Recompositions politiques et avenir de la droite

 

Un an avant l’élection présidentielle, sur les ondes de BFM Business, l’ancien ministre Alain Madelin appelait de ses vœux à une union nationale des réformateurs. L’idée directrice était simple; le FN, en la personne de sa présidente, serait au second tour et qu’il fallait le battre par un agrégat de réformateurs venus du centre droit au centre gauche. Madelin fut exaucé après la tempête médiatique qui s’est abattue sur François Fillon alors que le scénario principal, jusqu’à la fin de l’automne, était l’élection de celui qui sortirait vainqueur de la primaire de la droite. Avant même l’affaire, en analysant les courants de pensées constituant la droite, certains observateurs de la droite française se doutaient qu’elle s’est réjouie trop hâtivement de la destruction du Parti Socialiste opéré par le président Hollande. Les racines du mal étaient très profondes. La droite n’a pas plus réfléchi après 2012 que la gauche en 1995 sur l’héritage mitterrandien ou en 2002 sur la déconfiture de Jospin.

Dans plusieurs articles parus cette année, je me suis demandé ce qui signifiait encore être de droite, ce que la droite avait encore à proposer ou devait proposer à l’avenir. Il est évident que si l’échec du quinquennat de Nicolas Sarkozy ait donné lieu à tant d’interprétations contraires, c’est que l’UMP était un parti fourre-tout abritant des sensibilités politiques trop peu conciliables. L’interprétation via le diagramme de Nolan du premier tour avec 4 blocs quasiment aussi puissants laissait entrevoir le score final, les institutions et l’histoire des idées politiques en France, l’embarras des adversaires à Emmanuel Macron. Avec des élections à deux tours et une fusion des orléanistes (libéralisme/européisme) avec les bonapartistes (étatisme/souverainiste) pour un parti finalement étatiste/européiste (le pire des idées de l’UDF et du RPR), il était évident que le FN serait renforcé (étatiste/souverainiste) mais avec aucune chance d’être élu. 2 esprits brillants nous éclairent sur la soumission au politiquement correct de la droite française, le québécois conservateur Mathieu Bock-Côté, et, sur l’absence d’une droite soit libérale soit conservatrice ou encore moins un mélange des deux, avec Frédéric Saint Clair.

 

Bien que la droite ne soit pas morte même si durablement enfoncée, la stratégie de Laurent Wauquiez reste floue et son espace politique restreint. Attaquer Macron sur l’économie alors qu’en énarque, il pense la même chose, ne sert à rien. Ne conserver que l’identité et c’est marcher sur les plates-bandes du FN… Une droite qui demeure ni libérale ni conservatrice ne sert donc à rien. Même avec Floriant Philippot dehors, le FN ne semble pas pressé de ranger au placard ses idées qui ne le distingue pas des insoumis. Rien d’étonnant, Marine Le Pen pense exactement la même chose que son ancien petit aide de camp. Une question vient donc à se poser. A quand en France, un parti populiste car anti-élites, qui ont lamentablement échoué ses 40 dernières années, sur fond de discours libéral dénonçant en particulier la connivence entre politiques, médias propriété de grandes fortunes qui traitent avec l’état? Ce populisme là ne m’inquiète pas et il semble se renforcer au nord de l’Europe alors qu’il est toujours étonnement absent en France et en Italie.

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2017 : anno zero pour la droite française (enfin!)

Depuis un petit moment je me demande pourquoi je me considère encore comme étant de droite. Alors que j’approchais les 10 ans et que je regardais avec mes parents le journal de 20h à la télévision, c’était très simple à cette époque, malgré mes yeux enfantins et crédules. Le mur de Berlin s’effondrait et le communisme en Europe de l’est avec. Berlin est s’était vidée soudainement de gens qui s’enfuyaient à l’ouest et personne pour faire le chemin inverse. Il y eut aussi le procès expéditif des époux Ceausescu avec leur mort quasi en direct en réponse expéditive à l’horreur et la violence du système communiste roumain, de l’est en général. La guerre froide conclue par la victoire des démocraties libérales sur le communisme m’a naturellement conduit à préférer la liberté aux compromis bancals entre socialisme et libéralisme de la social-démocratie dont les pays européens crèvent à petit feu, à des degrés divers selon les pays et leur histoire. Je ne pouvais pas être de gauche ou du moins de cette gauche, soit disant respectable, mais qui bien après ces événements a continué à fricoter avec les idées marxistes, à s’accommoder d’alliances funestes tandis que la droite, notamment Chirac, a renoncé à toute alliance avec le populisme teinté d’antisémitisme de Le Pen. Très tôt j’ai saisi que l’antisémitisme ou le racisme en général n’était nullement l’apanage de l’extrême droite, d’où ma prise de conscience du caractère ouvertement partisan des médias pourtant drapés derrière une fumeuse déontologie. Après la très riche année 2017 que je commence tout juste à digérer, quelques constats s’imposent et amorcent une réflexion. La droite n’a jamais été libérale en France et c’est donc un bien mauvais refuge pour les libéraux. En cela, l’élection d’Emmanuel Macron est une aubaine. Repenser ce que signifie « être de droite » est désormais une obligation.

Je crois aux sondages. Ils peuvent être manipulés par le biais introduit par la question mais lorsque plusieurs instituts indépendants des uns et des autres livrent la même tendance, ils décrivent le mouvement de l’opinion publique assez fidèlement. On se souvient de ce qu’en disait François Fillon lorsqu’il était donné battu avant la primaire de la droite. C’est naturel de la part de quelqu’un qui croit en ses chances et qui croit, à raison dans le cas de Fillon, peser politiquement. Ce n’est pas le cas des aspirants qui vont avoir le droit de se faire ramasser contre Laurent Wauquiez qui va prendre le principal parti dit de droite et de gouvernement. Wauquiez, on en reparlera quand le moment sera venu, il s’est tenu à l’écart de 2017 pour arriver dans la position qui est maintenant la sienne: le leader conservateur après l’échec de 2017. On peut juste dire que le fait d’être critiqué comme il l’est par les médias pourchassant toute idée non conforme au politiquement correct, sur des sujets touchant à la Nation comme l’UE ou les vagues migratoires, le rend plutôt sympathique. On verra s’il sera un nouveau Sarkozy, dévoyant l’espoir que certains placent en lui. Toujours est-il que Fillon a manifestement emporté l’adhésion des sympathisants de droite dans la dernière ligne droite. Juppé trop lisse avec son identité heureuse qui contraste avec ses propos rudes, avec Chirac, du début des années 90, a donné le sentiment de faiblesse face aux pressions communautaristes, aux médias. Sarkozy, battu par ce qui s’est révélé – pour ceux qui en doutaient – être un accident de l’histoire était lui aussi grillé. Sur le communautarisme islamique et la réforme à la hache de la dépense publique excessive, Fillon a remporté le gros lot et a même amplifié sa victoire entre les deux tours grâce à un odieux soutien des médias en faveur d’Alain Juppé. On connaît la suite: au moment de se tourner vers l’ensemble des français, Fillon est resté comptable plutôt qu’expliquer les avantages pour chacun d’une société plus libre face à l’oppression fiscale et réglementaire d’une société sur-administrée. Avant même l’affaire des emplois de sa femme, son argumentation défensive sur la sécurité sociale étalait aux grands jours son manque de courage face aux forces puissantes et coalisées pour le statu-quo qui paie si grassement médias subventionnés et syndicalistes théâtraux.

Dans les colonnes du Figaro je crois, un gaulliste typiquement souverainiste mais pas d’une hostilité épidermique au libéralisme, comme Gaino ou Dupond-Aignan, Roland Hureaux a pointé du doigt une réalité qui saute tellement aux yeux que personne n’a voulu la voir. François Fillon, avec un peu plus de 20% des voix, a réalisé un score, dans un contexte abominable, supérieur à tous les résultats de Jacques Chirac au premier tour de l’élection présidentielle exception faite de 1995 ou Chirac a tangenté les 21%. J’ai invoqué sur mon blog le diagramme de Nolan pour expliquer la division en 4 quarts quasiment à l’équilibre de l’électorat français. Les deux quarts antilibérales étant irréconciliables, il était écrit d’avance que les banlieues aisées des grandes métropoles, l’ouest parisien jusqu’aux hauts de Seine et des Yvelines voteraient entre 80 à 90% pour Emmanuel Macron, seul candidat rescapé du premier tour avec une offre plutôt libérale économiquement. Une droite qui ne réformerait pas pour offrir davantage de liberté individuelle, publique, économique est condamnée. On voit le malaise au FN alors que pourtant la candidate du parti a fait un score historique et est rentrée au parlement en devant sanctionner la ligne socialisante de son aide de camp Philippot… Voilà un premier enseignement, un défi majeur à la droite qui pour des raisons essentiellement historiques a trouvé dans le bonapartisme des ressorts pour nier la supériorité de la concurrence aux monopoles publiques. L’autre défi est de renouer avec l’indépendance et la souveraineté du peuple: Soit l’UE est réformable soit elle ne l’est pas auquel cas il n’est nullement antilibéral d’affirmer voir rapatrier des compétences de Bruxelles à Paris. Certes les technocrates à Bruxelles sont nommés par des gouvernements élus démocratiquement mais plus on éloigne les affidés de la volonté populaire plus on stimule l’essor de mouvements populistes qui ne cachent plus leur nationalisme et toutes les idéologies monstrueuses que l’UE avait pour but d’éradiquer. Je n’en ai jamais parlé ici mais on pourrait épiloguer longuement sur les prix Nobel de la paix qu’ont reçu les Barrack Obama ou l’UE, de si vastes supercheries.

Quand Charles Gave évoque la double trahison, « la droite a trahi la Nation et la gauche a trahi le Peuple » on voit fort bien pourquoi la gauche contaminée par le marxisme a appauvri les plus faibles. Pire elle s’est trouvée une nouvelle clientèle de substitution très dépendante bien que très conservatrice par essence, les français de confession musulmane. Quand est-ce que la droite parlera-t-elle enfin d’un de ses sujets de prédilection à savoir la Nation? Ce qui me relie encore à la droite, n’ayant rien à foutre du mariage unisexe ou de la PMA ou de la GPA et même favorable à la légalisation des drogues, c’est la Nation. J’ai beau réfléchir depuis des années, j’en arrive à la même conclusion. La démocratie est imparfaite mais c’est le pire des systèmes à l’exception de tous les autres disait Sir Winston Churchill. Mon biais de droite c’est de croire encore au XXIème siècle que la Nation reste encore le pilier par lequel des décisions, y compris très désagréables, restent acceptables auprès de tous. A des degrés divers, en Occident on a vu ces 30/40 dernières années une hausse du chômage, de la dette, de l’insécurité, du communautarisme musulman remettre en cause nos valeurs essentielles. Les politiques invoquent celles de la « République » peu m’importe les origines christiques ou révolutionnaires ou même du régime, nous sommes entourés de monarchies parlementaires au moins aussi démocratiques, être de droite doit signifier aimer la démocratie. Faire confiance aux individus car une masse d’entre eux s’exprimant seront toujours plus clairvoyants qu’un politburo d’énarques doit aussi faire sens à droite. L’élection de Macron, porté comme jamais par l’élite du capitalisme de connivence prête à tout pour brader la Nation et la démocratie, afin de préserver encore un peu, pour quelques temps, le modèle soviétisant français doit servir de leçon. Il est grand temps qu’une droite libérale émerge hors de ces prétendus « constructifs » qui au fond se refusent à se poser les bonnes questions tout en validant l’incapacité de la droite souverainiste antilibérale d’apporter enfin de bonnes réponses.

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Au secours, l’ultra-droite songe au terrorisme!

Ce matin j’ai allumé ma radio bistro préférée où des gens ordinaires (ou presque) donnent leur point de vue sur l’actualité pour faire réagir les auditeurs. Pour écouter quotidiennement la radio de 10h du matin à la mi-journée, il faut vraiment exercer un métier particulier, du temps à perdre en somme. Mais cette plongée dans l’univers du français du bar PMU « le balto » du coin, ça ne peut qu’être instructif. Bien souvent, il est plus intéressant de s’interroger sur le sommaire que sur les questions posées et leurs éventuelles solutions de comptoir.

L’animateur lance le premier sujet. Il s’agit d’un coup de filet, forcément spectaculaire, dans le milieu de l’ultra-droite. Lire l’article du Figaro consacré ce jour au sujet. A la bonne heure, voilà qu’un demeuré intellectuellement projetait vaguement une attaque vague sur quelques vagues personnes. La France a peur. Comme le présentateur le précise toutefois, l’ultra-droite terroriste c’était pour la dernière fois un abruti (je crois qu’il vaut mieux ne plus nommer) il y a déjà 15 ans. Il devait penser que tirer sur Jacques Chirac allait changer le cours de l’univers et éclaircir son existence minable. Joie de la radio d’opinion et de talks à gogo, plus tard c’est un sociologue québécois qui remet les points sur les « i » à propos de la soumission de la droite au politiquement correct notamment sur le multiculturalisme dont la critique est injustement taxée de discriminatoire par les gendarmes de la pensée.

Faire tout un foin d’une bande de pieds nickelés dont si on sommait le QI de chacun, la somme n’attendrait que péniblement celui d’un caniche, c’est tout de même un peu gros. Les terroristes islamistes sont de loin la plus grande menace dont le maniement des armes et la détermination ne boxent pas dans la même catégorie, quoique souvent dépourvus de cerveaux, eux aussi. Inutile de parler non plus des violences urbaines et du caractère violent et sectaire de l’extrême gauche, des antifas et toutes les mouvances à la con qui récupèrent des paumés, revanchards et haineux d’une société où le socialisme a perverti, corrompu, tout détricoté.

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Le président des riches… ISF mon amour!

Le sous-titre de mon modeste blog est « Vous reprendre bien un peu de socialisme? » car tel le sparadrap du capitaine Haddock, le socialisme, on ne s’en débarrasse pas comme ça. Je note que dans une société droguée à la dépense publique et hypnotisée à l’instantanéité des chaînes d’infos, toute réflexion à long terme, sur l’évolution des idées politiques et sur l’économie depuis les révolutions industrielles en occident, est manifestement délibérément entravée. On peut bien s’étriper sur la définition précise du socialisme mais quiconque raisonnable se doit de reconnaître que depuis plus de 200 ans d’économétrie richement documentée, aucun régime planiste, constructiviste et plus ou moins collectiviste dans son atavisme anticapitaliste n’a produit de meilleurs résultats que toute société libre. En clair, le socialisme n’a jamais marché, nulle part ni en aucune circonstance et pourtant, il y a toujours des socialistes, pire, des bateleurs hardis pour agiter le chiffon rouge du grand soir révolutionnaire communiste.

Soyons précis à l’heure où des libéraux galvanisés par cette période actuelle qui tord le cou au socialisme évoquent la courbe de Laffer. Arthur Laffer ne faisait que reprendre l’idée de bons sens que les « hauts taux tuent les totaux » mais en vérité sa courbe en cloche n’est pas vérifiée expérimentalement. Même dans la gentille France qui sombre dans le communisme de moins en moins light, quand on monte un taux d’un impôt, les recettes continuent de croître. En revanche, ce qui est exact c’est que les rendements estimés par les puissants cerveaux de Bercy via une règle de 3 ne sont pas au rendez-vous. En clair, oui les rentrées fiscales augmentent mais moins qu’escompté ce qui prouve que dans cette vision statique de l’économie, on n’avait pas prévu qu’un agent serait si pénalisé qu’il ne serait pas capable de payer au minimum la même somme d’impôt que précédemment. L’idée planiste consiste essentiellement à penser que si l’état dispose de plus de moyens, il va investir dans des domaines où la rentabilité à long terme est délicate à apprécier avec ce pré-supposé douteux qu’un marché libre ne rechercherait que la rentabilité immédiate et délaisserait ce qui pourrait accroître à long terme le bien-commun, une aisance partagée en quelque sorte. Les étatistes hurlent par exemple au dépeçage d’Alstom ou à la vente de STX (comme si les italiens étaient encore plus méchants et sourds aux revendications de la gentille France que les coréens). On met en avant le protectionnisme au nom des intérêts stratégiques, caste ultime du bien commun, du bien public. Les USA, bien connus pour leur agressivité envers la France, notamment au cours du XXème siècle, seraient si méchants qu’ils seraient capables de ne plus assurer la maintenance d’une pauvre turbine nucléaire afin de paralyser son allié vassal? Un allié vassal avec qui les entraînements militaires sont très réguliers dont ils ne sont pas mécontents de voir l’unique porte-avion les seconder? La mentalité anti-capitaliste conduit décidément à théoriser les pires crétineries.

Le président Macron et ses ministres ne transgressent pas certaines règles, on l’a vu avec l’affaire STX mentionné précédemment ou cet été, avant les législatives, avec l’entreprise GM&S. Avant une élection on peut faire de la pédagogie mais au fur et à mesure qu’elle se rapproche, le plus sûr moyen d’éviter des vagues médiatiques reste malheureusement toujours la démagogie bien dégoulinante d’étatisme. Or précisément ce qui a forgé Macron comme candidat potentiel c’est évidemment une validation d’une partie des idéaux égalitaristes sur le plan sociétal, véhiculés par les journaux subventionnés, mais aussi la nécessité de réformes économiques. D’où toutes les inepties de Marlène Schiappa tandis que Jean Michel Blanquer essaie de remettre l’école sur patte, loin de l’idéologie égalitariste qui la détruit à petit feu, ce qu’il a même osé reconnaître. Il y a aussi la phrase restée célèbre, « l’ISF n’est pas un impôt idéal » dans la lignée de punchlines qui ont ringardisé les politiciens installés même ceux qui pensaient installer une rupture dans leur propre camp.

 

 

La transformation de l’ISF montre que l’abandon pur et simple de cet impôt pourtant anti-économique est politiquement périlleux dans ce pays où la haine de classe et la jalousie des autres est paroxystique. Cela révèle surtout qu’aucun homme politique prétendant à la magistrature suprême ne s’est fait élire ces dernières décennies en développant la moindre réflexion sur l’impôt. Pourquoi payons-nous des impôts? Qu’attendre de ceux à qui on verse une si substantielle part du fruit de notre travail? Quels impôts doivent collecter l’argent qui finance ces dépenses collectives? Cette collecte est-elle efficace et au delà, est-elle morale, juste, sensée au point de ne pas susciter le rejet même d’une faible partie de la population assujettie à ces impôts? Toutes ces questions devraient naturellement être soulevées dès lors qu’on songe à une réforme fiscale et hélas, ce n’est pas le cas même dans le pays au record mondial des prélèvements obligatoires. Dieu sait qu’on y songe depuis des lustres mais il est moderne désormais d’avoir cette vanité, cet orgueil de juger les textes anciens dépassés, périmés, réactionnaires en quelque sorte… L’état a bien des ministères régaliens ce qui prouve que certaines de ses missions sont prioritaires. Un socialiste pur sucre, bavant sur l’argent des autres, vend toujours des services publiques, idéalement gratuits puisque tant qu’à faire les poches de certains autant faire totalement oublier que ça a bien entendu un coût et donc un contribuable derrière. Bachelay et Galut sont de ceux-là. Des irresponsables patentés mais agréablement présentés comme de gentils utopistes par la presse, elle même droguée à la dépense publique.

 

 

Il est amusant de constater que dans notre chère France socialiste on peut s’interroger sur le caractère moral d’une évasion fiscale, d’un arbitrage rationnel pourtant légal. Jamais on ne va se poser la question de la moralité de l’impôt. Dire « je vais taxer les noirs » est jugé naturellement de raciste et discriminatoire. Mais jamais on se pose la moindre question lorsqu’un ancien président, pourtant au courant de la nocivité des impôts basés sur une assiette restreinte et un taux confiscatoire, dit soit lui même « c’est pas cher, c’est l’état qui paie » ou par le truchement de son fantomatique premier premier ministre « seuls les 10% les plus riches seront mis à contribution ». La gentille France, martyrisée par l’ultra-libéralisme ambiant bafoue assez méthodiquement le fruit d’une pensée venue de loin qui n’est autre que la déclaration universelle des droit de l’homme et du citoyen. Article premier, « Les hommes naissent et demeurent libres et égaux en droits » est une plaisanterie face à ce qu’est devenue notre parodie de justice où l’état dispose de ses propres tribunaux, juge et partie, depuis Napoléon, et la mansuétude coupable face aux pauvres déséquilibrés qui causent des attentats terroristes. Article deux : « Le but de toute association politique est la conservation des droits naturels et imprescriptibles de l’Homme. Ces droits sont la liberté, la propriété, la sûreté, et la résistance à l’oppression » Chacun jugera des actions formidablement efficaces de l’état français pour assurer le droit de propriété et la sûreté. Mais quitte à juger, Florent Pagny est coupable de résister à l’oppression, aussi fiscale soit-elle. Troisième article : « Le principe de toute Souveraineté réside essentiellement dans la Nation. Nul corps, nul individu ne peut exercer d’autorité qui n’en émane expressément ». Vouloir détruire la Nation comme le fait explicitement la gauche et par trahison la droite est bien beau mais c’est avant tout un viol démocratique, une façon d’avoir des élus qui ne rendent jamais des comptes, nous y sommes. Article quatre : « La liberté consiste à pouvoir faire tout ce qui ne nuit pas à autrui : ainsi, l’exercice des droits naturels de chaque homme n’a de bornes que celles qui assurent aux autres Membres de la Société la jouissance de ces mêmes droits. Ces bornes ne peuvent être déterminées que par la Loi ». Dans mon enfance j’entendais dire que nous étions libres et que notre liberté ne trouvait comme frontière là où commence celle des autres, propos librement inspiré de John Stuart Mill. Il me semble vivre dans un pays où n’est autorisé que ce que stipule la loi tandis qu’il faudrait davantage une loi n’explicitant que les interdits.

On pourrait continuer la longue liste des entraves faites à un texte historique né d’une longue réflexion sur les travers autoritaires français et des fructueuses expérimentations commises ailleurs. A l’évidence la France méprise son histoire en se vautrant dans le socialisme. Les réformes indispensables sont connues et même documentées par les expériences voisines. Le plus incroyable c’est l’effacement des débats historiques, pourtant très actuels, qu’on a laissé s’opérer. Quand on planche sur la fiscalité française, qui peut raisonnablement donner tort à Frédéric Bastiat et sa célèbre citation : « l’État, c’est la grande fiction à travers laquelle tout le monde s’efforce de vivre aux dépens de tout le monde ». Niches fiscales, parce qu’on sait sans l’avouer qu’on taxe trop et la vision planiste/constructiviste de l’économie, d’un côté, et, de l’autre subventions/allocations pour ceux qui chouinent le plus fort. Avec ce qu’il se voit et ne se voit pas, notamment par le prisme des médias complaisants, on voit l’action de l’état providence. Et ça c’est un crime d’y toucher. De le penser même. L’ISF, on le dénature mais on ne peut pas le supprimer, on ne peut pas « flatiser » les impôts, ça se verrait trop. Toujours cette vision statique, l’économie est un jeu à somme nulle comme première erreur, le refus de la concurrence pour stimuler le progrès social comme seconde.

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L’Europe coupée en 4 par 2 murs, prélude à l’écroulement?

Les élections générales en Allemagne approchent et la chancelière Angela Merkel semble bien partie pour renouveler son bail. Il est vrai que les allemands n’ont guère de raisons de s’en séparer compte tenu de la santé économique du pays ainsi que de la nullité de ses principaux rivaux, à commencer par le très socialiste social-démocrate Martin Schulz. Gouvernera-t-elle seule? Avec les libéraux du FDP qui reviendraient au Bundestag? Reconduite de la coalition pro-UE et incapable de trancher sur des sujets majeurs? L’Allemagne n’a pourtant pas été épargnée par la montée du populisme avec l’émergence de l’AfD qui avait frôlé l’entrée au parlement il y a 5 ans en ratant de peu la barre des 5% offrant des sièges. Il serait crédité de 10% cette fois-ci, la victoire de Merkel sera donc probablement très paradoxale.

Certes l’Allemagne va bien économiquement. Contrairement à tous les économistes de télévision bidons et sociologues marxistes qui pilulent et se lamentent ici, sur la prétendue précarité des travailleurs allemands par example, le discours alternatif de Schulz ne prend pas, il doit bien y avoir une solide raison. Toutefois il est assez étrange que les autres sujets potentiellement chauds ne soient pas exploités pour déstabiliser la chancelière : sa gestion déraisonnable du cas de la dette grecque et des flux migratoires notamment. Depuis au moins 2 ans nous avons eu d’un côté une volonté farouche de sauver l’€ au prix d’un renflouage régulier des grecs et de l’autre une absence despotique de concertation avec ses voisins sur les flux de migrants*. Avec d’abord des agressions, parfois sexuelles comme à Cologne, puis l’Allemagne fait face comme en France, en Espagne ou au Royaume Uni à des actes terroristes low cost qui montrent au passage que le lien entre participation au sol à des conflits au Moyen Orient, et, représailles de terrorisme islamiste est plus que mince que prévu. Ajoutons en plus les tensions qui vont crescendo entre le pouvoir allemand et le proto-dictateur turc au jeu trouble (j’abats un avion russe, je deal le pétrole de l’EI, je rançonne l’UE pour subitement contenir les flux de « réfugiés« ).

Il faut croire que l’Allemagne s’accommode fort bien de cet € sous-évalué (il remonte mais bon, nous sommes loin de ses plus hauts face au $) et des institutions bruxelloises pour que les sujets de discorde contre la chancelière n’aient un poids suffisant. De passage à Berlin pour rencontrer les membres de l’AfD, l’indépendantiste Nigel Farage délivre comme d’habitude un remarquable exposé sur la situation chaotique en Europe et à quel point le politiquement correct en ayant stérilisé les débats nous fait courir un danger mortel.

Rien de bien nouveau dans son discours sauf des propos mesurés qui lui valent apparemment l’ire de la frange xénophobe de l’AfD comme d’autres militants de partis euro-sceptiques comme le PVV hollandais au sujet de l’Islam. Farage semble vouloir endosser le rôle de précurseur avec son Brexit réussi pour propager son catéchisme hors des frontières britanniques. Lorsque j’avais relayé sa conférence donnée en Suisse, son objectif était visiblement de s’inspirer de la démocratie directe et de l’application résolue du principe de subsidiarité dans l’organisation du pouvoir. Aller voir l’AfD sans reconnaître une solidarité claire relève clairement d’une autre ambition. Les négociations entre l’UK et l’UE semblent pâtir lourdement de l’impréparation britannique et de l’intransigeance des technocrates bruxellois, le hard brexit. Puisque Farage avait pronostiqué que le Brexit allait être le point de départ d’une dislocation de l’UE, je me demande s’il n’est pas en train de vouloir hâter cette dislocation. Il n’est plus le chef de UKIP, mais il parcourt l’Europe, et, partout il insiste sur l’impossibilité de transferts entre états membres de la zone € (rendant cette monnaie mort-née) et que l’UE est une machine à broyer le meilleur support de la démocratie à savoir un état souverain et libre. L’UE ne supportant pas qu’un ancien membre puisse nager paisiblement dans l’océan de la mondialisation alors elle freine des quatre fers au mépris des intérêts des peuples, révélant sa nature inquiétante. Farage a peut être compris que le Brexit ne pourra pas avoir lieu sans l’effondrement de l’UE…

Farage expose ici deux idées pertinentes qui méritent un examen. La première part d’un constat : aucune démocratie libérale n’a fait la guerre à une autre. Lire Philippe Simonnot pour découvrir que la France en 1914 n’avait pas les fesses plus propres que l’Empire allemand. L’UE « c’est la paix » c’est bâtir un truc de fonctionnaires pour des fonctionnaires sur un mensonge, ça part mal, et, c’est surtout oublier qui s’est doté de l’arme de dissuasion et le demi-million de GI’s cantonnés en Allemagne. La seconde c’est que 2 murs se sont érigés progressivement du fait de la volonté d’effacer les Etats- Nations. Le premier, une division Nord/Sud avec l’€ qui broie économiquement les pays socialistes du Sud insuffisamment flexibles pour adapter tous les prix à cette monnaie « chère ». Le second, Est/Ouest entre pays ravagés par la dictature du politiquement correct qui fait abandonner la civilisation au profit du multiculturalisme et honni dans les anciens pays communistes qui renoncent à abandonner les vertus de l’homogénéité qui leur a permis de survivre à des privations abominables et à une horrible répression. L’Europe est donc désormais coupée en 4. Notre beau président peut avancer de jolis projets résumés par de jolis slogans comme « Pas plus d’Europe mais mieux d’Europe« , hélas la technocratie européenne n’aime pas trop et préfère balayer d’un revers de main le résultat des référendums et blâmer des dirigeants qui semblent plus à l’écoute de leurs populations. L’UE a ses bienfaits quand elle ouvre à la concurrence et régule le secteur banquaire mais sa propension a étendre son pouvoir sans vrai contrôle démocratique des peuples va sceller sont sort. L’épilogue m’est ainsi apparu il y a exactement 2 ans. Ne me posez pas la question « Quand », je n’en sais rien, mais mon pronostic sur la dislocation de l’UE est plus que jamais inébranlable.

* les fameux réfugiés de Lesbos (allez sur google maps si instructif)

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Etats Nations : liquidation ou retour?

 

La sempiternelle querelle entre les libéraux autoproclamés chimiquement purs et ceux qui osent encore conserver leurs derniers oripeaux conservateurs porte tout naturellement sur l’immigration et donc, sur l’existence de frontières entre états. Le reproche des premiers aux seconds est à la fois théorique mais surtout fondamental. Défendre l’idée de frontière et donc d’une prééminence d’une communauté nationale dans les choix politiques, cacherait une volonté non assumée de maintenir des structures socialistes (préférence nationale du FN comme caricature protectionniste) et pourrait même être motivée par une discrimination ethnique. Les seconds reprochent aux premiers une naïveté face aux migrations, actuellement d’une ampleur jamais vue promise à aller crescendo, véritables menaces aux bienfaits supposés du sentiment d’appartenance à une culture, des coutumes, des traditions, des valeurs partagées qui ont façonné les nations occidentales.

Je pense que les deux « camps » ont tort. Ou plutôt devrais-je dire raison sur certains points et tort sur d’autres, n’étant pas totalement convaincu par les uns ou par les autres, plutôt que de décréter un match nul sans vainqueur, je préfère dire qu’ils font fausse route tous les deux. Les premiers soupçonnant les seconds de xénophobie dissimulée retrouvent leurs accents cosmopolites de la gauche s’opposant aux gens enracinés. Mais ils ont raison de constater que le souci de l’homogénéité ethno-culturelle a servi de prétexte aux pires déviances collectivistes, enfantant notablement le nazisme. Les seconds mettent en avant l’intérêt du partage de valeurs issues d’une sélection darwinienne, les traditions, de l’histoire qui aurait réussi, que ne renierait pas un Hayek. Voilà qui peut paraître trivial mais certainement pas nationaliste, j’aime à voir des jeunes français issus de partout dans le monde s’enlacer sans calcul dès lors que l’équipe de foot nationale commet un exploit, quel ciment puissant non?.

Quelle dynamique pousse des peuples à s’agréger? Je n’ai pas étudié la question. La réponse d’Ernest Renan et sa volonté de vivre ensemble ainsi que l’histoire enseignée par Jacques Bainville sont peut être jugées réactionnaires de nos jours, elles interpellent tout de même. Pourquoi la confédération helvétique ne se base pas sur une langue mais des institutions stables et vivaces? Ses capacités seules à soudainement assurer la prospérité depuis le XIXème siècle? Pourquoi la peur d’ici la fin du siècle de possiblement devenir Los Estados Unidos fut un moteur de l’élection de Trump? Qu’on aille pas me dire que le KKK a subitement eu de l’influence sur une élection présidentielle… Laissons ça aux faiseurs de fake news! La peur existentielle (identitaire), d’effacement ou de sortie de l’histoire face une mutation profonde incontrôlée serait-elle plus conservatrice (droite) ou socialiste (gauche)? Franchement, réflexion faite, on ne sait plus qui veut préserver quoi et surtout au nom de quel principe qui aurait pourtant élevé la civilisation occidentale. Ou plutôt, ne sachant plus édicter ces principes, nous voilà subitement perdus en quelques décennies seulement.

La motivation de ce billet, qui pose plus de questions qu’il n’apporte de réponses ou de solides convictions chez moi, s’inspire de ce très intéressant entretien du juge Marsaud. Battu aux législatives par un inconnu LREM, quelques uns de ces propos trahissent des préjugés conservateurs de droite mais apportent – compte tenu de son parcours et de son expérience de magistrat – de sérieuses pistes de réflexion.

Je me fous de l’immigration, j’ai un bon job, j’ai fait de bonnes études, je vis dans l’ouest parisien calme et paisible. Cependant, je n’arrive pas à me faire à l’idée qu’on sort de nulle-part, qu’aucun préjugé, même intrinsèquement faux, inculqué par la tradition et notre éducation parentale et sociologique soit un frein irrémédiable à la compréhension du monde. Le mythe Rousseauiste du bon sauvage qui repart de zéro ou pire, l’émergence d’un homme neuf sous les traits du progressisme avec son gène totalitaire, merci bien. Si on veut protéger la population française des agressions terroristes, il faut cesser d’importer les conséquences des schismes qui ensauvagent une partie des musulmans. C’est moche pour un (prétendant) libéral de le dire mais le pragmatisme commande de prendre les mesures pour stopper l’immigration en provenance de l’Afrique du Nord. Renoncer au socialisme – intégralement n’étant pas hélas crédible à court terme – ne résoudra rien. Je préfère cette entorse nécessaire aux principes posés au cours du XVIII et XIXème siècles (où les migrations étaient si faibles) plutôt qu’une société Big Brother où nous risquons de sacrifier nos libertés individuelles. Je ne développe pas plus, m’interrogeant. Mon intuition c’est que les libéraux fédéralistes européens ne vont pas aimer les années qui viennent. Et ça va pas m’empêcher de dormir.

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Quelle opposition à la Macronie?

 

Au risque d’épuiser notre insoumis bolivarien Mélenchon, l’exécutif a décidé de voter des trucs pour notre bien jusqu’au début du mois d’août. C’est bien évidemment dans le but de racler les fonds de tiroirs, de réaliser des économies de bout de chandelle et de voter une loi sensée faire renaître la confiance des citoyens envers leurs élus pourris. Comme d’habitude, des bricolages insignifiants sont présentés comme des vaillantes réformes qui vont bouleverser notre quotidien et donnent donc fort logiquement lieu à de foudroyantes, de palpitantes joutes verbales. Plusieurs questions agitent mon esprit de citoyen trop médiocre pour sortir diplômé de l’ENA. La première, où va-t-on en Macronie? Je redoutais dans le billet précédent que la montagne 2017 n’accouchât d’une souris. La seconde, complémentaire du fait de mes craintes, qui pour s’opposer et si nécessaire prêcher la bonne parole?

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Je ne comprends toujours pas la volonté du président Jupiter d’absolument respecter les clous des 3% de déficit budgétaire d’ici à la fin de l’année. Les médias subjugués par le jeune et allant président pensent que pour impulser ses idées en Europe, il se doit de respecter les règles. L’idée du plan caché telle une stratégie de billard avec un coup en une ou plusieurs bandes est séduisante mais ne semble pas bien coller avec le sentiment d’improvisation et d’impréparation qui se dégage depuis mai. Pourquoi le soir de son élection sur fond de l’hymne à la joie de Beethoven, Jupiter n’est pas allé voir ses petits amis technocrates de Bruxelles pour leur dire : « ça fait belle lurette que la France piétine ses engagements de réduction de déficit, laissez-moi encore un délai, vous n’êtes plus à 2 ou 3 ans près, je suis le premier à me faire élire en promettant des réformes structurelles depuis 2007! » . Voilà qui nous aurait épargné la politique de rabot aveugle, exécutée sans réflexion de fond. Mais cette regrettable habitude française prolongée par Jupiter a une vertu: on voit qui s’y oppose et comment.

Pour le moment, ce sont les insoumis (surtout aux faits et à la vérité si on en juge leur odieux soutien à la dictature que Maduro essaie grossièrement de mettre en place au Venezuela pour ne pas payer le prix de ses échecs immondes) qu’on entend le plus. La droite LR, en miettes, ayant plus à faire en s’opposant à la baisse des dotations aux collectivités territoriales et à la réserve parlementaire. Voilà qui est bien inquiétant: sans mener une politique courageuse de réformes attendues désespéramment, la droite divisée et décapitée se bat en offrant un visage et un argumentaire effrayant de mauvaise foi (au mieux) voire socialiste (au pire, si on est hélas un peu réaliste). Le pire étant que face à la très modeste réforme du code du travail, les nains soumis, utilisent tous les « trucs » pour faire du buzz et distiller leurs idées rétrogrades, leurs solutions simplistes et totalitaires.

Certains LR constructifs et UDI sauvent l’honneur. Ils sont peu nombreux, ils ne sont pas braillards et assument assez rarement des positions libérales. Certains sont constants et bien qu’on peut soupçonner avec regret qu’ils ne feront pas carrière à très haut niveau, il faut leur faire un coup de chapeau bien mérité.

En prenant l’hypothèse que les divisions entre marcheurs, par exemple, obèrent toutes les velléités de réformes d’une ampleur suffisante conduisant in fine à l’échec de ce quinquennat, ce que je redoute mais ne souhaite absolument pas, le pire est à craindre. Les partis de droite FN et LR sont inaudibles et divisés comme jamais, LR brillant par son socialisme plus ou moins soft tandis qu’il est clairement plus assumé par la patronne du FN et de son triste conseiller Philippot, en rien ils ne constituent des opposants nivelant les débats par le haut. Reste les insoumis, jeunes, n’ayant pas froid aux yeux et ne rechignant devant aucun mensonge pour exalter la jalousie, la haine de la réussite et l’égalitarisme le plus odieux, les plus prompts à liquider toute liberté. Méfions-nous, 55% des français ont voté pour des fous, des démagogues, des Chavez en puissance au premier tour de la présidentielle. Ce ne sont pas quelques maigres sondages montrant une moindre méfiance des français vis à vis de quelques réformes libérales qui vont me rassurer. Si Macron se plante, pire que le pire est possible.

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