contre l’équipe du Qatar. En France on aime la réussite des médaillés aux JO dans des disciplines que seule l’armée peut alimenter (biathlon), les losers magnifiques, à la Poulidor mais quand un gars écrase son sport et la concurrence comme Teddy Riner, on va chercher combien Levallois-Perret de l’affreux (à juste titre pour le coup) Balkany le paie pour y être licencié. Personne pour dire que le PSG n’a pas été ridicule, il stagne juste dans sa découverte des petites choses qui font d’un grand club un géant d’Europe qu’il a trop vite affirmé vouloir devenir.

L’enseignement du match aller c’est que les parisiens n’ont pas su fructifier leurs occasions et sont possiblement victimes d’un but hors-jeu. Mais, avant toute chose, le PSG a exposé au plein jour ses carences connues et non traitées par le carnet de chèque opulent des vilains actionnaires. Des défenseurs latéraux trop légers, un milieu défensif dégarni avec le départ de Blaise Matuidi et l’échec de toute tentative pour trouver le successeur du vieillissant (et souvent blessé) Thiago Motta. A côté, on se paie pour près de 190 millions un gamin de 19 ans présenté comme le nouveau Thierry Henry. Rappelez-moi pour combien Monaco l’a vendu à la Juve avant qu’il fasse enfin les bonheurs d’un club, Arsenal en l’occurrence? Atteindre le haut niveau coûte cher, y rester un peu moins mais, seuls quelques clubs comme le Real peuvent se permettre d’avoir des attaquants sur le banc qui seraient titulaires dans n’importe quel autre équipe arrivant dans le dernier carré de la ligue des champions. Le PSG a voulu cette situation avant même d’avoir encore atteint ce dernier carré. Donc oui ça coûte bonbon et ça crée des querelles d’égo que le management n’a apparemment pas su convenablement gérer.

Pour cracher sur la fortune de Bernard Arnault il y a du monde, moins pour analyser son exploitation remarquable de la bêtise (plus ou moins volontaire) des politiques prêts à tout pour arroser de subventions des secteurs industriels condamnés. Les critiques le mettent d’ailleurs dans le même sac que les rares entrepreneurs partis de pas grand chose dans leur garage aux USA, plus rares ici (et pour cause). Pour cracher sur des investisseurs étrangers qui pensaient pouvoir mieux rentabiliser l’image de marque de la France que les capitalistes locaux, dépourvus de capital, il y a du monde aussi. Le seul reproche à formuler à la direction du PSG ce sont les investissements aussi colossaux que parfois peu judicieux pour bâtir une équipe équilibrée. L’espagnol Florentino Perez est plus expérimenté. Les propriétaires du PSG n’ont que cette leçon à retirer. La France, elle, a besoin d’une sérieuse introspection pour tirer les leçons de ses échecs pourtant patents malgré un apport conséquent et miraculeux de liquidités.

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Le conservatisme selon Marion M. Le Pen : échec programmé

Invitée par les conservateurs du CPAC aux USA, la petite fille du fondateur du FN a eu le privilège de s’exprimer en anglais et de dévoiler sa vision politique de la France. Voilà moins d’un an que l’ancienne députée avait temporairement, mais surtout astucieusement, quitté la vie politique. Ce n’est visiblement pas l’heure du retour, il lui reste encore presque 4 ans pour peaufiner sa stratégie selon l’échelon qu’elle visera. Prononcer un discours à quelques minutes d’intervalle du vice-président US indique la couleur, ce sera la présidentielle de 2027 voire même avant. Et probablement pas sous l’étiquette FN qu’elle a tout intérêt à laisser mourir avec sa tante ou par les mémoires sulfureuses du patriarche. Ce dernier s’amuse encore, 60/70 ans après, à déculpabiliser Pétain au détriment du général De Gaulle tandis que cette histoire n’intéresse plus (hélas) les plus jeunes générations. Le succès en librairie confirme le potentiel de nuisance du grand-père qui aura le loisir, jusqu’à son dernier souffle, de balancer une ultime provocation dans des micros complaisamment ouverts. En tentant d’inscrire ses pas dans ceux de Trump, la Marion risque de déchanter et de doucher les espérances que certains à droite placent en elle.

 

Sa définition du conservatisme est proche de celle développée par Laurent Wauquiez dans l’Emission Politique, logique, puisqu’elle avait lancé une offre de service, une main tendue envers ce dernier. L’analyse des méfaits de la mondialisation qualifiée de « libérale » est similaire et justifie les mêmes vieilles recettes protectionnistes. Ahurissant de constater que toute opposition au président Macron, le croyant libéral, s’enferme joyeusement dans des postures étatistes, collectivistes voire anticapitalistes. La droite française en général semble aussi convaincue que l’islam n’est pas soluble dans les démocraties libérales d’occident sur les questions sociétales. Sans convaincre dans le fond des raisons qui l’amène à le prétendre, cette posture étant clairement plus assumée chez la Marion tandis qu’elle s’exprime au café du commerce chez les cadres conservateurs LR. Mon agacement est donc plus fondamental : ni elle ni Wauquiez ne sont capables de lister les valeurs avec lesquelles nous ne devrions pas transiger. Est-ce la liberté politique et son corollaire sur la liberté d’expression? La laïcité comme rempart aux exigences communautaristes sapant les libertés publiques? La liberté économique qui plaît à certains de nos voisins au point de ne pas voir dans le protectionnisme une solution crédible? A des degrés divers, les démocraties dites libérales se sont laissées corrompre par le socialisme et ses conséquences prévisibles : déresponsabilisation de l’individu, corporatisme, clientélisme, chômage, exclusion, dette etc. Voilà un terreau malheureusement très fertile aux pressions communautaristes, émanant d’une partie du monde musulman, éclaté et soumis à des rapports de force extérieurs. Les attentats islamistes apparaissent que comme la forme la plus violente et radicale de ce questionnement quotidien d’une partie de l’islam, bien consciente des faiblesses actuelles des démocraties occidentales, en proie à un incroyable doute existentiel seulement moins de 30 ans après l’effondrement du communisme.

L’élection de Trump fut très plaisante à regarder depuis la France non pour ces idées que la Marion tente de reprendre. Elle le fut parce qu’elle a infligé un camouflet extraordinaire à tous les médias véhiculant un terrorisme intellectuel qui avait achevé la liberté d’expression. En France, ce sont des lois qui criminalisent la pensée, l’ancien ministre Luc Ferry avait d’ailleurs averti il y a quelques mois que le poids du politiquement correct a atteint des niveaux paroxystiques aux USA puisque la liberté d’expression y est mieux constitutionnellement assurée. Le programme de Trump, hormis les réformes économiquement libérales volontairement passées sous silence par nos apprentis « Alt-Right » français, est globalement très médiocre voire nocif. L’élection de Trump et sa possible réélection doivent tout à la nullité totale des démocrates tant sur le plan intellectuel que moral, leurs magistères auto-proclamés.  Première erreur d’appréciation de la Marion. Seconde erreur, la liste des tares rappelées par l’eurodéputé britannique Daniel Hannan. Elle fera peut être mieux que sa tante mais avec des idées pareilles, celle qui se réclame inspirée des droites bonapartiste et légitimiste poussera assurément les orléanistes et les centristes à regarder ailleurs. Même un social-démocrate comme Emmanuel Macron (au hasard) fera l’affaire.

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Se faire élire à tout prix

Les récentes confidences de Laurent Wauquiez à l’EM Lyon affolent le microcosme journalistique depuis quelques jours sans qu’on comprenne bien pourquoi. Qu’a-t-il lâché de si infamant? Que Fillon a été flingué sur commande? A la bonne heure! Que Sarkozy était suspicieux comme tout apprenti tyran? Quelle incroyable révélation! Que Merkel est aussi charismatique qu’un journaliste de France 3? Mon Dieu, personne ne l’avait encore remarqué! Que Darmanin est un petit Rastignac amateur de lentilles? Etc. Certes l’ami Wauquiez se fout du monde en faignant d’avoir été enregistré à son insu. Sa démarche semble dictée par un calcul cynique purement politicien : s’arracher à son image de technocrate fraîchement sorti de l’ENA incapable de sortir de la langue de bois et privilégiant sa carrière personnelle au détriment de ses convictions et de l’intérêt général, reproche principal formulé par les français à l’égard des élites politiques.

Il y a déjà plus de 2 ans, Xavier Bertrand tout juste élu président de région par des renforts venus de gauche, contre l’héritière Le Pen, avait changé de ton. Pour preuve, toutes ses phrases qu’il commençait par « mais ça les français en ont marre » sur un ton consterné et volontairement courroucé. Bertrand avait probablement senti que la déliquescence du pouvoir socialiste allait favoriser un dégagisme en 2017 qui affecterait aussi le parti de pouvoir classé à droite. Quand Jean-François Copé, confortablement assis sur le canapé rouge de Michel Druker, affirmait vouloir mettre fin à la langue de bois, c’était déjà en 2006, il se foutait du monde quand on sait la suite. Tout ceci laisse penser que les politiques, bien que conscients des fractures minant la société, n’attendent que la traduction dans les urnes pour réagir*.

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Wauquiez semble donc prendre la mesure de la déflagration de 2017 et cherche à prendre les devants avant que les critiques journalistiques ne s’aventurent sur un autre terrain. Affirmer un positionnement conservateur d’une part et critique envers le chouchou des médias, l’intouchable président Macron, lui vaut un tir de barrage du microcosme très majoritairement progressiste. Wauquiez est austère mais lui ne balancerait pas du bullshit. Il serait cash, proche des « gens » avec sa parka rouge et son franc-parler. On dirait l’adaptation française du miracle américain qui a vu ce détonnant personnage qu’est Donald Trump se faire élire et qui est, depuis, tant recherchée en France. Marine Le Pen a bien essayé mais s’est montrée incapable de maîtriser les tenants et aboutissants, Trump étant nettement moins crétin qu’elle, malgré ce qu’en disent les médias US (ou français) ou ses plus consternantes pensées sur Twitter.

Encore une fois, face à cette grotesque mise en scène, les politiciens français révèlent leur nullité la plus totale. Nullité que ce soit dans la fabrication mensongère de l’homme populaire proche des aspirations du citoyen lambda ou dans la dénonciation outrée et surjouée du démagogue qui s’ignore tel M. Jourdain pris en flag’ pour sa prose. La France ne subissant pas encore le stade ultime de décomposition provoquée par le politiquement correct américain, des politiciens de carrière croient encore pouvoir renverser le jeu bien que sorti de l’école diplômante du capitalisme de connivence, du copinage étatiste professionnel, et à fortiori, depuis la tête de partis politiques discrédités par les 30 piteuses. Cet épisode risible apporte de l’eau à mon moulin : je ne prédis pas une grande carrière à Laurent Wauquiez. Ses tentatives de faire du buzz en mêlant maladroitement communication moderne et idées poussiéreuses ne devraient pas le mener bien loin, ses opposants de fortune non plus.

 

* Raison pour laquelle je ne vote plus qu’aux présidentielles, voter (sauf pour des petites listes aux ambitions très précises) ne sert plus qu’à donner encore une énième bouffée d’oxygène à un système à l’agonie qui mérite de mourir.

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La France sous la neige, mais que fait l’état?

Horreur, malgré des prévisions alarmistes sur de futures canicules à 50 °C l’été en France pour cause de réchauffement climatique (pour le moment jamais observées), voici que notre charmant pays (re)découvre qu’en février, il peut faire froid. Pire qu’au cours du mois le plus froid de l’année, il peut même neiger en plaine. Sacrilège. Maudits automobilistes de la nationale 118 bloqués toute la soirée, sacrifiés sur l’autel des croyances fumeuses sur le climat. Manquerait plus que l’été prochain soit pluvieux avant que certains ne remplacent le mot réchauffement par le mot dérèglement. Pratique ça m’expliquerait pourquoi j’ai déjà connu ça dans ma jeunesse ainsi qu’un -13°C en novembre au début des années 90.

Mais que fait l’état? Les canadiens et autres occidentaux habitués à faire face aux vagues hivernales peuvent bien se moquer de nous, ils ont bon dos. Faire le choix de ne pas s’équiper pour des épisodes neigeux qui ne sont ni rares ni suffisamment fréquents et se répétant pas chaque année relève pourtant de la saine gestion. La France, et surtout son poumon économique, l’Île de France, a fait le choix logique et rationnel de ne pas se munir d’équipements coûteux qui ne seraient jamais rentabilisés. Jusqu’ici rien d’anormal. Les graves carences de l’état français sont à chercher ailleurs, elles s’accompagnent aussi, et on en parle malheureusement nettement moins, d’insuffisances parfaitement privées. Combien parmi les automobilistes bloqués sur la N118 devaient à tout prix prendre leur véhicule? Pourquoi les entreprises n’appellent-elles pas à recourir au télétravail que le lendemain des événements?

Je me rappelle de la canicule de l’été 2003 : « mais que fait l’état? » était de mise. Pas un mot sur la responsabilité de chacun vis à vis des plus fragiles. Météo France? « Mais qu’ils émettent des bulletins avec des avertissements clairs! » Or « alerte orange » signifie que bon, comme au feu, ça passe. Quelle triste société où tout le monde n’est plus responsable de rien sauf cet état obèse auquel on s’acquitte de tant d’impôts… L’axe N118 dépourvu de transports publiques (pour peu que ceux-ci fonctionnent, des feuilles mortes en automne pouvant perturber le trafic) mériterait un article tant la gestion de la zone pue la connivence entre pouvoirs publiques et petits rentiers locaux avec des bus évidemment bloqués par la neige. Encore une belle pagaille qui nous rappelle que le socialisme déresponsabilise les individus et n’offre aucune solution pérenne et efficace à la moindre situation de crise, même faussement sortant de l’ordinaire.

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Wauquiez vs Salamé : l’autoritarisme en carton

Laurent Wauquiez, fraîchement élu à la tête de ce qu’il reste du principal parti de droite, passait donc son grand oral sur le sévice service publique jeudi dernier. Disons-le franchement, le peu que j’ai vu du replay ne m’a pas donné envie de m’infliger l’intégralité de l’émission. Les téléspectateurs ont d’ailleurs largement boudé le nouvel apprenti bonapartiste, sorte de sous-Sarkozy : Humour planétairement reconnu, charisme d’un pion du collège du Puy en Velay, idées aussi novatrices qu’un disque de rock stars septuagénaires.

L’invité surprise était une offrande pourtant. Le sémillant Alain Minc était venu expliquer pourquoi les idées de Wauquiez sentaient le ranci tandis qu’un étron macronesque sentait forcément la rose. Il y avait beaucoup de place pour voler dans les plumes de cette incarnation archétypale du capitalisme de connivence à la française mais il eût fallu être un tantinet libéral. Et justement, face à Lenglet, notre Lolo nous expliqua que pour cesser d’être naïfs, nous avions besoin de protectionnisme. A la bonne heure, n’aurait-il toujours pas compris comment un histrion protectionniste – français de surcroît – était perçu par les pays en bonne santé économique en Europe? Notons qu’en matraquant son opposition à la hausse de la CSG, Lolo assume parfaitement de cibler les retraités, sa revalorisation du travail ne recasant que de lointains discours de Sarkozy.

La galerie de portraits de dirigeants de droite européens était un chausse-trape si grossier que notre Lolo aurait pu retourner la situation à son profit. Tout le monde veut la peau de Theresa May qui négocie le Brexit en signant des chèques toujours plus conséquents… Angela Merkel a été péniblement reconduite mais paye sa double faute – non coopération européenne, 0 fermeté sur les migrants et le tonneau des Danaïdes grec – au prix fort avec l’essor de l’AfD et la résurrection du FDP. Sebastian Kurz est un affreux vilain car il a osé former une coalition avec le FPÖ (allié du FN) comme si le bilan des alliances du PS avec madame Duflot de EELV, ou le PCF hier, n’avait rien de symétriquement infamant…

Sur le FN, Léa Salamé employa un procédé assez vicieux pour coincer le nouveau patron de la droite : extraire des phrases de l’ancien député Thierry Mariani tenus sur TV Libertés, chaîne youtube d’anciens du FN. Mariani y disait ce que toutes les enquêtes d’opinion confirment, à savoir qu’il y a une très grande convergence entre les attentes de l’électorat LR et FN. Sur l’€ – le vrai motif de discorde – Lolo fut trop léger pour expliquer pourquoi il était attaché. Dommage c’est le cœur du problème économique et donc de la nature et de l’ampleur des transformations dont nous déplorons, depuis plus de 20 ans, l’ajournement systématique.

Sans regarder la totalité de l’émission, je suis rapidemment arrivé à la conclusion que ce cher monsieur rigide, ferme, terne voire cassant, devait avoir des convictions conservatrices en mousse et un programme économique jacobin et étatiste. Je ne lui prédis pas un grand avenir. Certains se sont fait élire en racontant n’importe quoi mais leur démagogie était parfois couverte par leur talent. Sera-t-il le benoît Hamon de LR?

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Pour une poignée de zadistes

Ce qui est assez plaisant avec ce début de quinquennat Macron, c’est de voir les masques tomber car sur certains sujets, ce président n’a pas renoncé à présider. Et les réactions sont fort amusantes. Que penser à la lecture des messages des élus LR ou FN pleurnicher parce que le gouvernement à cédé devant une poignée d’ahuris aux cheveux sales ou les socialistes déplorer l’abandon d’un projet forcément indispensable. Pour les premiers, on rappellera leur mollesse au pouvoir pour faire respecter l’ordre et aux seconds la tentative pitoyable de conciliation par un référendum qui a décrédibilisé la démocratie.

Le pire de l’indécence étant encore de venir la ramener tandis qu’on a exercé la fonction de premier ministre tout en ayant été un acteur des plus concernés. Nous savons hélas que si le corps humain disposait d’un organe secrétant la honte, nos amis socialistes auraient au préalable procédé à son ablation, la fameuse hontectomie.

A bien y regarder, la ZAD concentre un ramassis de gauchistes anticapitalistes que l’étrange respect du droit à la sauce socialiste franchouillarde aime exempter de la justice tandis qu’une foultitude d’entrepreneurs se font emmerder par l’administration et dépouiller par le fisc, dans l’indifférence générale. Le droit de propriété n’est plus protégé que pour certains, Mamie Loto condamnée, une autre mamie peut aller se brosser pour récupérer son bien salopé par une bande de crasseux du même acabit que la bande de sous-merdes à Notre Dame des Landes.

Dans un pays qui coule gaiement avec les projets pharaoniques de petits élus clientélistes convaincus des bienfaits du keynésianisme, au droit à géométrie variable, à la fiscalité absurde récompensant l’oisiveté et punissant le talent, l’histoire de ce projet d’aéroport symbolise parfaitement la décadence française. Comble de l’absurdité réglementaire, les crotteux ne seront pas expulsés avant la fin de la trêve hivernale… Minable excuse pour reculer au risque d’une bavure. C’est vrai que dans un pareil pays, on peut (presque) comprendre qu’enfreindre la loi et défier les forces de l’ordre lors d’une évacuation peut encore faire de vous un martyr, voir le cas du barrage de Sivens. Il paraît que le président Macron ne veut plus de ZAD. Il a bien raison. Mais qu’il agisse alors avec la fermeté tant attendue sinon il prend le risque d’avoir quelques de zadistes de plus.

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La taxe d’habitation à la française

Emmanuel Macron avait promis la suppression de la taxe d’habitation pour une majorité de français. Quelle lumineuse idée. C’est vrai que son calcul moyenâgeux laissait franchement à désirer. Mais comme je l’avais mentionné dans mon dernier billet, le président Macron semble bien aimer la verticalité du pouvoir malgré les excès inhérents à ce type de fonctionnement. Voilà un excellent sujet qui résume la France (et ses trop nombreux) élus : le constat est partagé mais la solution préconisé est lamentable.

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Notre pays souffre d’au moins deux problèmes : une sur-administration bureaucratique et ruineuse et d’une absence de réflexion sur les compétences de chaque échelon, contrevenant à un principe qui m’est très cher, la subsidiarité. Les résultats sont prévisibles, fiscalité excessive, subventionnement clientéliste, baronnies locales incassables. La réformes d’Hollande était si mal préparée et si mal exécutée qu’elle dissimula assez bien les injonctions européennes. Comme souvent, c’est si facile de critiquer l’UE alors que les maux qu’elle pointe du doigt sont à 200% français. Qui comprend pourquoi les collèges relèvent de la compétence du département et les lycées de la région? Pourquoi laisser à la seule fausse bienveillance centralisatrice le soin de l’éducation nationale à des soviets parisiens tandis qu’en Bretagne on veut enseigner une langue régionale? Pourquoi toutes les initiatives privées qui donnent de bons résultats sont systématiquement ensevelies par le mammouth?

J’ai mal en lisant mes amis libéraux s’extasier (trop vite) sur Jean-Michel Blanquer. Il va juste au mieux stopper la folie communiste et progressiste qui s’est emparée de l’éducation nationale mais en quoi va-t-il changer le bordel de l’intérieur? A-t-on seulement pensé pourquoi cette administration dans l’administration ne pouvait pas évoluer autrement que vers l’ignominie actuelle? Idem sur la fiscalité locale, tant qu’on aura pas aplani le « qui fait quoi » avec « qui lève l’impôt pour le faire » nous n’aurons pas avancé d’un centimètre. Sur cette réforme, exception notable de la fiscalité du capital, Macron tourne en rond. Il ne peut faire guère mieux tant qu’aucune réforme sur le périmètre de l’état n’aura été engagé.

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