Grand déballage national, socialisme et traîtrises passées

Nous voici donc conviés à un grand débat national pour que les tartufes déconnectés élus puissent enfin percer le fameux mystère des véritables aspirations des français. Comment ne pas se demander s’il ne s’agit pas d’un aveu discret de la part du président Macron que les institutions de la Vème République sont devenues trop peu démocratiques et que les conditions de son élections ne respirent pas la sérénité. Comme je l’avais écrit très tôt après son élection suivie des guignols à l’assemblée nationale, Macron aurait du prendre le risque de revenir immédiatement auprès des français pour renforcer sa légitimité fragile ainsi que des députés élus parfois avec moins de 20% des inscrits.

Sont-ils pour autant illégitimes? Evidemment non. Leurs adversaires ont effectivement réuni encore moins de suffrages ce qui traduit davantage une méfiance, maintenant une hostilité croissante dans la population envers ces politiciens, mêmes novices comme en témoigne le vaste soutien populaire aux Gilets Jaunes, déclinant très lentement malgré les violences inadmissibles. Macron aurait pu remporter aisément des référendums portant sur les thèmes qu’il avait imposé au parlement à son arrivée : réformes constitutionnelles, justice plus ferme et transparence de la vie politique. Entre Bayrou discrédité, lâché en rase campagne, Ferrand recasé, l’affadissement des propositions une fois examinées par les parlementaires, Macron n’a pas capitalisé sur ces maigres changements jugés insignifiants et tardifs. Le souffle des premières semaines est beaucoup trop vite retombé et la dynamique est désormais négative au point qu’on peut se demander si le quinquennat n’est déjà pas tout simplement terminé.

Macron tente de reprendre la main en lançant se débat. Quelques éléments sont portés à la connaissance des participants. Le volet écologique traduit l’enfermement idéologique de cette majorité sur ces questions, rien de bon n’est donc à en attendre je cite:

2018 est l’année la plus chaude jamais enregistrée en France. Ce n’est pas un cas isolé : 9 des 10 années les plus chaudes ont eu lieu après l’an 2000. Au rythme actuel des émissions de gaz à effet de serre, le seuil critique de 2 °C de hausse de la température mondiale sera dépassé avant la fin du siècle, entraînant de manière irréversible un emballement du climat et la multiplication des catastrophes naturelles.

On peut moquer la formulation ridicule qui consiste à laisser penser que depuis 2000 la température ne cesse d’être toujours plus élevée. Si on fait la moyenne depuis 2000, nous avons donc 19 années de données, aucun grand mathématicien ne me contredira si j’affirme qu’il n’y a pas grand chose à en conclure sur le fait que 9 à 10 années sont au dessus de la moyenne. Juste que l’écart type n’est pas très élevé. si je fais remonter bien avant l’an 2000 la mesure de la moyenne, je vais rapidement mélanger des données mesurées avec des protocoles différents. En fait, la rigueur scientifique aurait exigé de reprendre toute la phrase en y ajoutant des conditions de mesure, etc ce qui aurait rendu la lecture du document bien plus délicate à la majorité de la population, comme les politiciens et journalistes d’ailleurs, tous fâchés avec la science et les maths… sur les prévisions foutraques de températures futures, du rôle pourtant sujet à débat du CO2 et des récurrences des catastrophes naturelles soit-disant liées au climat, on s’amusera probablement dans quelques années à lire comment les politiciens trouveront la formulation alambiquée pour ne pas avouer d’être allé un peu vite en besogne.

Le volet fiscalité est plus amusant. Enfin façon de parler…

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Les priorités de la République socialiste française s’affichent gaiement et sans complexe. C’est très fort. La raison d’être historique d’un état et du vote d’un budget par les représentants du peuple ce sont bien les crédits aux missions régaliennes. Surprise, seuls 6% sont dévolus à ces missions essentielles. On retrouve sans surprise que les dépenses sociales pèsent presque le double du reste dans lequel figurent des lignes rigolotes comme la culture. Si on est allé chercher Stéphane Bern pour un loto du patrimoine, on peut supposer que le subventionnement des jongleurs d’orange progressistes est très supérieur à la préservation de ce qui fait venir des touristes du monde entier : une culture sans pareil dans un état de conservation et de mise en valeur exceptionnel. Même l’exception culturelle française préservée ou presque du mécénat privé est rangée au placard au profit de choses douteuses, des préoccupations éphémères de la gauche bobo…

On y voit aussi le lourd poids des choix passés aussi ruineux que consternants. La retraite par répartition où 1 € cotisé n’ouvre pas les mêmes droits selon les régimes et les caisses de retraite aboutit un scandaleux paradoxe : les retraités nous coûtent un bras, les baby-boomers n’ayant pas du tout cotisé ce qu’il aurait fallu provisionner et pire, les disparités font que des gens ayant travaillé durement se retrouvent avec des pensions honteuses. On passe sur les différentes aides sociales et mêmes, avouons-le, sur les aides aux entreprises d’une incroyable inefficacité au regard des coûts et des résultats affligeants. Macron s’est laissé piéger dans une équation trop contrainte avec ses 3% et Bruxelles tout comme il est pris au piège des lâchetés passées. Retraites en tête, problème visible dès l’époque où Mitterrand a abaissé l’âge de départ de 65 à 60 ans, explosif dans les années 90 et planqué aussi longtemps que possible par les gouvernements suivants.

On pourrait écrire un billet complet sur le document des dépenses tant il est fascinant. 40 ans de socialisme pour arriver à ces arbitrages scandaleux, anti-économiques, injustes, arbitraires, clientélistes etc. Aux contraintes du passé, Macron s’en rajoute d’aussi idéologiques et néfastes comme les prétendues exigences climatiques. Soit il est fou, soit il présume gravement de ses forces. Son incapacité à prendre des décisions fortes même en donnant le sentiment d’inclure la population française par un assentiment démocratique et l’inertie des erreurs et lâchetés passées vont probablement avoir raison de lui et des institutions désormais inopérantes. Voilà une prévision moins risquée que les 2°C et autres fadaises réchauffistes.

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Vous avez (presque) tort de railler le départ de Mariani.

Sans surprise, Thierry Mariani préfère changer de crèmerie pour des raisons à la fois politiciennes et alimentaires. son positionnement conservateur et souverainiste était devenu intenable au sein d’un parti qui fait encore semblant de marier la carpe et le lapin à droite et au centre. Tout le monde raille – à tort – son ralliement alimentaire, il est certainement motivé aussi par la cohérence.

 

La seule vraie question qui vaut la peine c’est de se demander si désormais ce ne serait pas Marine Le Pen qui va prolonger la lente et pénible agonie de la droite ex-UMP par sa nullité crasse. Macron semble plus que jamais compter là dessus. L’incroyable bouillie idéologique de LR qui se refuse à être tantôt conservatrice, libérale ou souverainiste empêche toute opposition crédible à Macron, pourtant en chute libre. Que va-t-il sortir de ce chaos?

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Bonne année 2019!

Hier, mardi 1er janvier 2019, impossible de trouver un résumé des grands points abordés par le président Macron lors de ses voeux aux français présentés à l’occasion de son allocution télévisée. La plupart des journaux et le service publique audiovisuel préféraient ouvrir sur l’investiture du nouveau président brésilien, d’extrême droite, nostalgique de la dictature, violent, raciste et ultra-libéral. Les tendances observées sur les réseaux sociaux indiquaient que les préoccupations des français étaient pourtant tout autre…

Nous voilà prévenus: ce n’est toujours pas en 2019 que nos bons journalistes vont se décider à parler des sujets qui fâchent en France malgré la gronde spectaculaire des gilets jaunes ces dernières semaines. Il leur est toujours plus essentiel d’inculquer à la crasseuse population française que les idées qui leur déplaisent sont forcément vouées à l’échec. Quant au gouvernement, il lance péniblement un grand débat qui va chercher à associer des gens à des décisions déjà prises, Et d’ailleurs qui? des citoyens tirés au sort? Voilà un aveu terrile que les débats sont étouffés dans ce pays et que la démocratie représentative est atteinte d’un cancer en phase terminale. Telles les doléances des états généraux de 1789, voilà une périlleuse initiative qui ouvre la boîte de Pandore.

Avec un Benalla par-ci et un gilet jaune par là, et autres amusements que l’on va découvrir, des européennes qui s’annoncent comme un coup de tonnerre fracassant, nul ne sait où en sera Macron l’été prochain. Sa majorité, miraculeusement tombée du ciel et constituée essentiellement d’inconnus se croyant très compétents (voir ci-dessus) mais dépourvue de toute colonne vertébrale intellectuelle, n’est pas pire que l’opposition minable qu’elle rencontre (parfois). La nullité de toute opposition responsable est encore plus navrante et dangereuse alors que le pouvoir semble inéluctablement se déliter.

Que 2019 soit réussie pour chacun à titre individuel, pour le pays, tout est à craindre.

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2019, Union des droites et libéralisme

2019 approche à grands pas et donc la période des vœux aussi. C’est également aussi la période des rétrospectives, du flash-back peu onéreux pour les télévisions qui proposent des émissions qui en réalité ne se contentent que de recycler des images, du contenu ancien. Prenons donc un peu de recul tandis que les partis de droite établis semblent incapables de répondre à la colère qui gronde, rancoeur légitime contre ce pouvoir établi par l’oligarchique d’inspiration sociale-démocrate (pour ne pas dire socialiste tout court). Les élites françaises pensaient que le pays avait été préservé de la vague populiste et globalement de droite, non seulement il n’en est rien mais on peut même supposer qu’ils le savaient bien, qu’ils ne cherchaient qu’à dissimuler leur méfait avec une élection présidentielle grossièrement truquée.

De toute évidence, Macron vend tellement mal des réformes d’inspiration libérale qu’il prend le risque pour la France de redonner des couleurs aux marxistes que le biberonnage d’argent publique avait pourtant rendu totalement aveugles aux souffrances du peuple qui bosse et qui se faisait tabasser d’impôts et de taxes en tous genres dans le silence, mépris général. Pour preuve, la récupération risible de l’extrême gauche du mouvement des gilets jaunes qui s’est traduite par son cortège de revendications inspirées par la jalousie, la haine sociale et la violence intrinsèque aux mouvances d’extrême gauche. Comme je l’ai aussi déjà écrit à plusieurs reprises, la manipulation grossière du pouvoir de se poser comme seul rempart aux démons extrémistes nous expédie tout droit dans l’abyme tant l’échec à lancer des réformes dans le pays est flagrant depuis le printemps dernier. La méthode trop lente et faussement consensuelle est en cause évidemment, le fond aussi désormais.

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face à Macron, Wauquiez et LR sont inaudibles et ne se sortent pas de la sidération face à la défaite au premier tour de l’élection présidentielle. Marine Le Pen a eu beau changer le nom de son parti mais la ligne, même sans le social-nationaliste Philippot inquiète toujours autant, s’ajoute toujours sa prestation lamentable face à Macron, la disqualifiant éternellement. Plus que jamais une tierce personne pourrait faire disparaître cette ridicule frontière entre ces deux partis qui refusent par ailleurs d’assumer une vraie politique libérale tandis que Macron s’enferme dans des dogmes européistes, sociaux-démocrates : un néo-libéralisme qui tourne le dos aux Lumières, à l’égalité devant le droit, à la démocratie véritable qui exige des élus de représenter le peuple selon sa volonté et lui rendant des comptes. L’épineux sujet de la proportionnelle et désormais du référendum d’initiative populaire soulignent à quel point nous sommes gouvernés par une petite ploutocratie énarchique déconnectée qui refuse de mener une politique conforme à la volonté d’une évidente majorité de français.

La question du libéralisme n’est pas un obstacle à la constitution d’une force alternative conservatrice n’en déplaise aux libéraux. Chassés de la gauche, ils n’en devraient pas être surpris vu le traitement par les conservateurs français au cours du XXème siècle… Le fait est que dans notre beau pays, la pensée dominante de gauche mais surtout crépusculaire nous ont convaincu que ce qui n’était pas socialiste était forcément ultra-libéral. Remettre en cohérence la politique gouvernementale avec les aspirations majoritaires sur les questions d’immigration ou de méritocratie ne nécessite aucune réforme libérale à proprement parler. Cesser de dilapider l’argent publique dans des choses dont les gens ne veulent pas, cesser de piller le fruit du travail des honnêtes gens qui se lèvent tôt (cf Sarkozy à Rungis à 5h du matin en campagne pour 2007), cesser de trouver des excuses aux délinquants multirécidivistes, etc, ce n’est pas libéral mais parfaitement défendable pour une majorité conservatrice.

Réformer le modèle social étatique des régimes de retraite, légaliser le cannabis et introduire de la concurrence dans des « services publiques » étaient des choses que les libéraux ont cru à la portée des socialistes. Non seulement ils ne l’ont pas fait mais ils ont aggravé la situation du pays par une sociale-démocratie toujours plus autoritaire et intrusive (état d’urgence, lois sécuritaires, taxes et impôts pour préserver la noblesse d’état). Exigeons donc des conservateurs et populistes, dont le retour au pouvoir semble inéluctable, d’ouvrir notre démocratie à la démocratie directe, à la subsidiarité pour revoir l’organisation du mille-feuille territorial. Comme tous les pays actuellement prospères en occident, même à moins de 10% les libéraux pèseront plus et seront plus écoutés que dans cette France agonisante.

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Joyeux Noël!

Et non pas « bonnes fêtes ». Non pas que je sois un chrétien pieux et intransigeant ni même un conservateur atteint de souffreté, ni encore moins un français anxieux de « l’insécurité culturelle ». Je déteste cette expression foireuse pour désigner des gens soit-disant fragiles face à la montée en puissance d’une religion autre que le christianisme étant eux-mêmes déjà fortement déchristianisés…

Non, juste Joyeux Noël parce que finalement il y a assez peu d’âges dans la vie pour ne pas être exposé directement ou même d’un peu plus loin aux implications imposées, avec joie, pour que cette période soit merveilleuse à tous, aux enfants en priorité et même de partout dans le monde. Nous avons tous été enfants et ce que nous faisons, ce que nous décidons collectivement et individuellement, impacte directement leur vie, leur futur, le nôtre accessoirement.

Les enfants nous rappellent aussi à nos devoirs autant qu’à notre passé ce qu’égoïstement nous avons trop tendance à effacer. Je souhaite évidemment de bonnes fêtes à tous les lecteurs de ce billet égarés sur ce blog et vous invite à tous de garder en mémoire d’où nous venons, et bien entendu, vers quel meilleur souhaitable à tous il nous faudrait tous nous diriger.

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Fuite en avant, € et Gilets Jaunes

Le président Macron a donc fait amende honorable et annoncé moult mesurettes qui cette fois, plus personne n’a le droit encore d’en douter, vont marcher. Les médias sont soulagés car il semble qu’une partie significative des français ont été réceptifs à notre bon président. Bien peu d’éditorialistes se sont en fait inquiétés du fait que pour répondre à un excès de redistribution, aussi injuste qu’économiquement étouffante, le prestidigitateur président a tout bonnement proposé d’en remettre une couche de plus. La fuite en avant, la cavalerie, encore et toujours donc.

Macron ne s’apprête pas uniquement à s’asseoir sur ses beaux principes des 3% de PIB de déficit au risque de déclencher un puissant éclat de rire de la part de ses têtes de turc habituelles, Trump et Salvini en tête. Il a pris aussi le risque d’introduire la question de la rigueur budgétaire et des conditions de survie de pays comme la France et de l’Italie au sein de la zone €. Tant que le débat était accaparé par cette nullité de Marine Le Pen, incapable de faire prendre le moindre % d’intention de vote à son parti tandis que le parti majoritaire se démène pour se torpiller tout seul, la question de l’€ restait secondaire, une affaire de gens compétents… Or l’€ est le catalyseur de la dégringolade économique et notamment industrielle de la France. Le déclassement des gilets jaunes, la mauvaise santé économique des PME/TPE a été accélérée par cette monnaie qui autorise à des pays socialistes de faire jouer encore l’orchestre alors qu’un grand coup de barre* était devenu socialement urgent.

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Invité par l’ALEPS, Markus Kerber se lance dans une comparaison audacieuse dans la séance de questions. Il fait remarquer que tous les dirigeants socialistes et/ou autoritaires sont prisonniers de leurs programmes, de leurs promesses et qu’ils sont toujours prêt à assumer (trop longtemps) le déni de réalité au risque que le coût en devienne faramineux.

 

A chaque fois que Kerber passe le matin chez Doze sur BFM Business, les patrons face à lui louent les réformes allemandes et plaident pour la poursuite de l’intégration européenne. Et quand Kerber fait remarquer que cela ne signifie pas la même chose de chaque côté du Rhin et que les allemands n’ont pas à s’excuser de leur santé économique ni du mercantilisme apparent (conséquence directe des défauts inhérents à l’€) et encore moins à payer pour les pays socialistes, il est systématiquement traité de fou, de facho ordolibéral psychorigide etc. Puisque le débat est interdit – je ne fais nullement confiance à Macron pour tenir des débats sur les quelques sujets clés comme il l’a promis lundi dernier – le manque de compétitivité de notre économie à cause de son modèle social dans l’€ sera gentillement esquivé. Celui promis sur l’immigration a immédiatement été jeté aux oubliettes par exemple.

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La polémique du jour porte sur les référendums d’initiative citoyenne. Promis par Sarkozy mais verrouillé soigneusement par le parlement, le besoin référendum souligne trop que la construction européenne technocratique avance par un déni démocratique depuis 2005 et que depuis le faux référendum de Papandreou en Grèce, le sujet de l’€ est interdit. Les populistes italiens reculent progressivement sur leur budget sentant bien que sur ce sujet repose la clé de voûte de ce système pourri. Ce besoin de démocratie directe souligne aussi, mais c’est une autre histoire, que la représentation au parlement est une farce… Jamais ces gens ne seront capables de mettre les français devant leurs contradictions et la première d’entre elles : notre modèle social étatiste et anticapitaliste est incompatible avec le maintien à long terme de la France dans la zone €. La fuite en avant de nos dirigeants ou de celui de la BCE ne pourra pas être éternel. Combien faudra-t-il de gilets jaunes pour enfin le comprendre?

*Un grand coup de balai sur les dépenses publiques nuisibles surtout.

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Le péché originel de Sisyphe Macron

L’histoire était trop belle. Le nouveau monde se proposait de réformer le pays balayant l’ancien, le condamnant à jamais aux affres de l’enfer, enfer intellectuel et physique enfanté par ses insupportables mensonges et trahisons. Depuis quelques mois notre sémillant technocrate n’arrive plus à remonter la pente au point que la pierre semble prête à tout moment à dévaler le peu qui a été gravi. Réjouissons-nous : il n’y a rien d’attristant que la jeunesse et l’inexpérience puissent être pardonnées et que les péchés originels soient de lourds fardeaux…

Macron a su profiter d’une incroyable série d’événements favorables telle une intervention divine permettant aux Hébreux de passer la mer Rouge. Bien que la seule question intéressante soit de savoir pourquoi lui. Qui l’a proposé au cabinet de Fillon alors premier ministre, qui l’a introduit dans la commission Attali, plus tard auprès d’Hollande et enfin pourquoi ce dernier l’a nommé ministre? En 2016 il n’a manqué ni d’audace ni de clairvoyance, reconnaissons-le. Mais le technocrate n’a pas eu la témérité nécessaire d’avouer qu’entre les engagements passés démoniaques et la rigueur nécessaire des 3% (de PIB de déficit) la politique, l’art d’agréger une majorité à des choix de société, parfois douloureux, n’avait plus sa place. La rigueur comptable, la déconnexion de la nouvelle noblesse d’état et surtout l’impréparation du programme avec en résonance l’inexpérience politique dégagée par cette majorité « internet », tout concourt à l’échec des efforts répétés du chef de l’état.

Comme seules réformes favorables aux actifs avant que les très (trop) lentes réformes de l’état, des retraites, ne puissent crédibiliser de futures baisses d’impôts, Macron avait proposé de changer la taxe d’habitation et faire du bonneteau sur la CSG. Trop maigre. Au bout de seulement 18 mois, son impopularité s’explique par le sentiment qu’il a (faussement en plus!) supprimé l’ISF et augmenté les taxes sur les français moyens. Comme exécution, art de la politique, on peut difficilement faire pire. Par son profil, on pouvait se douter qu’il ménagerait la nouvelle noblesse d’état. Si on veut positiver, on ne peut que se réjouir de le voir peiner devant sa lourde pierre et sa faute originelle. Que ses vains efforts à remonter la pente nous fasse réfléchir.

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