Les antivaxx, ça suffit! Emmerdons-les

La glorieuse presse française a vu récemment son exubérant éventail de titres s’enrichir d’une nouvelle publication, « Franc Tireur« . Un clin d’oeil aux résistants par l’inénarable Christophe Barbier, le tout financé par un tycoon tchèque, difficile de ne pas éclater de rire. Et pourtant, on aurait tort. Cette dream team d’auteurs composée principalement d’intellectuels médiatiques nous dit quelque chose de l’idéologie désormais dominante. Non dominante au sens de « majorité silencieuse » à laquelle ce journal prétend s’adresser (et échoue pour le moment si on en juge les ventes modestes et déjà déclinantes) ni au sens de celle des artistes et autres idoles progressistes des années 80/90 désormais totalement dépassées par les extrémistes écologistes ou wokes qu’ils ont malencontreusement façonné. Cette idéologie est celle des élites dirigeantes post-nationales, de la superclasse mondiale, des technocrates.

Définir cette idéologie est un exercice de gymnastique périlleux. La liste des auteurs invités, les thèmes, les arguments semblent parfois contradictoires d’un point de vue de l’histoire des courants de pensée. Il y a tout de même quelques invariants notoires, déjà bien visibles ailleurs : quiconque s’oppose aux décisions forcément intelligentes des technocrates est un vilain populiste voire dangereux extrémiste. Il faut éclairer le bon peuple car hélas son bon sens l’égare. Les Gilets Jaunes? Des pouilleux qui ne comprennent pas l’excellente politique économique du grand président Macron Ier. Les antivaxx? des assassins en puissance qui méritent d’être emmerdés. Les souverainistes, les enracinés, les conservateurs, un ramassis de nazis etc. Jugez les unes : FT n’a que des ennemis, des mal-pensants dont il faut convaincre la populace qu’il faut s’en détourner. Les 5 penseurs de 2022? A part le gentillet Marcel Gauchet, au libéralisme aussi mou que l’écharpe rouge du boss, j’avoue n’en connaître aucun. Il y a pourtant tant de grands auteurs français qui pourraient nous éclairer…

Si on repère chez ces gens là une idée juste c’est souvent accidentel. On y trouvera la fine-fleur de la sociale-démocratie très lucrative pour ceux qui auraient tout à craindre d’être payés à leur juste valeur comme le notait le regretté Raymond Boudon. Des libéraux en carton qui valident le pass sanitaire (ou vaccinal) et d’autres qui recyclent au nom de l’égalitarisme et du principe de précaution de nombreuses fumisteries socialistes. C’est une forme de populisme des élites que j’avais immédiatement décelé au lendemain de l’élection de Macron, une forme de sécession des sachants qui affichent désormais ouvertement leur mépris de classe envers les autres, les idiots qui n’arrivent pas à saisir la profondeur de cette pensée technocratique. La conséquence de l’essor du socialisme en occident après guerre concomitante avec la mondialisation fut de tuer le capitalisme entrepreneurial en créant des multinationales au pouvoir corrupteur démultiplié qui fricottent avec le pouvoir et ses haut-fonctionnaires. En France, on peut déplorer la restoration d’une société d’ordres digne de l’ancien régime du nouveau monde, mais surtout, que l’élite façonnée par cette évolution néfaste aux peuples et à la démocratie pense comment faire perdurer cet état de fait et non comment revenir aux fondations libérales responsables du progrès. (cf préoccupations du « Great Reset » des gens de Davos). Franc Tireur, c’est le Davos du pauvre, puisque malheureusement la France s’appauvrit dans tous les sens du terme.

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Janvier 2022 : Stop ou encore?

Bonne année à mes quelques lecteurs pour commencer.

Janvier ce n’est pas le mois de la trêve des confiseurs, elle est passée. La rentrée est toujours chargée et le président n’enchaînera pas ses voeux à qui veut encore les entendre, il sera en campagne cette fois. Janvier c’est surtout le mois de la « cristallisation » de l’opinion. Début février, l’identité du prochain président ne fera pratiquement plus aucun doute. Le plateau de départ est pratiquement connu, les dynamiques se figent rapidemment d’autant plus que COVID oblige, il n’y a pas beaucoup de place aux débats, surtout dans un pays qui va si bien par ailleurs…

En 2002 les prétendants étaient si nuls peu attrayants qu’il y eut un suspens du fait de la faible mobilisation des électorats plutôt modérés. Il y a 5 ans, entre l’envie de tous les envoyer chier à la cave, la cabale Fillon et le matraquage médiatique en faveur d’un outsider (plutôt bien installé dans le système en fait) il y eut à nouveau une (petite) surprise. Le paradoxe de 2022 c’est que la situation paraît jouée tandis que le pays coule à tous les niveaux et que l’épidémie de rhume-21 COVID-19 tétanise l’opinion stérilisant tout débat. Comment expliquer que Macron demeure aussi haut au premier tour, stable avec un % très élevé de gens sûrs de leur vote?. Il ne peut rien craindre dans cette situation. Le bilan de Macron est pourtant l’un des plus médiocre de la Vème République et le personnage s’est montré régulièrement condescendant envers les français, arrogant à l’étranger, en un mot : insupportable.

Que faire? Valérie Pécresse n’offre aucune perspective de changement, Eric Zemmour n’offre aucune perspective de victoire, Marine Le Pen n’offre aucune… perspective. Il y a tout de même un élément important à prendre en considération. Sous Macron, les institutions peu démocratiques de la Vème République lui ont permis de prendre un virage autoritaire sans précédent. Abus de pouvoir, parlement de godillots, référendum baffoué, atteintes aux libertés, manifestations sauvagemment réprimées, affairisme et j’en passe : il faut dégager Macron de toute urgence même si le successeur recyclera quelques nuisibles.

Depuis quelques années, je me plaisais à dire que la « démocratie était le pire des systèmes à l’exception de tous les autres » reprenant la merveilleuse formule de Churchill. Sa vertu reposait sur la possibilité de botter le cul des incompétents à intervalle régulier ou de relégitimer pour un temps compté quelqu’un de moins mauvais ce qui calmait les perdants et permettait un renouvellement des têtes, des idées. A la réflexion, je me dois d’y ajouter une précision de taille : la norme ce n’est pas le bon grain qui chasse l’ivraie, c’est hélas plutôt exceptionnel. La norme, ce sont des nuisibles qui s’accrochent et utilisent (pervertissent) les moyens de l’état pour ce dessein. Les bons sont rares et n’arrivent en général que trop tard. Il héritent de la m** laissée par les nuls. Puisque la crise en France est une crise de régime, je doute fort que de grands changements puissent intervenir avant d’avoir pris le mur en pleine poire. Avec le temps je me dis que l’abstention est un réflexe normal à toutes les élections intermédiaires sans enjeu et sans intérêt tant le pays est trop centralisé, avec 0 subsiduarité, pire, plusieurs mécanismes de péréquation pour encourager les nuls au détriment des bons etc. Au seul échelon avec de l’enjeu, virer un tyran (même soft) me semble donc nécessaire.

Surveillons donc le mois de janvier. Si nous en restons là, seule Pécresse peut nous débarasser de Macron. Si elle s’effondre – c’est bien possible – il ne restera plus aucun choix. Zemmour reste trop loin au second tour et son offre de service qui se résumait à « faire mieux que Le Pen » tombe complètement à l’eau. Triste plateau de départ, triste choix, triste président(e) en vue.

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Zemmour : le soufflé retombe et va au crash

La grande question était de savoir si le polémiste serait le Donald Trump français ou son « mauvais génie » Steve Bannon. La réponse se dessine nettement désormais. Mettre des gauchistes en PLS en reprenant leurs codes (choquer le camp adverse) c’est une chose, se lancer en politique en est une autre. Zemmour en fait l’apprentissage à ses dépens.

En se victimisant comme la familia Le Pen, par ses frasques indignes de la pureté du conservateur propret, par l’indigence du programme passéiste et anxiogène, par l’amateurisme grotesque de son maigre entourage, Zemmour s’est donc lancé officiellement dans la course alors que déjà sur la pente déclinante. Ce qu’un polémiste gagne en notoriété en appelant compromission le respect de l’équilibre entre les forces politiques qui requiert des compromis à côté des choix assumés, il le perd lorsqu’il se lance en politique avec la volonté de rester inflexible sur sa ligne. Voilà pourquoi les intellectuels font rarement de bons hommes politiques. Si les hommes politiques sont mauvais, ce n’est pas toujours à cause de leurs contorsions intellectuelles infernales qui les poussent à abandonner toute conviction, plus sûrement leur carriérisme et la faiblesse des sanctions dans les urnes quand ce n’est pas celle de la justice…

Comme prévu, le positionnement trop réactionnaire de la droite identitaire va lui être fatal : il s’est aliéné le centre-droit modéré le condamnant à prendre que l’électorat non socialiste de Marine Le Pen. Les accents fillonniste de son discours n’y changeront plus rien, il a échoué à réconcilier l’électorat populiste lassé des politiciens et la bourgeoisie qui attend des réformes de l’état bureaucratique qu’elle finance en pure perte. C’était pourtant son plan, c’est un échec de plus en plus évident. L’enfermement dans son thème de prédilection, la naphtaline capiteuse de ses références (parler en citation, un truc à laisser aux profs, de philo en particulier) vont lui coller à la peau. Comme prévu, l’absence d’une équipe expérimentée ou de prise de guerre d’élus LR ou RN droitiers vont être insurmontable. Pire, sans le dire il a fait comprendre que MLP était nulle alors qu’il ne vaut pas mieux. Aux LR d’en profiter, c’est la prochaine question, puisque c’est tout frais, c’est à Valérie Pécresse d’en jouer surtout si elle trouve comment valoriser le meilleur de ce qu’Eric Ciotti a défendu.

Reste une question qui restera sans réponse. La gauche nous déploie un écran de fumée bien opaque pour que jamais ne soit évoquée la question qui tue – pourtant vitale démographiquement parlant – celle de la solubilité de l’islam dans une démocratie libérale occidentale. Zemmour déploit des solutions dépassées de l’extrême droite, limiter démographiquement le poids des « méchants », la gauche un « circulez il n’y a rien à voir! » totalement hors-sujet, mortel depuis Merah et surtout le 13 novembre 2015. Qu’on réaffirme enfin les principes de la république française, les valeurs non négociables de l’occident, de l’universalisme de la liberté des lumières, c’est trop demandé?

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Zemmour, un réac français

Il n’est pas encore candidat mais se comporte comme tel et est, fort logiquement, déjà traité comme tel. Alors que l’officialisation de ce secret de polichinelle se rapproche (d’ici quelques jours?) un premier bilan de son début de « campagne présidentielle » s’impose. Zemmour bouscule, mais n’oublions pas comment Macron nous a déjà (trop) bousculé sans rien réformer.

Jamais un candidat supposé à l’élection présidentielle, sans parti ni soutien d’élus, n’est monté aussi vite dans les sondage au point de sembler capable de se hisser au second tour. Il pioche partout à droite et rameute aussi des abstentionnistes de 2017. Quand on songe aux racines du dégagisme de la précédente élection, plus personne ne doit être surpris qu’un candidat sans étiquette, sans parti, sans mandat, sans programme puisse arriver à l’Elysée… C’est le récit officiel du parcours météoritique d’Emmanuel Macron. En 2017, toute la presse, les médias et l’intellegenstia aux mains des capitalistes qui grouillent autour de l’état ont façonné ce candidat jeune et beau. Il a certes profité de la cabale contre François Fillon orchestrée par des juges rougeâtres (les macronistes ne sont pas les commanditaires de toute évidence bien que les principaux bénéficiaires). En 2021, le paysage médiatique a légèrement changé. Les youtubers de droite cartonnent, M. Bolloré reprend en main vigoureusement des médias existants pour les réorienter politiquement et M. Macron doit désormais défendre un bilan plus que médiocre.

Zemmour prend évidemment à Marine Le Pen mais drague ouvertement l’électorat fillonniste laissé orphelin par la bouillie énarchique, soumise au politiquement correct qui a pris définitivement le contrôle des républicains. Ses attaques anciennes et encore récemment aux fondements de la pensée libérale devraient le condamner au moins au second tour mais ça, c’était avant comme on dit. Entre temps Macron devra répondre de son bilan et le moins que l’on puisse dire, c’est que le président « libéral » a lui aussi porté de violents coups de canif à la pensée libérale. Oublié son livre « révolutions » et ses observations girondines. Jupiter use et abuse du pouvoir du monarque républicain avec un cynisme mitterrandien sans le talent de ce dernier, ne serait-ce que pour dissimuler son mépris de classe, son narcissisme maladif et cette vanité déplacée à se croire plus malin que tout le reste de l’univers. J’avais dit que le quinquennat avait commencé à déraper avec l’abus de pouvoir caractéristique derrière l’étrange affaire Benalla. Depuis, les faits se sont accumulés. Tentative systématique de discréditer ses adversaires en voulant les faire passer pour des extrémistes, des factieux (opposants politiques, gillets jaunes), tentative de révision de la constitution, de l’objet social des entreprises, enfer bureaucratique de la gestion de l’épidémie et j’en passe. Quand le minable François Hollande constate l’échec de la démocratie représentative pour se mettre d’accord et assumer un choix pour le nouvel aéroport nantais, reconnaissons-lui le mérite d’avoir eu le réflexe sain d’employer la démocratie directe via un référendum. Macron s’en ai lavé les mains, comme sa réforme de la taxe d’habitation, tout doit être décidé d’en haut, par lui évidemment. Il peut décorer Angela Merkel, étrange animal politique au bilan mitigé mais dont le seul mérite réside dans la mise en coupe réglée de l’Europe et de la France en particulier. Les admirateurs du général qui tendit la main à Konrad Adenauer à la Boisserie jusqu’au traité de l’Elysée vont encore certainement apprécier ce geste qui ressemble plus à l’officialisation d’une vassalité incongrue qu’à une relation d’égal à égal.

Zemmour pourfend opportunément « l’état nounou » et pleurniche sur l’américanisation de la France en fustigeant le libéralisme dans son acception nord-américaine. Macron s’est fait élire en tenant le discours le moins anti-libéral depuis au moins 1988 pour ensuite tourner le dos à la pensée libérale immédiatement et sapper la démocratie et les libertés publiques comme jamais. Pour les libéraux, 2022 va encore être un choix par défaut, pire, un choix en subodorant qu’un candidat ne fasse pas le pire de ce qu’il est capable. A ce jeu destructeur, rappelons l’asymétrie de cette élection : Macron, on a vu et il vaudrait mieux que ça cesse au plus vite. Reste à savoir si Zemmour peut (enfin) se montrer plus rassurant une fois que ses équipes, ses premiers ralliements se seront montrés. Les américains ont élu Trump parce que le rejet de la mère Clinton était presqu’aussi massif et son électorat était moins motivé que celui de Trump. Les français seront prévenus et le scrutin sera direct. Mais qui pourra bien réformer sur la base d’un rejet de l’autre camp?

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La désignation du candidat LR vire à la farce suicidaire

Comme prévu les vieux croutons du parti LR ont réussi une manœuvre pour éviter une primaire ouverte ce que les statuts du parti semblaient pourtant prévoir. En repoussant la désignation du candidat lors d’un congrès se tenant le 4 décembre prochain, sauf nouveau rebondissement, les caciques reculent pour mieux sauter, dans le vide très probablement. Il est absolument fascinant d’observer comment les circonstances mais surtout des hommes d’une rare médiocrité empêchent le retour de la droite aux affaires alors que jamais elle n’a autant bénéficié d’un boulevard pareil.

On peut se demander si le pamphlet nostalgique d’Eric Zemmour « le suicide français » n’était pas écrit spécialement pour LR. Tandis que ce dernier truste les antennes et oblige les candidats de droite à se positionner par rapport à ses polémiques, LR a perdu une occasion de lancer un candidat en retard dans les sondages et apportant un souffle nouveau. Je passerais vite sur le cas de Denis Payre dont j’avais prédit qu’on ne lui déroulerait pas le tapis rouge. Les mois précédents ont vu l’éclosion médiatique de David Lisnard, seule personalité vierge de tout passage ministériel calamiteux sous Jacques Chirac ou Nicolas Sarkozy, confortablement réélu aux municipales et portant un diagnostic lucide et une argumentation solide mais aussi optimiste sur les réformes à conduire. Ce choix de congrès, ou plutôt ce non-choix a enterré tout espoir de proposer aux français du sang neuf, des convictions. Lisnard semble logiquement avoir jeté l’éponge ne voyant pas comment combler son déficit de notoriété et de poids au sein d’un parti verrouillé. Ce sera donc un choix restreint à des candidats naviguant entre deux eaux. Loins derrière Macron et Le Pen et incapables d’expliquer leurs singularités entre Zemmour et le président. LR paye en vérité ses luttes internes depuis la défaite de Sarkozy et le refus quasi systématique de se doter d’un leader et d’un projet ambitieux. Voilà 10 ans que ce parti tente de recycler à l’infini des nullités qui ont échoué et qui auraient disparu dans bon nombre de démocraties occidentales. Nullités livrées en prime avec une bouillie sociale-démocrate inepte compte tenu de la situation périlleuse dans laquelle la France nage en ce moment.

Au lieu d’occuper le terrain médiatique, la guerre interne va se poursuivre avec des tractations aussi ridicules que condamnées à l’échec. Pourquoi 2 mois de combinazione régleraient-ils 10 ans d’incurie? Pendant ce temps, Zemmour s’emploie à décrédibiliser, non seulement Marxine Le Pen mais aussi les notables LR. Son analyse est assez juste, la création de l’UMP a constitué la dernière étape de la trahison des élus de la droite aux idées de ses électeurs, de l’analyse de la situation du pays et du monde. Ce n’est pas exactement un parti avec des ténors issus du RPR avec les idées du centre, erreur classique du penchant réactionnaire de Zemmour et de la droite illibérale. L’UMP a en réalité assemblé le pire du RPR et de l’UDF : l’étatisme des uns et l’européisme des autres, le tout dans une soumission au politiquement correct gauchiste. Aux oubliettes les idées libérales, conservatrices ou souverainistes. Cette droite sans intérêt qui n’intéresse plus personne en dehors des EPHAD et quelques bourgeois catholiques, ne parle plus du tout aux actifs, aux jeunes et aux classes populaires comme Sarkozy avait en grande partie réussi à le faire en 2007. Le plus gros réservoir de voix, surtout vu le niveau de l’abstention ces derniers scrutins se trouve pourtant là. De l’autre côté, Edouard Philippe va (en mission téléguidée depuis l’Elysée) tenter de monter ce parti de centre-droit pour achever ce qui n’avait pas été accompli en 2017. L’idée étant d’assècher LR par le centre, sécuriser la présence de Macron au second tour pour affronter un candidat qui apparaîtra de facto extrémiste. En cas de mauvais sondages, il est probable que LR implose…

Le succès de l’entreprise de l’ancien premier ministre est facile à prévoir. De nombreux élus LR voudront sauver leurs têtes comme tous les opportunistes du PS qui s’étaient mis en marche derrière Macron en 2017. Le parallèle est évident. Reste à savoir jusqu’au ira Zemmour. Réhabiliter Pétain et sa querelle sur les prénoms ne font pas de vous un Trump français, un Steve Banon au mieux. Va-t-il plafonner? Une bulle qui va éclater? Reste que l’élection va se jouer, comme je le pressens depuis longtemps, au centre droit: celui qui va se l’aliéner va perdre. En recyclant des objects politiques périmés, dépourvus de vision, de conviction et désormais d’élan, LR semble tout indiqué four figurer comme première la victime du dégagisme version 2022.

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Denis Payre vient troller la primaire LR

Bien que les médias ne vendent qu’un match retour MLP/Macron s’appuyant sur les sondages, de nombreuses raisons conduisent à penser que LR peut encore venir perturber le jeu. Problème, le parti d’inspiration bonapartiste a choisi de ne pas désigner de chef avant l’approche de l’élection présidentielle de 2022, choix qu’il ne cesse de payer depuis 2017.

Xavier Bertrand a décidé de partir sans l’étiquette LR or il stagne dans les enquêtes d’opinion et ne paraît pas en mesure de se faire une place au second tour. Et pour cause, son style faussement débarassé de langue de bois depuis 2012 ne prend pas. Son positionnement reste diffus comme ses propositions, de l’eau tiède, du gloubi-boulga étatiste, sécuritaire rien de populiste dans le bon sens du terme. Valérie Pécresse, elle, va chercher l’investiture face à des candidats de second plan ce qui pourrait, en cas de frémissement sondagier, forcer Bertrand à se retirer à son profit. Hélas pour les deux, ils donnent l’impression d’avoir quitté LR trop tard pour prendre le train Macron en marche et trop tôt pour être libres de le critiquer sur son bilan et de se positionner convenablement. Comme le note avec justesse le québécois Bock-Coté, ils ont critiqué Wauquier sur le fond alors que c’était davantage la forme qu’il y avait matière (se souvenir de son « cours » à l’EM Lyon du niveau bar tabac PMU).

Tandis que les derniers sympathisans libéraux de LR s’impatientent d’une candidature de David Lisnard, à la surprise générale, c’est l’entrepreneur Denis Payre qui se lance. La démarche est paradoxale ce qui me fait dire qu’il s’agit de trollisme… Il y a près de 10 ans, pressentant l’échec complet de François Hollande ainsi que des appareils politiques pour répondre aux attentes des français, Payre a eu l’intuition géniale de fonder un mouvement politique nouveau assis sur des français avec un programme se voulant pragmatique. La suite des événements lui ont parfaitement donné raison. En Marche voulait reprendre la démarche avant qu’il soit évident que les rares personnes « neuves » et intéressantes ne soient finalement éclipsées/cornaquées par des politiciens professionnels. Payre a manqué de persévérance et puisque le jeu politique était complètement verrouillé au point de faire croire à l’apparition d’un nouveau parti sensé accompagner le nouveau monde, son discours manquait cruellement de souffle, de vigueur contre cette effrayante bureaucratie sur laquelle les énarques règnent.

Denis Payre semble revenir cette fois avec un discours plus musclé en phase avec la tendance au dégagisme qui mérite de s’abattre sur tous les tocards en place mais il entend tenir ce discours au sein d’un parti qui meurt à petit feu pour ces mêmes raisons… Si l’entrisme ne pouvait pas fonctionner il y a 10 ans comment le pourraît-il maintenant alors que tous les samedis la France bouillonne dans la rue depuis 3 ans? Je doute que les vieux croutons LR qui sont dépassés par les évènements lui dressent un tapis rouge… Payre n’aura probablement qu’une courte fenêtre médiatique pour ringardiser ces notables grabataires, responsables et principaux bénéficiaires de l’immobilisme social-démocrate français. Espérons que ça oblige les autres candidats à sortir des ornières, prendre des risques, faute de quoi, on ne voit pas pourquoi ils pourraient inquiéter Macron. Et surtout, on voit pas du tout pour le moment un candidat LR intéresser l’immense réservoir d’abstentionnistes qui ont parfaitement compris qu’aucun des prétendants connus actuellement n’ont réellement l’envie de changer quoi que ce soit.

LR est à la croisée des chemins, à l’image du pays. En restant incapable de porter un message de modernisation de l’état (mère de toutes réformes) et peu crédible sur le régalien du fait de son track record, il se pourrait que le candidat (ou la candidate) passe à côté de l’opportunité de tirer profit des trolls de cette future élection. Eric Zemmour d’un côté qui va démontrer que MLP est une imposture, une voie de garage faisant le jeu de la gauche et de l’autre un discours libéral fustigeant la faillite en tous points de l’état et de notre démocratie. Soit la primaire LR ne sert à rien et débouche sur une farce (ou une cabale grossière comme la dernière fois) soit elle peut lancer un candidat ou une candidate et lui donner quelques marges de manœuvre pour remporter l’élection présidentielle. Affaire à suivre donc, et merci aux trolls qui chagrinent les esprits fragiles et font ouvrir les yeux aux autres en soulignant des décalages insupportables.

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Régionales 2021, une abstention logique et méritée

Adieu la démocratie. Selon la célèbre formule d’Abraham Lincoln, la démocratie est « le gouvernement du peuple, par le peuple et pour le peuple ». Avec les énarques, nous avons le gouvernement de technocrates par des professionels de la politique et pour les intérêts corporatistes de la caste médiatico-politique et économique qui rôde autour. Bien peu de conditions nécessaires au bon fonctionnement démocratique sont encore respectées en pratique. Les premières enquêtes montrent que les français se sont tenus écartés des urnes parce qu’ils ont le sentiment que « ça ne changerait rien » et ils ont parfaitement raison.

La « réforme » des régions par Hollande n’a produit aucun effet positif. Sinon de l’illigitimité, de la bureaucratie au millefeuille déjà incompréhensible, aucune autonomie budgétaire, des péréquations pour récompenser la gabegie etc. Ajoutez à cela un contexte de campagne présidentielle qui a achevé toute velléité de parler des compétences des exécutifs locaux mais qui a nationalisé le débat. Une crise sanitaire rendant impossible la tenue de débats ou plutôt qui a servi de prétexte pour qu’il n’y en ait pas. Des candidats sans relief servant la même bouillie clientéliste depuis 40 ans… Il n’y avait aucune raison de voter.

Quand les mécontents ne votent pas, les vieux s’en chargent et naturellement, ils votent pour le maintien strict des sortants. Ils sont les seuls à apprécier l’immobilisme. Je ne cesse de l’écrire ici depuis que j’en ai la certitude : la crise de régime qui couve a pour origine le vieillissement de la population et des institutions peu démocratiques que les « réformes » successives ont achevé de rendre inopérantes.

Notons que LREM n’en finit pas de disparaître. Véritable exploit pour un parti qui n’est même jamais apparu aux échelons locaux. Aucune région, aucun département, aucune grande ville (ou presque). Voilà qui commence à faire beaucoup pour un parti qui concentre tous les réels pouvoirs. Parti de rien, n’arrivant à rien et n’allant nulle part. Les sondages qui donnent toujours Le Pen et Macron largement devant et qualifiés pour le second tour ne mesurent pas à quel point les (rares) électeurs seront motivés à transformer une réponse à un sondage en bulletin de vote. Les remainers et les supporters d’Hillary Clinton ne l’ont toujours pas compris.

On sait désormais une chose : personne ne veut du RN ou de Macron. Même des choix par défaut comme Pécresse ou Bertrand peuvent y croire. Lisez leur programme, à quelques points près, ils étaient parfaitement interchangeables avec les sornettes socialistes habituellement servies par la gauche. Le macronisme, comme je le décrivais dans mon précédent billet, c’est la destruction de la politique avec le refus de toute clarification idéologique. Je ne vois pas comment Macron va éviter son nauffrage au premier tour en 2022 sans être tenté d’expédier tout le monde par le fond.

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Tu sais quand les présidentielles approchent : libéraux vs conservateurs

Nous voici donc à l’approche d’une élection présidentielle et un indice ne trompe pas : la très grande famille des libéraux s’offre le luxe de se déchirer sur des distractions intellectuelles. Pour les libéraux qui se prétendent chimiquement purs, digestion d’une abondante littérature à l’appui, voter pour un candidat de droite révèlerait de secrets penchants pour le conservatisme pire une prétention scandaleuse à se référer aux grands auteurs de la pensée libérale. La droite c’est mal, le chic c’est de traiter les Gilets Jaunes de gros cons, de trouver que l’immigration massive est une chance bien que composée de gens souvent inemployables et porteurs d’une civilisation insensible à certaines de nos valeurs qui font l’ADN de l’occident.

Il est entendu que la droite n’offre qu’un bien inconfortable refuge pour les libéraux depuis 1945 ou le début de la Vème République mais que dire de la gauche? Même l’effrayant échec du communisme n’a pas permis (ni en France ni ailleurs) d’installer une gauche sociale-démocrate libérée de tous penchants collectivistes et de tentations totalitaires. Les prétendues avancées sociétales ont toujours été motivées par une soit disant égalité et jamais par la liberté, jamais par une logique de contrat librement souscrit entre adultes informés et consentants. L’argument d’autorité sur les auteurs libéraux m’a toujours laissé plus que perplexe aussi. Maintenant que les écrits des auteurs de lumières ou du XIXème sont numérisés, ça ne doit pas être très difficile de chercher les entrées « immigration » ou « islam« . Les occurences vont être rares surtout… Quand le truculent Jean-Marc Daniel affirme que Condorcet serait aujourd’hui favorable au mariage unisexe puisqu’ayant été favorable au divorce par consentement, on se pince. Evoquer des phrases prises hors de leur contexte, mais fermer les yeux sur les moeurs de l’époque, sur les écrits hostiles à l’islam, antisémites si ce n’est pas une mémoire très sélective…

Chez nos libéraux donneurs de leçons depuis Londres ou la Suisse ou tout autre pays traditionnellement bien plus libéral que la France, les conservateurs français sont indécrottables. Les restrictions à la liberté de circuler, le Brexit, l’élection de Trump, etc. ne les ont pourtant pas fait émigrer vers de nouveaux cieux plus cléments. J’en avais déjà parlé sur ce blog, je trouve fascinant la cécité des supporters du président Macron qui se pâment d’un libéralisme authentique sur les plus sérieuses menaces à la liberté qui pèsent en France et en occident en général. Dans « Il faut sauver le monde libre » Matthieu Laine, très prompte à trouver la droite pipi-caca, passe très rapidemment, négligemment en fait, sur l’essor de l’islam politique ou sur la surveillance de masse d’internet, loi Avia, cybersécurité, menaces sur la neutralité du web, rôle des GAFAM ou du CSA à qui l’audiovisuel ne suffit plus… Non la menace, ce sont la poigné de cathos homophobes, les faux libéraux qui n’écoutent que d’hypothétiques baisses d’impôt, les conservateurs qui savent lire des données de l’INED ainsi que les rapports des fondations Jean-Jaurès et Concorde sur l’islam en France. Bien sûr. Et Laine de mettre des tartines sur les bienfaits du capitalisme que son champion foule pourtant du pied avec sa redéfinition du rôle social de l’entreprise, ses éoliennes et la mise en danger de notre filière nucléaire.

Ce que nos libéraux chimiquement purs ne veulent pas voir c’est que leur champion technocrate échoue lamentablement à produire la moindre réforme qui remettrait le pays dans la bonne voie. Avec ses 120 000 fonctionnaires sortis du chapeau, comme on pouvait le craindre compte tenu de son pedigree, Macron n’a eu jamais le moindre projet, la moindre envie en vérité de mener la mère de toutes les réformes : celle de l’état. L’état français est resté englué dans une bureaucratie effrayante, se dispersant en négligeant l’essentiel. La crise du COVID-19 a montré encore pire : une improvisation permanente, un enfermement sur des postures et toujours le soutien à la bureaucratie pourtant totalement défaillante depuis le début. Macron n’a jamais voulu revoir l’état providence qui ne protège plus mais étouffe le secteur marchand qui paye pourtant cette hérésie socialiste. Il est surtout ridicule de s’étriper sur son bilan à la lumière des idéologies politiques. Le macronisme est volontairement un fourre-tout, la communication remplaçant l’action et la triangulation supplante délibéremment toute cohérence intellectuelle. On plante des éoliennes avec Pompili pour limiter l’impact d’une candidature écologiste à gauche et on envoie Darmanin faire du sous-Sarko devant les flics contre un candidat de droite sécuritaire mais plus crédible que l’ineffable Mme Le Pen, sparring partner certifiée de longue date assurant la pérénité du socialisme hexagonal.

Le grand malheur de l’élection présidentielle et des législatives à deux tours c’est l’activation de ce clivage gauche/droite avec impossibilité d’avoir une représentation fidèle de l’opinion. Les supporters du technocrate arrogant et vaniteux le savent : l’émergence d’un candidat de droite sérieux qui associerait les souhaits des milieux économiques avec les préoccupations quotidiennes des français pourrait provoquer l’élimination de Macron au premier tour. Pour échapper à ce destin inéluctable sur le papier, Macron pratique la triangulation, la personnification à outrance et des scrutins qui maintenant se tiennent sans campagne (merci le Covid-19!). N’en déplaisent aux donneurs de leçon, c’est dans cet espace immense entre leur socialiste éclairé (enfin crétin IYI de Nassim Taleb) et la version populiste de MLP qu’il nous faut trouver un président.

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Jusqu’où la farce bureaucratique va-t-elle aller?

Je déteste avoir raison. Surtout quand c’est pour prédire une catastrophe même si anticiper l’échec des politiques publiques françaises ne relève plus de l’exploit, loin de là.

Sur les réseaux sociaux, on pouvait lire il y a quelques semaines une confidence d’un député de la majorité prophétisant que le gouvernement ne pouvait pas s’offrir le luxe d’échouer dans sa campagne de vaccination. Depuis « l’affaire Benalla », Macron et ses ministres se prennent les pieds dans le tapis, sujet après sujet. Quel sera le truc suivant dont le gouvernement n’aura pas le choix de réussir et qui va rater immanquablement, toujours sans la moindre conséquence?

Début janvier, lorsque les anglais et israéliens vaccinaient vite et bien tandis que Macron nommait un comité de français tiré au sort pour amuser la galerie et camoufler l’incroyable impréparation logistique française, l’inéluctable se préparait : nous allions être reconfinés en mars alors qu’au même moment ces pays allaient progressivement relâcher les contraintes pesant sur leurs économies, la vie des citoyens et surtout offrir des perspectives encourageantes de sortie de crise imminantes. Oubliez les salades sur les variants. Oubliez tout sur les chiffres de contaminations, d’occupation de lits d’hôpitaux. La vérité c’est qu’en un an, aucun des échecs n’ont été traités, corrigés, pire, les hôpitaux agonisent sous la bureaucratie, l’incompétence, le système de santé par la peur de prendre des risques et d’avoir à rendre des comptes.

Il n’y a plus de décision logique, rationnelle, claire. Plus la moindre cohérence. Plus que de la superstition, l’espoir de la chance. On a imposé le couvre feu à 18h pour tout le monde au nom de l’égalité, mais pas le confinement le week-end… La stratégie d’empilement de petites mesures vexatoires supplémentaires pour éviter un nouveau confinement strict semble vivre ses dernières heures. Faute de vaccins, de lits supplémentaires, d’idolement des gens contagieux (à commencer par les personnels de santé!) nous prendrons le mur de la réalité en pleine gueule quand d’autres voient enfin le bout du tunnel.

La descente aux enfers de la France ne fait que commencer, Castex et Macron aussi je suppose, sont très fiers d’eux, à défaut de gouverner, ils ne vont réussir qu’une seule chose. Adresser la facture aux contribuables de ce foirage gigantesque après la prochaine élection présidentielle. Mais si par hasard ils venaient à échouer là dessus aussi, comme le député LREM, je doute fort que cette fois l’executif et le président s’en sortent.

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Qui ne dit mot consent (le changement c’est pareil en pire)

Les analyses autres que juridiques de Régis de Castelnau ne m’ont jamais véritablement estomaqué, c’est le moins que l’on puisse dire. Sur son domaine, je le trouve factuel, sensé et pragmatique. Voici deux interviews où il montre la vraie nature de la cabale politico-judiciaire qui a indiscutablement faussé l’élection présidentielle de 2017. Même l’actuel garde des Sceaux, Éric Dupond-Moretti, avait conseillé à François Fillon la défense par l’attaque tant la mise en accusation semblait grossière et ficelée politiquement et grossièrement.

Charles Gave pose la question qui tue : comment assurer l’indépendance de la justice vis à vis du pouvoir politique mais aussi de l’idéologie gauchiste du principal syndicat de la magistrature? (Une justice ne rendant plus aucun compte devant les élus de la Nation part en slip aussi bien que tenue en laisse par des élus). Il n’y a pas de réponse évidente à cette question. L’exigence de séparation des pouvoir est un socle, une condition nécessaire mais non suffisante. Suffisante pour ne reprocher à Fillon d’accepter des cadeaux de gredins mais n’a rien à voir avec ce qu’il fait de son enveloppe budgétaire comme parlementaire.

Quoiqu’on pense de Fillon, de son programme attaqué sur ses aspects faussement conservateurs (recours à la frange catholique pour se sauver) ou faiblards sur le libéralisme (privatisation rampante de la sécu), il n’a pas su quoi répondre sur le plan moral quand il fut attaqué sur sa probité. Il s’est mal défendu et n’a pas su se « trumpiser » quand Trump gagnait en 2016. Trump a gagné parce qu’il a surpris ses adversaires sur leur croyance inébranlable qu’ils pouvaient manipuler l’opinion.

Les adversaires de Trump sont passés à l’étape suivante : la manipulation des urnes. Le camp prétendument démocrate contre les méchants populistes aux relents nationalistes et je ne sais quoi, en sont à assassiner la démocratie. Je n’exclue pas que les circonstances (Covid-19) et autres postures mesquines, égocentriques qui rendent Trump infernal à défendre (contrairement à son bilan objectivement le meilleur depuis Reagan) ait pu profiter à son adversaire. Mais il paraît bien surprenant que Biden, sucrant visiblement les fraises et ne soulevant aucune foule comme Hillary Clinton, élu avec 25% de bulletins de vote par correspondance, dans un pays aussi mal protégé de la fraude électorale organisée, soit un accident comme Hollande ait pu l’être en France en 2012.

Je parle de 2012 parce qu’on dit souvent que la France a 10 ou 20 ans de retard avec les USA. Je trouve plutôt que la France a toujours suivi l’Italie avec 10 ans de retard et que toutes proportions gardées, l’élection US ressemblait à la notre avec 8 ans de retard. A la différence que Sarkozy a failli être réélu pour de mauvaises raisons et que Trump n’aurait jamais dû perdre sur son bilan… Mais les faits sont là : c’est un pantin de gauche incapable de répondre aux difficultés et ne sachant pas comment gérer les folies idéologiques de l’extrême gauche qui se retrouve à la tête du pays par un miracle médiatiquement rendu possible (et autres aides).

Et si on ne dit rien? Les médias ont fait ce raccourcis. Si Trump n’a pas été capable d’argumenter des éléments juridiquement recevables auprès de la Cour fédérale, c’est la preuve qu’aucune manipulation n’a eu lieu. (notez l’abysse entre les deux assertions pourtant). Avec la gestion calamiteuse des Gilets-Jaunes, de la gestion de la pandémie à la petite semaine, de la vaccination complètement catastrophique en France et par l’UE, normalement, Macron ne passe pas le premier tour. En fait, Hollande n’a pas pu se représenter à cause du PS, Macron tient son parti c’est la seule différence, la France allait mieux en 2017 qu’en 2012. Elle ira certainement moins bien en 2022 qu’en 2017. Si Macron se représente ce sera une anomalie. S’il gagne ce sera une erreur. Oubliez Marine Le Pen, elle n’est qu’un faire-valoir. Si personne ne l’a désarçonnée en cours de route (mise en examen tardive donc calculée), vous conviendrez avec moi que nous ne vivons plus en démocratie, la ligne aura été clairement franchie.

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