Prospective : que vont choisir les français entre le socialisme et l’€?

N’en déplaisent aux thuriféraires du président Macron, je pense que son alliance de fortune, véritable armée mexicaine agrégeant opportunistes de tous bords, socialistes repentis de tous bords, eurobéats rêveurs et libéraux naïfs, finira par se lézarder. Je songe même à l’implosion dès lors que les choix urgents et graves nécessiteront des décisions fortes. Ces mêmes groupies du président balaient d’un revers de main des évidences comme la trahison de la promesse d’un renouvellement profond du personnel politique et de ses pratiques ainsi que la résurgence imminente du traditionnel clivage gauche/droite comme sources de fractures au sein du parti présidentiel. Ils auront peut-être raison tant que les nuisances portées par Nicolas Hulot et Marlène Schiappa demeureront limitées. Pour le moment le président couvrent leurs agissements en laissant faire croire de son soutien infaillible sans pour autant assumer franchement un gros risque politique. Je pense plus à des échéances à plus long terme comme principaux facteurs de déstabilisation puisqu’au fond aucune formation politique actuelle, qui aspire à exercer le pouvoir et qui dispose de sérieuse chance d’y accéder, n’est exemptée d’incohérences idéologiques.

Les véritables problèmes pour les pays dits « du club Med » au sein de la zone € sont de plusieurs natures mais ils sont profonds et n’arrivent pas à être traités convenablement. Faire cohabiter tout ce bon monde avec les pays habitués à la rigueur allemande et leur gestion rigoureuse de la monnaie n’était définitivement pas une bonne idée. Lorsque Mitterrand a voulu un droit de regard sur la monnaie allemande en échange de la réunification, tout le monde a miraculeusement oublié en France que ce dernier a évacué les utopies communistes du début des années 80 par des dévaluations répétées, une demande piteuse d’aide des allemands de la RFA ainsi qu’un enterrement (non-dit mais assumé) de la politique du programme commun PS/PCF dès 1983. Comme disait Raymond Barre, il n’a pas fallu plus de 2 ans avant que l’économie ne se venge, or, les politiques monétaires actuelles ont considérablement accru ce délai. Et nous ne pouvons pas nous en réjouir pour une foultitude de raisons. Les tendances économiques deviennent désormais rapides avec la conjonction mondialisation/digitalisation. Les politiques monétaires très aventureuses qui cherchent à lisser les phénomènes dans le temps et quoiqu’en disent les banquiers centraux, on constate une déconnexion grave entre le temps politique et le temps économique ce qui pose un grave problème démocratique. Les démocrates d’aujourd’hui à la tête de pays plus ou moins ruinés ou du moins endettés, espèrent lisser les soucis dans le temps quand des populistes pointent plus ou moins objectivement leurs carences, leur manque de courage, leurs choix en faveurs des prêteurs qui semblent déchargés de la responsabilité de prêter à des cigales tandis qu’ils trouvent aussi de quoi dénigrer les fourmis. La France convalescente au virage des années 2000 n’a rien trouvé de mieux que de poursuivre sa politique d’embauche de fonctionnaires territoriaux, 60% des créations d’emploi en 30 ans, de faire les 35 heures tandis que les allemands remettaient la valeur travail vaille que vaille sur pied en pensant notamment à l’est. Comment oser donc figer les parités monétaires alors qu’il nous faut 30 à 40% de fonctionnaires en plus pour faire la même chose sans les intéresser, motiver et ponctionner au moins 4% de PIB en plus pour payer la retraite par répartition avec un âge de départ de 60 ans (progressivement plus dans le privé et moins dans le publique selon un calcul différent et plus favorable) ?. On peut égrener encore plus longtemps les erreurs de politiques économiques qui ont fait diverger la France et l’Allemagne…

Mario Draghi

La traduction politique de ces erreurs conjuguée avec une politique monétaire accommodante qui, de l’aveu des banquiers centraux eux-mêmes, n’avaient pour seul but que d’acheter du temps pour réformer, été majoritairement – uniquement pour la France – employé pour retarder les échéances. L’€ a d’abord retardé l’enterrement en grandes pompes du socialisme qui aurait du naturellement se produire au début des années 90 en occident. La « Grande Parade » dirait Jean-François Revel. Avec une sainte trinité (assurances chômage, santé, retraite) ruineuse, une fonction publique paupérisée et inefficace par son hypertrophie, la France coule et son président social-démocrate n’est que le président du syndicat de faillite. Face à Macron, il ne reste que des vociférants communistes ou identitaires (FI ou FN) pour restaurer le franc comme moyen de lute aux réformes indispensables d’inspiration libérale. C’est son credo politique, espérons qu’il ne soit pas mortifère. On devine déjà que s’associer avec la libérale Calmes et l’identitaire Peltier, Wauquier se refuse à trancher et à se projeter dans le grand défi français qu’il soit avec l’€ ou voulant faire sans. La recomposition politique n’est qu’à son début, elle ira encore plus loin et sera certainement encore plus profonde que ce que notre président voulait. A terme, elle poussera les français à choisir entre le socialisme franchouillard hérité du communisme de 1945 aux adaptations imposées par la mondialisation ou juste les traités européens globalement libéraux. Macron propose d’essayer de faire durer l’horreur sans fin, FN et LFI de mettre fin à l’horreur par le socialisme horrible, en quoi le projet LR seraît-il plus séduisant?

PS : Joyeux Noël à tous! Meilleurs vœux pour 2018!

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Agir : encore un bidule inutile dit de « droite »

La déflagration qui a ébranlé toute les formations politiques, dites de gouvernement, le soir du premier tour de la présidentielle, continue de produire ses amusants petits effets. Tandis qu’aux européennes de 2014, les partis centristes et pro-européens de l’époque (UDI et Modem alliés pour la circonstance) n’avaient pas réuni plus de 10% des voix exprimées, nous voici aujourd’hui avec encore plus de partis centristes pro-européen… Après les deux partis historiques et LREM du président Macron, voici Agir le parti des constructifs. Pourquoi un nouveau parti différent de l’UDI? Bonne question mais qui en appelle une autre, puisque l’UDI affiche quelques velléités d’indépendance vis à vis des Républicains version Wauquiez, quelqu’un a-t-il compris le positionnement de l’UDI?

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Invité sur Paris Première chez les deux Eric, Franck Riester tente péniblement de se justifier. A vrai dire, on n’y comprend pas grand chose. Naulleau se permet même de se foutre de lui en lui demandant quand aura-t-il la clarté d’un Thierry Solère, parti rejoindre son ancien chefaillon, Bruno Le Maire, chez LREM. Les valeurs de Riester, énumérées à plusieurs reprises dans le même ordre tel un élément de langage est plus éclairant. Je cite dans l’ordre – de mémoire – « libéral, social, européen, réformiste et humaniste « . Citer le libéralisme en tête de gondole, à la bonne heure, voilà qui est courageux. Mais nous sommes en France, le courage politique est tout relatif, il faut immédiatement affubler cette horrible école de pensée atroce et inhumaine de l’adjectif « social « . Faut pas déconner. François Fillon avait certainement été maladroit dans sa justification de toucher aux totems français que sont la protection sociale collectivisée et la pléthorique administration hors mission régalienne. On avait surtout bien relevé le malaise des élus LR pour défendre l’idée pourtant novatrice de s’attaquer à la racine du problème.

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La France

Riester s’en prend à Wauquiez en lui reprochant une étrange droitisation, c’est vrai au fond, quel sacrilège ultime que d’oser tenir des propos de droite dans un parti de droite. Pire, depuis des lustres les cadres pensent et agissent (parfois) comme le centre mou et européiste, un social libéralisme qui s’appelle en fait social-démocrate partout ailleurs mais chez nous tout est décalé à gauche. Mais les électeurs, eux, sont bien restés à droite. Ce décalage a provoqué une scission, pas uniquement motivée par des querelles internes d’égos, car si les cadres ne décidaient pas à résoudre la question de la ligne plus longtemps, les électeurs auraient fini par foutre le camp, la nature ayant tant horreur du vide. A gauchiser son discours, Merkel a fait naître en Allemagne un parti à sa droite. Voilà plus de 15 ans que le FN s’invite au second tour de l’élection majeure et encore, sans l’indicible médiocrité de Marine Le Pen lui valant une curieuse défaite, LR aurait pu se faire étriller comme le PS aux législatives.

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Confortée par la réélection de Mitterrand en 1988 avec Michel Rocard comme premier ministre d’une part et les événements de 1989 à 1991 (effondrement du communisme) la sociale-démocratie aurait du prendre le pas sur les marxistes du PS. Il n’en fut rien jusqu’à 2017, le PS est du coup en mort cérébrale pour le moment. La droite est elle challengée par une famille d’apprentis dictateurs dont la représentante actuelle a paradoxalement propulsé le mouvement très haut tout en démontrant sa nullité totale. Le système électoral qui a fait des libéraux cocus avec des conservateurs en carton-pâte d’abord et maintenant avec des sociaux-démocrates faussement réformistes vont-ils un jour se prendre en main ou enfin trouver leur point de chute? Avec Agir ou Wauquiez? Probablement pas. LREM, je parie que non. Mais nous progressons, avant les partis politiques français c’était 50 nuances de socialisme. Nous sommes dorénavant à 50 nuances de sociale-démocratie.

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Convictions contre plat de lentilles et droite en carton

Au moment ou est décerné le prix de l’humour politique 2017, ce n’est pas seulement le rire que nous ont inspiré nos piètres hommes politiques cette année. Parmi les citations comiques dont nos clowns nationaux ont le secret, j’ai bien aimé celle de l’ectoplasme de l’UDI, Jean-Christophe Lagarde. Je cite : « La moitié de nos électeurs sont passés chez Macron et je crois que l’autre est déjà en marche. ». Voilà qui ne pouvait pas mieux camper la situation.

Résumons, parmi les élus Les Républicains qui le soir du premier tour de la primaire se sont précipités derrière François Fillon on en trouve qui ont fait défection après la mise en examen de ce dernier. Pour sauver leurs fesses aux législatives, ils ont soudainement prêté d’immenses qualités à Emmanuel Macron au point d’envisager leur entrée dans son gouvernement. Du côté de l’UDI, selon une bonne vieille tambouille politicienne, des accords avaient été négociés pour l’obtention de circonscriptions en pensant que le futur président viendrait des rangs de l’allié de droite tandis qu’il apparut assez vite qu’une grande partie de l’électorat centriste dont le centre-droit avait déserté pour Macron… Voici comment ces députés dits « constructifs » se sont retrouvés le cul entre deux chaises. Entre temps, le président Macron put se réjouir de bénéficier d’une majorité plus large que prévue et, de l’autre côté, le parti de droite a raffermi ses positions pour ne pas exploser. Rappelons qu’en nombre de députés, n’en déplaise aux soviétiques insoumis, LR EST le principal parti d’opposition. Depuis leur expulsion prévisible et quoiqu’on en dise, logique, les « constructifs » se devaient de clarifier la situation au fur et à mesure que les deux chaises s’écartaient dangereusement.

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Comme toujours dans notre charmant pays, les logiques d’intérêts personnels ont prévalu sur la cohérence idéologique. l’UDI alliée à un canard sans tête ne sait plus où aller et a même moins de députés que le rival MODEM à la faveur d’un meilleur pari bien que dirigé par un looser éternel (Bayrou). Thierry Solère n’ayant pas pris complètement le train en marche comme Bruno Le Maire et surtout Edouard Philippe, notre brave et courageux député s’est résolu à adhérer au parti présidentiel. Tout ça pour ça pourrions-nous dire. L’idée de se mettre en marge de LR était sain et courageux au départ mais des questions surgissent immédiatement. Pourquoi se dire de droite, même modérée, pour finir dans un ramassis hétéroclite d’opportunistes à la sensibilité globalement sociale-démocrate? Au fond, les élus MODEM sont restés indépendants malgré leur alliance! Solère m’était sympathique mais lorsqu’il a voulu et obtenu son poste de questeur à l’assemblée nationale, au fond, les masques tombaient. Plutôt que d’animer un courant réformateur ne surjouant pas un enracinement conservateur, posture qui jouera probablement des tours à Laurent Wauquiez, il a voulu tirer profit de sa « compatibilité » avec le président Macron. Le plat de lentilles avant les convictions qui auraient du le conduire à fonder un nouveau parti de centre-droit, plus libéral qu’En Marche! mais prêt à voter tout ce qui allait dans la bonne direction. Un nouveau parti qui pourrait expliquer calmement pourquoi il se situe encore à droite sur l’échiquier justifiant ainsi le soutien sans réserve au candidat Fillon et sa tentative embryonnaire d’encrer LR dans un compromis entre libéralisme et conservatisme, caractéristique flagrante de la plupart des droites occidentales.

Il est également navrant de constater qu’au sein de LR, certaines personnes commettent une erreur quasi-symétrique à Solère. Que Virginie Calmels fut approchée par les équipes d’Emmanuel Macron et ait négocié son ralliement n’a rien de choquant. Ce qui est plus étrange, c’est sa volonté de faire vivre un courant libéral au sein de LR en alignant ses pas avec ceux de Laurent Wauquiez qui a la tête de la cible facile, à la droitisation factice et au répondant, au tempérament qui semblent trop lisses. Il semble donc de plus en plus plausible que l’émergence d’un parti qui sait ce qui le relie à la droite et qui embrasse les évolutions indispensables à la France dans la mondialisation, passant par de puissantes réformes libérales, soit remis aux calendes grecques. La faute aux institutions? Peut-être, la faute à la médiocrité intellectuelle et historique, la veulerie, la pleutrerie, l’avidité de nos politiques? Beaucoup plus sûrement, la passivité des français cumulant lesdites tares? Avec certitude.

 

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Recompositions politiques et avenir de la droite

 

Un an avant l’élection présidentielle, sur les ondes de BFM Business, l’ancien ministre Alain Madelin appelait de ses vœux à une union nationale des réformateurs. L’idée directrice était simple; le FN, en la personne de sa présidente, serait au second tour et qu’il fallait le battre par un agrégat de réformateurs venus du centre droit au centre gauche. Madelin fut exaucé après la tempête médiatique qui s’est abattue sur François Fillon alors que le scénario principal, jusqu’à la fin de l’automne, était l’élection de celui qui sortirait vainqueur de la primaire de la droite. Avant même l’affaire, en analysant les courants de pensées constituant la droite, certains observateurs de la droite française se doutaient qu’elle s’est réjouie trop hâtivement de la destruction du Parti Socialiste opéré par le président Hollande. Les racines du mal étaient très profondes. La droite n’a pas plus réfléchi après 2012 que la gauche en 1995 sur l’héritage mitterrandien ou en 2002 sur la déconfiture de Jospin.

Dans plusieurs articles parus cette année, je me suis demandé ce qui signifiait encore être de droite, ce que la droite avait encore à proposer ou devait proposer à l’avenir. Il est évident que si l’échec du quinquennat de Nicolas Sarkozy ait donné lieu à tant d’interprétations contraires, c’est que l’UMP était un parti fourre-tout abritant des sensibilités politiques trop peu conciliables. L’interprétation via le diagramme de Nolan du premier tour avec 4 blocs quasiment aussi puissants laissait entrevoir le score final, les institutions et l’histoire des idées politiques en France, l’embarras des adversaires à Emmanuel Macron. Avec des élections à deux tours et une fusion des orléanistes (libéralisme/européisme) avec les bonapartistes (étatisme/souverainiste) pour un parti finalement étatiste/européiste (le pire des idées de l’UDF et du RPR), il était évident que le FN serait renforcé (étatiste/souverainiste) mais avec aucune chance d’être élu. 2 esprits brillants nous éclairent sur la soumission au politiquement correct de la droite française, le québécois conservateur Mathieu Bock-Côté, et, sur l’absence d’une droite soit libérale soit conservatrice ou encore moins un mélange des deux, avec Frédéric Saint Clair.

 

Bien que la droite ne soit pas morte même si durablement enfoncée, la stratégie de Laurent Wauquiez reste floue et son espace politique restreint. Attaquer Macron sur l’économie alors qu’en énarque, il pense la même chose, ne sert à rien. Ne conserver que l’identité et c’est marcher sur les plates-bandes du FN… Une droite qui demeure ni libérale ni conservatrice ne sert donc à rien. Même avec Floriant Philippot dehors, le FN ne semble pas pressé de ranger au placard ses idées qui ne le distingue pas des insoumis. Rien d’étonnant, Marine Le Pen pense exactement la même chose que son ancien petit aide de camp. Une question vient donc à se poser. A quand en France, un parti populiste car anti-élites, qui ont lamentablement échoué ses 40 dernières années, sur fond de discours libéral dénonçant en particulier la connivence entre politiques, médias propriété de grandes fortunes qui traitent avec l’état? Ce populisme là ne m’inquiète pas et il semble se renforcer au nord de l’Europe alors qu’il est toujours étonnement absent en France et en Italie.

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2017 : anno zero pour la droite française (enfin!)

Depuis un petit moment je me demande pourquoi je me considère encore comme étant de droite. Alors que j’approchais les 10 ans et que je regardais avec mes parents le journal de 20h à la télévision, c’était très simple à cette époque, malgré mes yeux enfantins et crédules. Le mur de Berlin s’effondrait et le communisme en Europe de l’est avec. Berlin est s’était vidée soudainement de gens qui s’enfuyaient à l’ouest et personne pour faire le chemin inverse. Il y eut aussi le procès expéditif des époux Ceausescu avec leur mort quasi en direct en réponse expéditive à l’horreur et la violence du système communiste roumain, de l’est en général. La guerre froide conclue par la victoire des démocraties libérales sur le communisme m’a naturellement conduit à préférer la liberté aux compromis bancals entre socialisme et libéralisme de la social-démocratie dont les pays européens crèvent à petit feu, à des degrés divers selon les pays et leur histoire. Je ne pouvais pas être de gauche ou du moins de cette gauche, soit disant respectable, mais qui bien après ces événements a continué à fricoter avec les idées marxistes, à s’accommoder d’alliances funestes tandis que la droite, notamment Chirac, a renoncé à toute alliance avec le populisme teinté d’antisémitisme de Le Pen. Très tôt j’ai saisi que l’antisémitisme ou le racisme en général n’était nullement l’apanage de l’extrême droite, d’où ma prise de conscience du caractère ouvertement partisan des médias pourtant drapés derrière une fumeuse déontologie. Après la très riche année 2017 que je commence tout juste à digérer, quelques constats s’imposent et amorcent une réflexion. La droite n’a jamais été libérale en France et c’est donc un bien mauvais refuge pour les libéraux. En cela, l’élection d’Emmanuel Macron est une aubaine. Repenser ce que signifie « être de droite » est désormais une obligation.

Je crois aux sondages. Ils peuvent être manipulés par le biais introduit par la question mais lorsque plusieurs instituts indépendants des uns et des autres livrent la même tendance, ils décrivent le mouvement de l’opinion publique assez fidèlement. On se souvient de ce qu’en disait François Fillon lorsqu’il était donné battu avant la primaire de la droite. C’est naturel de la part de quelqu’un qui croit en ses chances et qui croit, à raison dans le cas de Fillon, peser politiquement. Ce n’est pas le cas des aspirants qui vont avoir le droit de se faire ramasser contre Laurent Wauquiez qui va prendre le principal parti dit de droite et de gouvernement. Wauquiez, on en reparlera quand le moment sera venu, il s’est tenu à l’écart de 2017 pour arriver dans la position qui est maintenant la sienne: le leader conservateur après l’échec de 2017. On peut juste dire que le fait d’être critiqué comme il l’est par les médias pourchassant toute idée non conforme au politiquement correct, sur des sujets touchant à la Nation comme l’UE ou les vagues migratoires, le rend plutôt sympathique. On verra s’il sera un nouveau Sarkozy, dévoyant l’espoir que certains placent en lui. Toujours est-il que Fillon a manifestement emporté l’adhésion des sympathisants de droite dans la dernière ligne droite. Juppé trop lisse avec son identité heureuse qui contraste avec ses propos rudes, avec Chirac, du début des années 90, a donné le sentiment de faiblesse face aux pressions communautaristes, aux médias. Sarkozy, battu par ce qui s’est révélé – pour ceux qui en doutaient – être un accident de l’histoire était lui aussi grillé. Sur le communautarisme islamique et la réforme à la hache de la dépense publique excessive, Fillon a remporté le gros lot et a même amplifié sa victoire entre les deux tours grâce à un odieux soutien des médias en faveur d’Alain Juppé. On connaît la suite: au moment de se tourner vers l’ensemble des français, Fillon est resté comptable plutôt qu’expliquer les avantages pour chacun d’une société plus libre face à l’oppression fiscale et réglementaire d’une société sur-administrée. Avant même l’affaire des emplois de sa femme, son argumentation défensive sur la sécurité sociale étalait aux grands jours son manque de courage face aux forces puissantes et coalisées pour le statu-quo qui paie si grassement médias subventionnés et syndicalistes théâtraux.

Dans les colonnes du Figaro je crois, un gaulliste typiquement souverainiste mais pas d’une hostilité épidermique au libéralisme, comme Gaino ou Dupond-Aignan, Roland Hureaux a pointé du doigt une réalité qui saute tellement aux yeux que personne n’a voulu la voir. François Fillon, avec un peu plus de 20% des voix, a réalisé un score, dans un contexte abominable, supérieur à tous les résultats de Jacques Chirac au premier tour de l’élection présidentielle exception faite de 1995 ou Chirac a tangenté les 21%. J’ai invoqué sur mon blog le diagramme de Nolan pour expliquer la division en 4 quarts quasiment à l’équilibre de l’électorat français. Les deux quarts antilibérales étant irréconciliables, il était écrit d’avance que les banlieues aisées des grandes métropoles, l’ouest parisien jusqu’aux hauts de Seine et des Yvelines voteraient entre 80 à 90% pour Emmanuel Macron, seul candidat rescapé du premier tour avec une offre plutôt libérale économiquement. Une droite qui ne réformerait pas pour offrir davantage de liberté individuelle, publique, économique est condamnée. On voit le malaise au FN alors que pourtant la candidate du parti a fait un score historique et est rentrée au parlement en devant sanctionner la ligne socialisante de son aide de camp Philippot… Voilà un premier enseignement, un défi majeur à la droite qui pour des raisons essentiellement historiques a trouvé dans le bonapartisme des ressorts pour nier la supériorité de la concurrence aux monopoles publiques. L’autre défi est de renouer avec l’indépendance et la souveraineté du peuple: Soit l’UE est réformable soit elle ne l’est pas auquel cas il n’est nullement antilibéral d’affirmer voir rapatrier des compétences de Bruxelles à Paris. Certes les technocrates à Bruxelles sont nommés par des gouvernements élus démocratiquement mais plus on éloigne les affidés de la volonté populaire plus on stimule l’essor de mouvements populistes qui ne cachent plus leur nationalisme et toutes les idéologies monstrueuses que l’UE avait pour but d’éradiquer. Je n’en ai jamais parlé ici mais on pourrait épiloguer longuement sur les prix Nobel de la paix qu’ont reçu les Barrack Obama ou l’UE, de si vastes supercheries.

Quand Charles Gave évoque la double trahison, « la droite a trahi la Nation et la gauche a trahi le Peuple » on voit fort bien pourquoi la gauche contaminée par le marxisme a appauvri les plus faibles. Pire elle s’est trouvée une nouvelle clientèle de substitution très dépendante bien que très conservatrice par essence, les français de confession musulmane. Quand est-ce que la droite parlera-t-elle enfin d’un de ses sujets de prédilection à savoir la Nation? Ce qui me relie encore à la droite, n’ayant rien à foutre du mariage unisexe ou de la PMA ou de la GPA et même favorable à la légalisation des drogues, c’est la Nation. J’ai beau réfléchir depuis des années, j’en arrive à la même conclusion. La démocratie est imparfaite mais c’est le pire des systèmes à l’exception de tous les autres disait Sir Winston Churchill. Mon biais de droite c’est de croire encore au XXIème siècle que la Nation reste encore le pilier par lequel des décisions, y compris très désagréables, restent acceptables auprès de tous. A des degrés divers, en Occident on a vu ces 30/40 dernières années une hausse du chômage, de la dette, de l’insécurité, du communautarisme musulman remettre en cause nos valeurs essentielles. Les politiques invoquent celles de la « République » peu m’importe les origines christiques ou révolutionnaires ou même du régime, nous sommes entourés de monarchies parlementaires au moins aussi démocratiques, être de droite doit signifier aimer la démocratie. Faire confiance aux individus car une masse d’entre eux s’exprimant seront toujours plus clairvoyants qu’un politburo d’énarques doit aussi faire sens à droite. L’élection de Macron, porté comme jamais par l’élite du capitalisme de connivence prête à tout pour brader la Nation et la démocratie, afin de préserver encore un peu, pour quelques temps, le modèle soviétisant français doit servir de leçon. Il est grand temps qu’une droite libérale émerge hors de ces prétendus « constructifs » qui au fond se refusent à se poser les bonnes questions tout en validant l’incapacité de la droite souverainiste antilibérale d’apporter enfin de bonnes réponses.

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Au secours, l’ultra-droite songe au terrorisme!

Ce matin j’ai allumé ma radio bistro préférée où des gens ordinaires (ou presque) donnent leur point de vue sur l’actualité pour faire réagir les auditeurs. Pour écouter quotidiennement la radio de 10h du matin à la mi-journée, il faut vraiment exercer un métier particulier, du temps à perdre en somme. Mais cette plongée dans l’univers du français du bar PMU « le balto » du coin, ça ne peut qu’être instructif. Bien souvent, il est plus intéressant de s’interroger sur le sommaire que sur les questions posées et leurs éventuelles solutions de comptoir.

L’animateur lance le premier sujet. Il s’agit d’un coup de filet, forcément spectaculaire, dans le milieu de l’ultra-droite. Lire l’article du Figaro consacré ce jour au sujet. A la bonne heure, voilà qu’un demeuré intellectuellement projetait vaguement une attaque vague sur quelques vagues personnes. La France a peur. Comme le présentateur le précise toutefois, l’ultra-droite terroriste c’était pour la dernière fois un abruti (je crois qu’il vaut mieux ne plus nommer) il y a déjà 15 ans. Il devait penser que tirer sur Jacques Chirac allait changer le cours de l’univers et éclaircir son existence minable. Joie de la radio d’opinion et de talks à gogo, plus tard c’est un sociologue québécois qui remet les points sur les « i » à propos de la soumission de la droite au politiquement correct notamment sur le multiculturalisme dont la critique est injustement taxée de discriminatoire par les gendarmes de la pensée.

Faire tout un foin d’une bande de pieds nickelés dont si on sommait le QI de chacun, la somme n’attendrait que péniblement celui d’un caniche, c’est tout de même un peu gros. Les terroristes islamistes sont de loin la plus grande menace dont le maniement des armes et la détermination ne boxent pas dans la même catégorie, quoique souvent dépourvus de cerveaux, eux aussi. Inutile de parler non plus des violences urbaines et du caractère violent et sectaire de l’extrême gauche, des antifas et toutes les mouvances à la con qui récupèrent des paumés, revanchards et haineux d’une société où le socialisme a perverti, corrompu, tout détricoté.

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Le président des riches… ISF mon amour!

Le sous-titre de mon modeste blog est « Vous reprendre bien un peu de socialisme? » car tel le sparadrap du capitaine Haddock, le socialisme, on ne s’en débarrasse pas comme ça. Je note que dans une société droguée à la dépense publique et hypnotisée à l’instantanéité des chaînes d’infos, toute réflexion à long terme, sur l’évolution des idées politiques et sur l’économie depuis les révolutions industrielles en occident, est manifestement délibérément entravée. On peut bien s’étriper sur la définition précise du socialisme mais quiconque raisonnable se doit de reconnaître que depuis plus de 200 ans d’économétrie richement documentée, aucun régime planiste, constructiviste et plus ou moins collectiviste dans son atavisme anticapitaliste n’a produit de meilleurs résultats que toute société libre. En clair, le socialisme n’a jamais marché, nulle part ni en aucune circonstance et pourtant, il y a toujours des socialistes, pire, des bateleurs hardis pour agiter le chiffon rouge du grand soir révolutionnaire communiste.

Soyons précis à l’heure où des libéraux galvanisés par cette période actuelle qui tord le cou au socialisme évoquent la courbe de Laffer. Arthur Laffer ne faisait que reprendre l’idée de bons sens que les « hauts taux tuent les totaux » mais en vérité sa courbe en cloche n’est pas vérifiée expérimentalement. Même dans la gentille France qui sombre dans le communisme de moins en moins light, quand on monte un taux d’un impôt, les recettes continuent de croître. En revanche, ce qui est exact c’est que les rendements estimés par les puissants cerveaux de Bercy via une règle de 3 ne sont pas au rendez-vous. En clair, oui les rentrées fiscales augmentent mais moins qu’escompté ce qui prouve que dans cette vision statique de l’économie, on n’avait pas prévu qu’un agent serait si pénalisé qu’il ne serait pas capable de payer au minimum la même somme d’impôt que précédemment. L’idée planiste consiste essentiellement à penser que si l’état dispose de plus de moyens, il va investir dans des domaines où la rentabilité à long terme est délicate à apprécier avec ce pré-supposé douteux qu’un marché libre ne rechercherait que la rentabilité immédiate et délaisserait ce qui pourrait accroître à long terme le bien-commun, une aisance partagée en quelque sorte. Les étatistes hurlent par exemple au dépeçage d’Alstom ou à la vente de STX (comme si les italiens étaient encore plus méchants et sourds aux revendications de la gentille France que les coréens). On met en avant le protectionnisme au nom des intérêts stratégiques, caste ultime du bien commun, du bien public. Les USA, bien connus pour leur agressivité envers la France, notamment au cours du XXème siècle, seraient si méchants qu’ils seraient capables de ne plus assurer la maintenance d’une pauvre turbine nucléaire afin de paralyser son allié vassal? Un allié vassal avec qui les entraînements militaires sont très réguliers dont ils ne sont pas mécontents de voir l’unique porte-avion les seconder? La mentalité anti-capitaliste conduit décidément à théoriser les pires crétineries.

Le président Macron et ses ministres ne transgressent pas certaines règles, on l’a vu avec l’affaire STX mentionné précédemment ou cet été, avant les législatives, avec l’entreprise GM&S. Avant une élection on peut faire de la pédagogie mais au fur et à mesure qu’elle se rapproche, le plus sûr moyen d’éviter des vagues médiatiques reste malheureusement toujours la démagogie bien dégoulinante d’étatisme. Or précisément ce qui a forgé Macron comme candidat potentiel c’est évidemment une validation d’une partie des idéaux égalitaristes sur le plan sociétal, véhiculés par les journaux subventionnés, mais aussi la nécessité de réformes économiques. D’où toutes les inepties de Marlène Schiappa tandis que Jean Michel Blanquer essaie de remettre l’école sur patte, loin de l’idéologie égalitariste qui la détruit à petit feu, ce qu’il a même osé reconnaître. Il y a aussi la phrase restée célèbre, « l’ISF n’est pas un impôt idéal » dans la lignée de punchlines qui ont ringardisé les politiciens installés même ceux qui pensaient installer une rupture dans leur propre camp.

 

 

La transformation de l’ISF montre que l’abandon pur et simple de cet impôt pourtant anti-économique est politiquement périlleux dans ce pays où la haine de classe et la jalousie des autres est paroxystique. Cela révèle surtout qu’aucun homme politique prétendant à la magistrature suprême ne s’est fait élire ces dernières décennies en développant la moindre réflexion sur l’impôt. Pourquoi payons-nous des impôts? Qu’attendre de ceux à qui on verse une si substantielle part du fruit de notre travail? Quels impôts doivent collecter l’argent qui finance ces dépenses collectives? Cette collecte est-elle efficace et au delà, est-elle morale, juste, sensée au point de ne pas susciter le rejet même d’une faible partie de la population assujettie à ces impôts? Toutes ces questions devraient naturellement être soulevées dès lors qu’on songe à une réforme fiscale et hélas, ce n’est pas le cas même dans le pays au record mondial des prélèvements obligatoires. Dieu sait qu’on y songe depuis des lustres mais il est moderne désormais d’avoir cette vanité, cet orgueil de juger les textes anciens dépassés, périmés, réactionnaires en quelque sorte… L’état a bien des ministères régaliens ce qui prouve que certaines de ses missions sont prioritaires. Un socialiste pur sucre, bavant sur l’argent des autres, vend toujours des services publiques, idéalement gratuits puisque tant qu’à faire les poches de certains autant faire totalement oublier que ça a bien entendu un coût et donc un contribuable derrière. Bachelay et Galut sont de ceux-là. Des irresponsables patentés mais agréablement présentés comme de gentils utopistes par la presse, elle même droguée à la dépense publique.

 

 

Il est amusant de constater que dans notre chère France socialiste on peut s’interroger sur le caractère moral d’une évasion fiscale, d’un arbitrage rationnel pourtant légal. Jamais on ne va se poser la question de la moralité de l’impôt. Dire « je vais taxer les noirs » est jugé naturellement de raciste et discriminatoire. Mais jamais on se pose la moindre question lorsqu’un ancien président, pourtant au courant de la nocivité des impôts basés sur une assiette restreinte et un taux confiscatoire, dit soit lui même « c’est pas cher, c’est l’état qui paie » ou par le truchement de son fantomatique premier premier ministre « seuls les 10% les plus riches seront mis à contribution ». La gentille France, martyrisée par l’ultra-libéralisme ambiant bafoue assez méthodiquement le fruit d’une pensée venue de loin qui n’est autre que la déclaration universelle des droit de l’homme et du citoyen. Article premier, « Les hommes naissent et demeurent libres et égaux en droits » est une plaisanterie face à ce qu’est devenue notre parodie de justice où l’état dispose de ses propres tribunaux, juge et partie, depuis Napoléon, et la mansuétude coupable face aux pauvres déséquilibrés qui causent des attentats terroristes. Article deux : « Le but de toute association politique est la conservation des droits naturels et imprescriptibles de l’Homme. Ces droits sont la liberté, la propriété, la sûreté, et la résistance à l’oppression » Chacun jugera des actions formidablement efficaces de l’état français pour assurer le droit de propriété et la sûreté. Mais quitte à juger, Florent Pagny est coupable de résister à l’oppression, aussi fiscale soit-elle. Troisième article : « Le principe de toute Souveraineté réside essentiellement dans la Nation. Nul corps, nul individu ne peut exercer d’autorité qui n’en émane expressément ». Vouloir détruire la Nation comme le fait explicitement la gauche et par trahison la droite est bien beau mais c’est avant tout un viol démocratique, une façon d’avoir des élus qui ne rendent jamais des comptes, nous y sommes. Article quatre : « La liberté consiste à pouvoir faire tout ce qui ne nuit pas à autrui : ainsi, l’exercice des droits naturels de chaque homme n’a de bornes que celles qui assurent aux autres Membres de la Société la jouissance de ces mêmes droits. Ces bornes ne peuvent être déterminées que par la Loi ». Dans mon enfance j’entendais dire que nous étions libres et que notre liberté ne trouvait comme frontière là où commence celle des autres, propos librement inspiré de John Stuart Mill. Il me semble vivre dans un pays où n’est autorisé que ce que stipule la loi tandis qu’il faudrait davantage une loi n’explicitant que les interdits.

On pourrait continuer la longue liste des entraves faites à un texte historique né d’une longue réflexion sur les travers autoritaires français et des fructueuses expérimentations commises ailleurs. A l’évidence la France méprise son histoire en se vautrant dans le socialisme. Les réformes indispensables sont connues et même documentées par les expériences voisines. Le plus incroyable c’est l’effacement des débats historiques, pourtant très actuels, qu’on a laissé s’opérer. Quand on planche sur la fiscalité française, qui peut raisonnablement donner tort à Frédéric Bastiat et sa célèbre citation : « l’État, c’est la grande fiction à travers laquelle tout le monde s’efforce de vivre aux dépens de tout le monde ». Niches fiscales, parce qu’on sait sans l’avouer qu’on taxe trop et la vision planiste/constructiviste de l’économie, d’un côté, et, de l’autre subventions/allocations pour ceux qui chouinent le plus fort. Avec ce qu’il se voit et ne se voit pas, notamment par le prisme des médias complaisants, on voit l’action de l’état providence. Et ça c’est un crime d’y toucher. De le penser même. L’ISF, on le dénature mais on ne peut pas le supprimer, on ne peut pas « flatiser » les impôts, ça se verrait trop. Toujours cette vision statique, l’économie est un jeu à somme nulle comme première erreur, le refus de la concurrence pour stimuler le progrès social comme seconde.

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