J’étais pas Charlie il y a 5 ans, je ne le suis toujours pas.

J’ai écouté LCI cette après-midi pendant 5 minutes. Nuancée, mais surtout précautionneuse, Elizabeth Martichoux explique calmement pourquoi 5 ans après la manifestation en soutien aux victimes de l’attentat contre Charlie Hebdo, celle d’aujourd’hui – bien que louable sur le principe – ferait un bide. Qui, surtout a gauche, a bien compris les avertissements d’un des survivants, Riss?

Comme prévu, pour défendre la liberté d’expression en France, il s’est abattue une pluie de mesures liberticides, de renforcement du verrouillage politique et intellectuel des débats alors que nous en crevions déjà. En réponse à Martichoux, un « gradé » de l’éducation nationale déplore la poussière planquée sous le tapis. Comme d’habitude c’était « faire le jeu du FN » que de dénoncer le réel, les atteintes à la minute de silence et autres signaux alarmants qui démontrent la montée du soutien à un islam contestant les lois en vigueur.

Combattre le réel, interdire ses signes extérieurs plutôt que de s’attaquer aux racines du mal, confondre sciemment causes et conséquences, voici le mal qui ronge le pays. Ce constat est hélas généralisable à bien d’autres domaines, presque tous en fait. En économie aussi, il suffit de constater à quel point la France combat frénétiquement un excès de socialisme par toujours plus de relances keynésiennes sans dates de fin. Lire la conclusion il y a 5 ans de l’excellent H16. C’est pas maintenant qu’on va s’excuser de ne pas avoir été Charlie. On avait raison, et ça ne nous amuse pas.

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Monsieur Déconfinement (Castex) est un imposteur de plus

On savait que les hommes politiques se renvoyaient les ascenseurs,
s’offraient des planques dorées, s’assuraient toujours que pile, ils gagnaient,
face, ils faisaient payer les contribuables. Peu importe que face eût la très
fâcheuse tendance à tomber souvent ces derniers temps.

 

Une nouvelle confirmation est venue ces derniers jours avec le plan de
relance de M. Castex. Tout juste auréolé d’un succès que personne n’arrive
encore à distinguer, « Monsieur déconfinement » abat des milliards sur
la table avec la décontraction du tricheur au poker, fier de son carré d’as
avec des cartes provenant de la manche, du fond du pantalon et d’où on ne tient
pas à savoir. Mais est-il vrai que ce brave homme a réussi à déconfiner le
pays? Les indicateurs de croissance sur Q2 et Q3 du PIB français de l’OCDE
démontrent hélas une nouvelle fois que lorsque salariés et patrons français se
voient offrir la possibilité de ne rien glander aux frais de la princesse,
curieusement, ils choisissent de ne rien foutre. Peu aidés il est vrai par une
administration au taquet qui 2 jours avant la rentrée scolaire n’a pas donné le
sentiment d’avoir figé ses procédures alors que disposant de 5 mois pour y
réfléchir.

 

Qu’y a-t-il de neuf depuis mars/avril? On a augmenté les capacités de test
et on inflige le port du masque à quiconque partout, tout le temps, mais
rassurez-vous, la police -toujours fort bien utilisée – va veiller au grain
avec discernement. Sauf que concrètement, lundi j’apprends qu’un
collègue a cotoyé une personne positive au COVID-19 le dimanche du week-end
d’avant (On est à J+9). Jeudi matin, toujours pas le résultat de son test, 72h
après. En clair il se passe 15 jours pour savoir si ça vaut la peine d’aller me
tester. Autant attendre d’avoir des symptômes. On ne teste pas assez. On attend
trop longtemps les résultats. On ne peut pas isoler les personnes contagieuses
assez vite pour éviter la propagation. Pour espérer afficher les mêmes
résultats que les pays les moins endeuillés (Corée/Japon et quelques pays
européens les moins bordéliques, as usual) nous n’avons absolument rien
fait
.

 

Voilà qui méritait bien une promotion : Matignon !

Je ne supporte plus les gens qui nous gouvernent. Au lieu de déconfiner
notre économie, ils pérorent, voici le retour des trains de nuit Paris/Nice à
la TV. Au lieu de trouver des stratégies nous évitant l’insupportable mesure
liberticide et folle économiquement du confinement généralisé, ils jettent de
la poudre aux yeux et s’en félicitent. Et accusent leurs détracteurs d’avilir
la République dont on fête l’accidentel 150ème anniversaire. Du grand n’importe
quoi dans le désordre le plus abouti.

 

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La France pencherait-elle à droite?

Le feu aux poudres vient d’un sondage de l’IFOP consultable ici. Mais qu’est-ce que le clivage droite/gauche? S’il était si facile à définir, on pourrait bien se fier à une évalution des français par eux-mêmes. Ce clivage est-il assez pertinent pour distinguer les nuances? Non, j’ai déjà employé le diagramme de Nolan pour montrer que d’un point de vue libéral, le clivage entre conservateurs et progressistes qui supposerait les libéraux entre les deux est inopérant sur bien des sujets.

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Il y a néanmoins des lignes de force communément admises. La fermeté régalienne face « l’ensauvagement » de la société, expression qu’il ne faut surtout pas reprendre car soit-disant trustée par l’extrême droite, en serait une. La gauche républicaine depuis les sauvageons de Jean-Pierre Chevènement pactise avec les heures les plus sombres, c’est bien connu. Jean-Pierre, quant à lui, sucre douillettement les fraises aux frais de la princesse dans une planque dorée avec pour mission principale d’oublier ses éclairs de lucidité sur la société et la construction européenne des années 90. On observe un fossé identique entre le politiquement correct gauchiste et l’opinion sur l’immigration.

En parlant d’économie, on prête à la droite une certaine efficacité et un libéralisme qui pourtant ont totalement disparu après 1988. Les tentatives de récupération socialisantes du mouvement des gilets jaunes ont également largement travesti la cohérence idéologique à en donner. Dans un pays où le poids qui pèse sur les gens qui produisent et paient pour ceux qui ne produisent plus ou pas ou qui brassent du vent ne cesse de s’accroître, l’analyse devrait pourtant être limpide. Une question qui devrait être vite répondue même…

Peu importe de quel côté le pays penche. Le seul constat intéressant c’est qu’il n’y a aucun mécanisme de correction qui fonctionne. La classe politique continue de poursuivre un agenda différent des préoccupations et des aspirations d’une majorité de gens. Les modes de scrutin sont devenus de telles plaisanteries faussées, truquées par tous les moyens que la gronde se met à douter de la démocratie représentative ce qui est une erreur. Quant à la droite divisée car d’un côté soumise au politiquement correct et l’autre incapable d’élaborer une stratégie de conquête du pouvoir c’est assez navrant à voir. Incroyable que la nature, qui d’ordinaire n’aime pas le vide, n’ait encore rien produit pour balayer tous ces incapables.

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Habemus Enarcam

Donc Macron a bien changé de premier ministre. Exit celui qui, sans grand talent ni charisme, ne nous prenait pas (trop) pour des buses avec du « en même temps » surtout quand il fallait nommer un chat un chat.

Mais pourquoi Castex? C’est qui lui? C’est quoi son talent? Pourquoi est-il le chef d’une majorité à laquelle il n’appartenait pas? A quoi peut-il bien servir?

Poser la question c’est déjà y répondre, elle est vite répondue. Jupiter va décider de tout. Enfin de ce qui peut encore l’être. Putain 2 ans.

France: le Premier ministre Jean Castex face au défi de relancer l ...
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Présidentielle de 2022 : Le pire n’est jamais certain

L’élection présidentielle est encore loin, certes, mais c’est justement pourquoi le quinquenat d’Emmanuel va probablement ressembler à un long chemin de croix d’ici là. Cette semaine je notais que notre faux libéral avait réussi l’exploit de bloquer le pays à plusieurs reprises sans la moindre raison valable, sans le moindre projet de réforme ambitieux. A l’image de la réduction de quelques euros des APL… La colère gronde de tous côtés contre un président à l’image irrémédiablement écornée. Est-il foutu pour autant? Peut être pas mais reconnaissons que les miracles, comme celui de 2017, ne se produisent rarement à plusieurs reprises à intervalle rapproché.

Le mode de scrutin à deux tours favorise la quadripolarisation de la vie politique, résultat parfaitement évident en 2017. Un candidat centriste est presque assuré de l’emporter au second tour tandis qu’il a peu de chance de passer le premier. Sauf cas exceptionnels dans l’histoire récente. Celle-ci nous enseigne quelques points éclairants:

  • Aucune majorité n’a été reconduite depuis les législative de 1978 à l’exception de 2007 dans le sillage de l’élection convaincante de Nicolas Sarkozy qui avait fait campagne en partie contre l’immobilisme de son prédécesseur, de son propre camp…
  • La qualification d’un candidat centriste pour le second tour doit beaucoup au contexte du moment et des intrigues politiciennes de bas-étage. Chirac torpille le camp gaulliste en 1974, Macron voit les eaux s’écarter par miracle en 2017.
  • La démographie a certainement plus eu la peau de VGE en 1981 que l’énième coup-fourré de Chirac avec le concours du RPR. Les boomers avaient enfin un poids politique suffisant pour commencer à gouverner le pays.

Les données en 2022 seront évidemment différentes des exceptions notables de 1974/1981/2017. La démographie sera similaire à 2017 avec peut être un vote des français d’origine immigrée plus important en nombre mais favorable à qui? A l’extrême gauche lèche-babouche? Sur les fondamentaux immigration/criminalité/immpuissance publique, on voit mal Marine Le Pen vasciller. D’où mon anticipation par une question à ma TL :

J’ai naturellement laissé le choix à mes amis libéraux de voter avec leurs pieds et venir m’expliquer que je leur demandais de choisir entre la peste et le choléra. Bien sûr. Mais combien d’entre eux se préparent sérieusement à cette perspactive alors que sa probabilité est très loin d’être nulle? Combien d’entre-eux CSP+ dans les villes chics de l’ouest parisien ou à Nantes, Bordeaux, Lyon seraient prêt à tout plaquer, eux qui vivent paisiblement dans un pays qui se vautre de plus en plus dangereusement dans le n’importe quoi depuis près de 40 ans?

Ce sondage m’a été inspiré d’une discussion avec des gens éduqués et peu/pas politisés qui partaient du principe que Jean-Luc Mélenchon était peut être moins pire que Marine Le Pen. La démographie peut être ce qu’elle est, ni avant, mais surtout pas après la chute du mur de Berlin, personne ne s’est occupé à diaboliser le communisme comme les idées nationalistes du FN. Aucun procès de Nuremberg du communisme. Voilà pourquoi je pense que beaucoup de mes amis sur Twitter mente à cause du « qu’en dira-t-on ». Bien sûr que beaucoup votront Le Pen. Les 29% sont déjà des sympathisants RN donc n’avaient aucun intérêt. En revanche la victoire de Mélenchon est tout à fait probable.

Voilà qui doit faire réagir au plus vite ceux qui sont conscient de l’étonnant paradoxe qui empoisonne le débat politique actuel au risque de rendre possible un scénario catastrophe : l’élection va se jouer à droite alors que Marine Le Pen n’a pratiquement aucune chance d’être élue quelque soit l’adversaire, y compris le pire.

PS: j’apporte deux pistes de réflexion pour arrêter ma position.

Quel candidat est le moins nuisible pour moi et pour les autres? Pour les autres, en tant que libéral, je n’exige qu’une seule chose, qu’il soit démocrate. C’est à dire qu’on puisse le foutre dehors au cas, très probable, qu’il fasse n’importe quoi au pouvoir. Je doute fortement que la France Insoumise soit plus démocrate que le FN/RN.

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Capitalisme, nationalisation et temps : la sociale-démocratie (nous) tue

Emmanuel Macron a employé lui-même l’expression terrible « nous sommes en guerre« . En temps de guerre, de nombreux repères s’écroulent, le rôle de l’état change aussi inévitablement. Je ne suis que très peu les débats télévisés ces derniers temps pour une raison évidente : en temps de crise chacun campe fermement sur ses positions. Ecoutez comme Laurent Joffrin désigne immédiatement le libéralisme comme étant le principal responsable de la crise et que la situation exigerait une refonte de nos modes de production/consommation et le je ne sais quoi encore que les communistes s’amusent à nous vendre perpétuellement. Tous les prétextes sont bons me direz-vous, la crise actuelle en fournit un exceptionnel.

 

Inutile de passer trop de temps à démonter le discours de l’autre idiot ni la naïveté patinée de socialisme de la souverainiste, ils sont trop prévisibles. Les pays européens qui font attention à l’utilisation des deniers publiques ont comme par hasard démontré qu’ils pouvaient avoir aussi un système de santé plus efficace que la généreuse France. Enfin c’est le capitalisme qui en créant des richesses et des recettes fiscales fait vivre les deux patrons de presse, faute de lecteurs. Et c’est toujours une économie prospère qui paie les dépenses de santé… Passons. Gardons à l’esprit qu’un pays en développement ne pourra jamais se payer mieux qu’une médecine de pays pauvre et que la bureaucratie hexagonale ou transalpine assurent à des pays riches une médecine de pays pauvre.

Madelin, lui, nous parle d’un exemple qui lui tient à coeur, le cas de l’épidémie de peste et de la quarantaine de la ville ordonnée par l’impitoyable souverain. Ce cas avait été traité dans sa conférence sur l’état. Je ne vais pas non plus rentrer dans la guerre idéologique sévissant entre chapelles libérales. Notons deux points fondamentaux:

  1. Seul un état assumant ses missions régaliennes et le monopole de la violence peut prendre des décisions terribles humainement mais dont le bénéfice collectif est supérieur aux sacrifices individuels. Cette crise sanitaire me permet de me rappeler pourquoi je suis un libéral classique bien que sensible à la critique libertarienne la plus radicale. L’état est un mal nécessaire. Son pouvoir doit donc rester borné et contrôlé.
  2. L’état est incapable de produire comme le marché. Mais dès qu’il s’emballe c’est un arbitre qui change les règles en permanence rendant les activités humaines toujours plus compliquées. Les polémiques sur les pénuries (et les fausses solutions étatiques) sont là pour nous rappeler que les initiatives privées sont infiniment plus efficaces que tous les Macron, Philippe, Le Maire et autres brillants énarques réunis, personnes à la pensée trop complexe pour les crétins que nous sommes.

 

En temps de guerre, l’état modifie un paramètre essentiel du capitalisme. Le temps… Toutes les initiative visant le profit perdent la maîtrise de ce paramètre. Comme dirait Nassim Taleb, « Jouer sa peau » implique un comportement radicalement différent que lorsque le risque est (ou semble) mesuré, pricé, encadré tout au moins. La survie c’est quand il faut aller au plus vite, le prix n’important plus, et, comme on le voit dans cette crise, des solutions coûteuses au départ nous auraient peut être épargné des pertes colossales ensuite. Des dogmes néolibéraux (ou socdems à la Macron, c’est la même chose dans mon esprit, du faux libéralisme qui abandonne les principes de responsabilité et de souveraineté populaire pour contrôler l’état) devaient être abattus, inutile d’imaginer Macron oser la moindre transgression. Récapitulons ce qui sera en procès sous peu:

  • Fin janvier l’OMS finit par déclencher l’alerte. Nouveau virus transmissible à l’homme ressemblant à une grippe. On a un test mais ni traitement ni vaccin, c’est mortel mais on ne sait pas dans quelle mesure exactement, pas plus d’info non plus sur la contagiosité. La Chine organise une quarantaine très stricte comme du temps des pestes arrivant dans les ports, monte un hôpital de fortune pour gérer l’afflux de malades qui va saturer les infrastructures existentes.
  • Suite à l’épidémie de SRAS les pays voisins prennent des mesures d’éloignement social, testent, prennent la température, surveillent les aéroports et placent en quarantaine les individus suspects. Jusqu’à mars, l’Europe ne fait rien, l’Italie met en place quelques mesurettes dans ses aéroports (trop tard) et l’espace Schengen reste ouvert bien que les importantes vagues migratoires de l’été 2015 avaient déjà montré toute les faiblesses.
  • A une semaine du premier tour des très dispensables municipales, Macron va au théâtre et exhorte les français à ne rien changer de leurs habitudes. Apparemment les moins idiots, ceux qui probablement ne goûtent déjà pas beaucoup aux vertus des spectacles français largement gavés de subventions, commençaient à bouder les zones de rassemblement…

Il aura fallu attendre début mai pour voir arriver les masques et un déconfinement très partiel après 2 mois qui vont torpiller l’économie, la santé par conséquant aussi. Sans parler des soins reportés, de la prévention mise en parenthèses etc. Cette crise des masques va rester comme la preuve évidente de l’incapacité du gouvernement à mener à bien les différentes étapes qu’on attendait de lui : la prévoyance a été nulle, la prudence inexistante, le bon sens aux abonnés absents, la réactivité d’une pitrerie bureaucratique.

Comme d’habitude, pire encore je crois cette fois-ci, les canaux officiels d’information ont sacrément minimisé l’incurie gouvernementale. En plus de l’incompétence qui se caractérisait par des décisions évidentes prises très en retard, voire pas du tout, (fermeture des frontières, contrôle strict du trafic aérien comme premier geste barrière) les discours et actes contradictoires ont démontré qu’en plus, ils se sont foutu ouvertement de nos gueules. Les masques ne servaient à rien tant qu’il n’y en avait pas et « vous ne savez pas les enfiler de toute façon« . Il faudra un masque obligatoirement lors du déconfinement maintenant qu’on en a reçu. Bruno Le Maire vient maintenant au secours d’une économie qu’il a dévasté avec des milliards qu’il n’a pas. Comme l’ont pressenti tous ceux qui avaient voté pour lui en 2014 mais pas à la primaire, il est rapidemment passé d’un libéralisme mou à un socialisme enragé. Et pourquoi n’ont-ils jamais songé à directement produire les masques plutôt? Ce n’est pas une violation du point 2) plus haut. L’urgence n’ayant plus de prix et les entreprises privées étant éternellement vues comme des profiteuses de guerre, la question mériterait d’être posée. Idem pour le gel hydroalcoolique que notre brillant ministre a largement contribué à rendre introuvable en encadrant les prix. Socialisme quand il ne faut pas, faux libéralisme à contre-temps, aucun souverainisme pour le régalien ni pour la santé, un vrai néolibéral/social démocrate.

Malgré l’absence de réforme structurelle qui permettrait à l’état de se concentrer sur le régalien, remonter l’efficacité de ses strates administratives qui ont bien failli provoquer une catastrophe sanitaire majeure, Macron a mis les communistes de ce pays dans la rue pour rien. Pire, beaucoup de français sont convaincus que ses réformes sont libérales comme la suppression de l’ISF avec un résultat consternant. En 2022 le chômage sera probablement plus haut qu’après le passage lamentable d’Hollande, la dette aussi. La gestion des crises sociales et sanitaires ont révélé la nocivité de la pensée des élites, elle est bel et bien mortelle. Imaginez qu’avant 2022, nous soyons en plus frappés par une série d’attentats pour couronner le tout?

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COVID-19 : Médecine vs Recherche, « on » vs « nous »

Hier j’ai aperçu un débat  sur LCI qui résumait bien la situation. Cette épidémie étant désormais bien avancée, les tests cliniques lancés en urgence livrant leurs premières conclusions – forcément mitigés – il est intéressant de noter que la querelle qui oppose médecins et chercheurs n’a quant à elle pas avancé d’un millimètre. C’est normal. Ce qui se passe autour du Pr Raoult n’a en réalité aucune importance. Quand on se range derrière l’avis rationnel des scientifiques pour guider ses décisions politiques, on se fout de nous.

Le rôle du médecin c’est de soigner. Pas de faire des études mathématiquement irréfutables, rôle des chercheurs. Quand les seconds accusent Raoult de communquer sur des études au protocole en carton, ils ont raison. Quand des médecins prescrivent des produits déjà bien connus à des patients infectés et pas en super forme (de bons candidats à l’entubation et au pronostic inquiétant) et ont l’impression d’en réduire le nombre qui va en réanimation, ils ont raison aussi. Pire, décourager les pratiques des médecins qui tentent (en prenant de maigres risques), c’est mathématiquement défendable mais statistiquement criminel…

Puisque le mot crime est lâché, nous devrons nous demander quand on a réalisé que face à la crise à venir, nos moyens faisaient largement défaut. Quelles décisions (ou l’absence le cas échéant) ont été prises, ont-elles été à la hauteur. Quand on vient déclarer à la télévision que nous sommes en guerre, s’est-on donné les moyens de mener le combat.

Le premier crime c’était de n’avoir pas réussi à éviter ce confinement généralisé aussi dangereux économiquement (voire sanitairement aussi!) tout comme l’aveu explicite de nos faiblesses. Aucun confinement, principe de précaution ou quelle autre fumisterie sur le volet éco, l’instinct a pris la place du raisonement comme chez les médecins accablés par la dégradation de la santé de leurs patients. Le second crime qui consisterait à retarder la sortie du confinement pour les mêmes raisons qui ont entraîné sa mise en place, pénurie de masques, incapacité à tester massivement et à confiner des personnes identifiées, ce ne serait pas une double faute mais bien un double crime.

 

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COVID-19 : Macron est nu et l’affiche

Hier soir le président a repris la parole pour annoncer le nécessaire train de mesures puisque les français, ces cons indignes de lui, osent continuer à faire ce qui n’est pas interdit. Je trouve évidemment irresponsable l’attitude des français ces derniers jours, soyons clair là-dessus. Mais comment ne pas en dire autant de ceux qui ont maintenu des élections tandis que la saturation des services d’urgence approchait à grand pas?

On se doute que Macron va laisser le soin de se charger de préciser les éléments les plus piquants au premier ministre afin qu’il se laisse la posture du grand sage, protecteur de la Nation avec un tas d’argent des autres à distribuer comme dans les rêves les plus fous des insoumis. Reste que la performance médiocre du président, les termes et les thèmes abordés, exposaient surtout au grand jour l’incapacité du l’état à faire appliquer des décisions fortes. L’état est à poil, les hôpitaux mais aussi les forces de l’ordre, l’armée. Si cette dernière arrive à monter un hôpital de campagne à peu près entier, ce sera beau.

Reconnaissons que pour affronter une épidémie on peut se préparer plus sereinement qu’en démarrant avec des hôpitaux en grève depuis 1 an, une pénurie de masque et de gel et un bloquage des prix pour soit disant y remédier… Plus, un dédain, une suffisance envers ces clowns d’italiens qui, évidemment, s’y prennent comme des manches. Macron a montré hier soir que la question n’était probablement pas sa propre envergure, on laissera aux libéraux du genre Laine persister dans leur aveuglement. Il a surtout montré qu’après 40 ans de socialisme, il n’y a surtout plus d’état.

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Bonne année 2020!

Mes billets se font plus rares (comme mes lecteurs)…

2019 fut une année exceptionnelle à titre personnel. Je souhaite donc à ceux qui liront ce court billet autant de bonnes choses sinon plus en 2020. Voilà pourquoi j’ai nettement moins de temps à consacrer à cet espace.

 

En ce qui concerne l’actualité que j’aime commenter quoiqu’elle reste globalement navrante, je m’attends au paradoxe suivant : puisqu’il y a peu de choses facilement prévisibles et intéressantes en vue, on peut parier qu’il va se passer beaucoup de choses « amusantes, inédites et imprévues ».

 

L’exécution du plan de Boris Johnson va se poursuivre, non sans mal. Bojo dispose désormais d’un atout en moins : ses ennemis commencent à comprendre qu’ils l’ont gravement sousestimé.

Les démocrates aux USA pourraient bien faire un choix calamiteux et assurer la réélection de Trump. Voilà pour l’international qui semble (trop) évident.

Les municipales en France seront distrayantes mais la politique française est entrée dans une ère d’instabilité. Personne ne doit se réjouir de ce désordre. Désordre politique qui découle de la redistribution des cartes qui a échoué à produire une clarification idéologique et d’institutions vérouillées qui empêchent toute alternance réelle.

 

Ma réflexion sur la démocratie, ses travers, ses ennemis, me conduisent à penser qu’aujourd’hui la volonté des peuples est entravée par les contre-pouvoirs pourtant nécessaires à l’équilibre d’institutions efficaces. Un retour de balancier trop brutal et dangereux n’est donc pas à exclure dans des pays en souffrance comme chez nous…

 

Surtout quand la principale échéance semble encore lointaine.

Meilleurs voeux à tous et restons attentifs.

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Photo de cottonbro sur Pexels.com

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Démocratie vs violence

Dans la douce France qui va mieux, dixit un ancien président qui tente péniblement de revenir un politique, il ne se passe plus un jour sans que des faits d’une rare violence soient commis. Violences physiques, sociales, morales et communautaires. Pour ceux qui en doutaient encore, la France a franchi un nouveau stade. Terminée l’époque des failles de l’état de droit, du laxisme judiciaire. Nous entrons au stade terminal du cancer qui ronge la démocratie.

 

Au premier stade, l’état est incapable d’assurer convenablement ses missions régaliennes mais au lieu d’en tirer les conséquences, les pouvoirs publiques préfèrent minimiser. Aucune évolution depuis les sauvageons de Jean-Pierre Chevènement dans les années 90, la petite claque de François Bayrou en 2002, Nicolas Sarkozy se félicitant du bilan des émeutes de 2005 (si ma mémoire est bonne). La fermeté des discours contraste avec l’absence totale d’action et bien entendu au nom de « faut pas faire le jeu du Front National« . Qu’il est bien pratique ce parti aux dirigeants aussi caricaturaux qu’incompétents… Sauf que la fermeté sans effet donne de plus en plus à penser aux français que la violence verbale et les solutions inspirées du café du commerce seraient des gages d’une volonté politique désespéremment absente chez nos gouvernants actuels. La boîte de Pandore est ouverte.

Au second stade, on constate que seule la violence interpelle les pouvoirs, médiatiques et politiques. Des gilets jaunes radicalisés en passant par des zadistes, aux racailles qui mettent le feu aux écoles comme si les représentants de la force publique ne leur suffisaient plus jusqu’aux grévistes professionnels dont le minable corporatisme emmerde bien au delà du tolérable. La France souffre d’un manque de démocratie évident quand les syndicats, les partis politiques et les associations ne sont plus que des aspirateurs à pognon publique et non des institutions qui donnent du sens, du concret aux doléances de la population. Les « conflits sociaux » et en particulier ceux motivés par un « troisième tour social » sont le faits de factieux qui refusent le résultat des urnes. Quant aux GJ, ils sont tombés dans le piège conjointement pensé par les gauchistes et la complicité du gouvernement, trop heureux de pouvoir les faire passer pour des crétins violents. Dans ce cas précis, non seulement le gouvernement a comme depuis longtemps fait semblant de luter contre la violence mais on peut même se demander s’il ne l’a pas intentionnellement encouragée. La France souffre aussi depuis (au moins) 2012 de la faible légitimité du pouvoir qui poursuit la fuite en avant drapée planquée derrière l’indiscutable légitimité.

Les pressions communautaristes se font sentir comme jamais à l’approche d’un scrutin, les municipales, hautement propice au clientélisme et aux compromissions scandaleuses qui préparent le terrain de la balkanisation du territoire. Le tout alors même alors que nous n’avons encore rien vu des conséquences à horizon 10/20 ans de ce que nous indiquent la démographie et l’immigration actuelle… La démocratie devrait être un rempart indiscutable contre la violence en légitimant son usage exclusif à un pouvoir rendant des comptes, qui doit trembler avant d’agir et ne pas trembler une fois les décisions prises. En exposant plus que du laxisme hérité des 40 piteuses, c’est désormais sa totale incapacité d’action voire une instrumentalisation périlleuse de la violence que l’appareil étatique révèle au grand jour. Pour ceux qui voudront enfin stopper ce bordel, il va être très difficile, presque dangereux de vouloir rétablir la paix civile…

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