La rentrée, période idéale pour un peu d’action…

Sans surprise, la coalition de droite a tout écrasé en Italie. Dans un billet d’il y a plus de 3 ans, je prédisais que les européistes, très satisfaits d’avoir écarté Salvini du pouvoir ne feraient pas mieux que de lui chauffer le fauteuil. La seule surprise, c’est ce n’est pas lui qui a rafflé la mise. Sentir une personne nécessite de sentir le pays, j’ai écrit que Zemmour était parfois le seul à taper juste mais que ce ne serait pas lui qui incarnerait le changement. Question aussi de mode de scrutin aussi comme nous le verrons.

Issu d’un mouvement régionaliste handicapé pour conquérir des voix au sud, c’est finalement Meloni et son mouvement plus national qui passe de 4% à 25% des voix. Donc oui au parlement et au sénat italien on va avoir des pignoufs facilement criticables. Meloni trimballe elle-même des casseroles, des saucisses dignes de l’extrême droite antilibérale, elle en a pas mal proféré, la toile s’en fait l’écho avec délectation. Le seul fait notable c’est que dans les pays où le système éléctif est favorable, une droite claire et nette remporte les élections sur les détritus sociaux-démocrates pro-UE dont les médias nous chantent les mérites et qui se facturent tous sur le mur de la réalité. Mais le mur de la réalité, Meloni y aura droit aussi. Un pays sans croissance ni démographique (catastrophique même) ni économique englué dans la corruption et la bureaucratie est-il encore réformable dans le cadre paisible de la démocratie? Non Meloni n’est pas fasciste et dès qu’elle va tenter de faire des compromis elle perdra du temps et, à mon avis, elle sautera comme tous les technocrates désincarnés qui dépassionnent la politique partout dans le monde occidental.

Un coup d’épée dans l’eau donc. Reste à savoir comment l’€ va résister aux épreuves à venir et à des gouvernements qui vont tenter (enfin, mais trop tard) quelque chose. Gardons juste à l’esprit que les démocraties parlementaires qui bottent les fesses des technocrates et des gardiens suffisants du socialisme et de la bien-pensance politico-journalistique en cheville avec les grands groupes qui grouillent autour de l’état expérimentent en avance ce qui arrivera en France quand la cocotte-minue explosera. Notre régime présidentiel et son élection inique nous « protège » de ça. Probablement à notre détriment.

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La voilà, l’inflation…

Combien de gouvernements, voire de régimes ont pu se maintenir dans un contexte de forte inflation? La précipitation à accuser le dictateur russe d’en être le responsable en dit long sur les craintes de nos braves et compétents dirigeants.

Il y a du conjoncturel : les pénuries liées à la désorganisation du commerce mondial dont les fragilités sont apparues soudainement criantes avec la pandémie de COVID-19. La guerre en Ukraine, oui un peu aussi. Décider de se passer du gaz de ce bon vieux Vlad, ah, déjà plus et voilà un premier bon indice. On trouve une première décision politique radicale justifiée à la va-vite avec un leitmotiv « quoi qu’il en coûte ».

Abandonner les investissements pour exploiter de nouveaux gisements pétrolifères, ne plus construire de centrales nucléaires, encore des décisions politiques lourdes de conséquences… Pas sûr que les industriels, y compris les géants du pétrole, laissent tomber spontanément et avec allégresse leur coeur de métier.

A l’origine de toute activité industrielle humaine, il y a la transformation de l’énergie. Si l’extraction et l’exploitation des ressources minières et les autres activités industrielles « lourdes » sont très énergivores, il en va de même avec la « nouvelle économie » du numérique. Si l’énergie est plus chère, si les activités industrielles voire purement commerciales sont énergivores, l’inflation sur l’énergie va trouver une courroie de transmission très directe. Elle va se diffuser sur le reste des autres activités commerciales et ensuite sur les prix administrés… Il va falloir du temps pour retrouver un équilibre : nous sommes entrés dans un cadre qui ne prendra pas fin demain matin.

Dans le « quoi qu’il en coûte » très similaire à la célébrissime maxime de Mario Draghi alors à la tête de la BCE « whatever it takes » il y a l’impression monétaire débridée. Payer des gens à rien foutre (au motif des décisions gouvernementales d’empêcher les gens de bosser) ou à cause du méchant chômage, étrange fatalité surtout des états les plus socialistes, le tout avec de l’argent directement imprimé par la banque centrale, voilà encore une source de l’inflation, celle-ci ayant plutôt comme conséquence de déprecier la valeur de l’argent.

La responsabilité des responsables politiques est écrasante. La colère jusqu’ici c’était à cause de la stagnation du niveau de pouvoir d’achat, désormais ce sera face à une baisse… Nos populations sont vieillissantes surtout en Europe où les actions gouvernementales sont les plus déplorables. Je ne parie plus sur un « ça va péter ». Au mieux, un lent déclin, au pire des convultions. L’Italie n’a plus de gouvernement stable, ce pays est un labo. La perte d’une majorité absolue pour Macron en France semble être un évènement précurseur. Mais qui peut songer à un rétablissement en douceur sur 5 ans d’inflation avec une inévitable contraction de l’économie occidentale?

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3 réflexions sur les législatives

Si les mass-médias ne s’embarrassent plus à informer pour plutôt divertir, ils leur arrivent encore souvent de faire croire qu’il n’en est rien. Ces moments sont particulièrement instructifs, des mensonges par omission, des fake-news à dessein, des aveux involontaires. L’actu c’est le bac avec son cortège de migrants africains reçus brillamment (A la rentrée on aura les vrais/faux réfugiés champions d’échec etc.), le niveau qui ne baisse pas (les petits ukrainiens ont pu le vérifier, en maths notamment).

  • Les résultats seraient pour une fois proches d’un scrutin à la proportionnelle? Pas vraiment. Mais pour les médias, 89 députés RN c’est évidemment beaucoup trop. D’ailleurs on parle de « majorité relative » pour le président. Voilà qui ne veut rien dire, il n’a pas la majorité, point. On se doute juste que les rescapés LR vont se coucher plutôt que de jouer les arbitres (voir mes articles précédents).
  • Les médias ne sont pas si hostiles au fait que les résultats soient plus proches de ceux d’un scrutin à la proportionnelle… Vont-ils avouer que le mode de scrutin à deux tours, avec des triangulaires (voire plus selon la participation) est un non sens démocratique? Encore plus subversif, reconnaître que la proportionnelle intégrale est le seul et unique mode de scrutin qui permet à une assemblée d’être la plus représentative des opinions du corps électoral?
  • Quelles sont les raisons profondes? Aux municipales on s’inquiétait du vote communautariste sur le plus petit échelon, comment se fait-il qu’on voit un pattern se développer sur un échelon plus large sans que ça ne suscite les mêmes commantaires endiablés?

On voit cette partition du territoire partout se mettre en place : des villes monde avec des jobs connectés à la mondialisation peuplées de bobos qui se sentent plus proches culturellement et dans leur mode de vie avec leurs collègues qu’avec leurs concitoyens. Des cadres et des vieux friqués qui s’isolent dans les banlieues sympas et bien desservies. Des banlieues d’immigrés massés là par la politique de la ville socialiste qui fournit la main d’oeuvre peu qualifiée et assignée à résidence puis, plus loin, des français qui fument des clopes et roulent en diesel qui pensent mal, votent mal, des cons qu’on peut éborgner avec des forces de l’ordre trop contentes de ne pas se frotter avec la vraie délinquance.

Les cadres LR peuvent penser que le macronisme va s’éteindre après la disparition de leur leader. Pour des raisons sociologique, démographique et… avouons-le, des raisons ethnico-religieuses, cette juxtaposition de français va perdurer. Les hommes et le discours doivent changer, les résistances seront fortes évidemment. Mon intuition c’est que celui qui comprendra cette crise de régime avec sa composante démographique pourra faire quelque chose. Celui qui restera planté sur une analyse poussiéreuse en proposant une énième resucée de bonapartisme sera balayé.

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Stupeur et soulagement

Le président Macron fait semblant de ne pas avoir compris le message. Pour négocier et préparer une sortie à peu près digne, il ne concède simplement qu’il faudra gouverner autrement. Effectivement, il ne pourra plus décider de tout, tout seul. Les 90% de textes idiots et/ou inutiles ne passeront probablement plus. Et c’est tant mieux, les français ont eu un réflexe sain à ne pas lui signer un chèque en blanc. Mention spéciale aux électeurs NUPES (spécialement insoumis) qui ont voté RN pour faire battre les candidats de la majorité présidentielle. On se demandait quelle pouvait bien être la traduction dans les urnes du mouvement des Gilets Jaunes, elle s’est bien vue cette fois-ci.

Nous sommes donc dans la situation qui restait souhaitable à l’issue des présidentielles. A la place des députés godillots, nous aurons donc un président godillot, il mouline des bras, fronce les sourcis, fait des coups de menton mais il sait qu’il doit négocier avec un parlement. Quelle atrocité la démocratie représentative. Il paie ses assemblées de crétins soit-disant tirés au sort, ses textes consternants débatus à 3h du matin par 15 députés etc. Excellente nouvelle. On se paie même le luxe de croire qu’au fond, les institutions de la Vème république autorisaient la démocratie. Le réveil sera sans doute cruel tant les difficultés s’annoncent particulièrement sévères et que cette assemblée semble mal parée pour y faire face. Sans parler des députés LR/UDI qui en fondant se retrouvent miraculeusement dans la position d’arbitres. Il s’opposeront. Un peu. Pas beaucoup. Certains iront se prostituer. D’autres joueront les les incorruptibles en défendant l’étatisme gaulliste, d’autre l’immobilisme soc-dem de droite. Ils n’ont plus de chef, pas le moindre début de commencement de courage pour aller séduire les électorats qui leur ont fui, et ceux à qui l’idée de voter pour eux n’a pas encore traversé l’esprit.

Un fait peu discuté traduit l’évolution du clivage droite/gauche comme le prédit l’avocat toulousain Philippe Fabry : pour la première fois le RN (ou ex FN) a plus de députés que la droite, dite de gouvernement. Les vieux c*** de LR pensent probablement que le macronisme ne survivra pas à Macron et que chacun rentrera sagement au bercail PS ou LR après. Il n’en est rien à mon avis, à cause de l’atomisation de la société française – fait-elle encore société? – et des évolutions démographiques.

Au fond on constate que les boomers, les rentiers du système se sont coalisés récemment derrière Macron pour que rien (dans les grandes lignes) ne changent or cet électorat s’étiole et est appelé à disparaître. Une fenêtre historique s’ouvre pour le RN qui est clairement appelé à devenir le parti majoritaire à droite, il l’est déjà mais on se demande encore si c’est temporaire et s’il est réellement de droite. A lui de profiter de tout ces députés pour se structurer et proposer mieux que des analyses sorties du bar PMU. L’enjeu autour de la commission des finances est donc très loin d’être anecdotique sauf à remarquer que l’ancien monde, que représente Macron malgré ses mensonges et les illusions médiatiquement relayées, continue à se comporter vis à vis des islamo-gauchistes (insoumis) comme jamais il ne se l’autorisera devant cette nouvelle droite.

Contrairement à Fabry, je pense que les institutions mêmes chancelantes, vacillantes, gardent le couvercle bien fermé. De sorte que je ne scrute pas l’horizon pour détecter des signes avant-coureurs de l’effondrement de celles-ci. Elles agissent en cocotte minute. Mais à terme, quand la pression sera trop forte et que le poids démographique dans les urnes des boomers sera mis en minorité, on sera complètement étonné du changement abrupte. Pourtant tellement prévisible. C’est le paradoxe. Y aura-t-il juste avant une fenêtre de tir pour rétablir la vraie démocratie représentative (proportionnelle et nécessité de compromis à l’assemblée nationale via des coalitions) et échapper à un feu d’artifice? Macron voulait dézinguer les chambres, je doute fort qu’en fin de mandat, quand vient le moment de laisser une trace « positive », il soit disposé à proposer un référendum allant dans le bon sens aux français. La pression dans la cocotte va encore grimper un moment…

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Législatives : J-1

Fraîchement réélu, Emmanuel Macron va-t-il disposer d’une large majorité, courte ou devoir composer avec d’autres formations politiques que la sienne et ses vassaux? La partie ne semble pas si facile alors que tous les autres candidats à la présidentielles sont sortis rincés. Pour Mélenchon, c’est certes moins évident, il a réussi à réunir toute la gauche de la gauche et pourrait faire bonne impression au premier tour. Au second, loin de banlieues mal famées, la vérité que les journalistes complaisants oublient de signaler, c’est que sa NUPES n’existera pas.

Après chaque élection majeure, une fois les enquêtes d’opinion épluchées, on constate avec regret qu’il ne s’est rien passé d’étonnant, rien d’imprévisible. La réélection de Macron était inéluctable et la parodie démocratique par le mode de scrutin et le calendrier ne peut pas accoucher d’une surprise. Sauf que le « vote utile » a joué à plein et que le parti du président s’est systématiquement ramassé aux élections locales. Bon nombre de parlementaires marcheurs, élus à la surprise générale et n’ayant pas réussi à sortir de l’anonymat pourraient bien redouter le scrutin de demain. La droite LR, gagnante des municipales ne devrait pas avoir de mal à conserver ses 60 rescapés voire engranger des succès mais c’est sans compter la stratégie funneste du parti qui s’est soldée par moins de 5% en avril…

Macron n’a eu de cesse d’abîmer la démocratie parlementaire, en exerçant le pouvoir seul bien au delà de ce que la constitution prévoyait, en rabaissant le role de ses députés, avec des commissions bidons de gens soit-disant tirés au sort etc. Les électeurs peuvent aussi s’adapter aux conditions et cesser d’accorder une majorité au président nouvellement élu et l’obliger à revenir aux fondamentaux démocratiques : ce serait plus que souhaitable. Réponse dans les jours qui viennent.

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Un nouveau paradoxe français

Aucun président de la Vème république n’a été réélu sur son bilan après une législature pleine à exercer le pouvoir (l’élection de 1965 étant un peu différente). Il se pourrait qu’Emmanuel Macron soit le premier à y parvenir. Son bilan étant pourtant un des plus mauvais, le vote pour les « extrêmes » ne fait que s’amplifier scrutin après scrutin et sa progression personelle – en trompe-l’oeil – au premier tour par rapport à 2017 ne cache pas son manque de réserves de voix.

Il y a 5 ans, le candidat par défaut des centristes et des modérés (mais surtout des politiciens opportunistes) avait battu nettement une candidate – nulle – et détestée par trop de monde. A la faveur d’un étrange vote utile, le match retour qu’une majorité de français ne voulait pas voir se tenir aura finalement bien lieu et c’est le moins haï qui va l’emporter. Je n’ai pas regardé plus de deux minutes le débat d’hier soir. Le Pen était appliquée, pénible car trop concentrée à ne pas dire de (trop) grosses bêtises. Macron, fidèle à lui même mais fatigué, était obligé de remplacer ses ambiguités coutumières par des mensonges à cause de son bilan. Avec un pays aussi fracturé, des électeurs lassés des soit-disant modérés, incapables de réformer le pays pour enrayer sa lente agonie, des extrêmes qui le sont de moins en moins et qui ont de plus en plus de grain à moudre, le pays sera ingouvernable.

Au fond le débat avait l’air d’être à l’image de la campagne : inexistant, insignifiant, nul et hors sujet compte tenu des décisions douloureuses qui devront être rapidemment prises et qui n’auront hélas pas été débattues. Macron devrait être réélu selon toute vraisemblance mais la crise institutionnelle se rapproche inexorablement. Il a échoué en se laissant faire prisonnier des promesses démagogiques de ses prédécesseurs, le voilà désormais prisonnier également de ses propres bobards. Il est le président de ceux qui s’accomodent plutôt bien de l’immobilisme, proportion de la population en lente régression… Voilà qui promet.

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L’élection de 2022 va virer à la farce, le réveil sera dur…

Emmanuel Macron ne peut plus rien craindre de l’élection. La stratégie de la tension autour du COVID-19 a permis de stériliser les débats et de disperser les opposants sur des positions soit extrémistes soit insipides. La guerre en Ukraine a pris le relai d’une manière inespérée : le gouvernement qui prenait le risque de lever trop tardivement les restictions et de soulever un mécontentement peut donc les lever désormais sans crainte, Macron n’a même plus à mener campagne. Les sujets fondamentaux des 5 prochaines années ne seront donc hélas pas débattus. Encore une fois…

Les postures trop favorables à Poutine de certains candidats de droite vont leur coûter très cher. Poutine apparaît logiquement comme l’agresseur indéfendable. On en oublie même que ses revendications sont inchangées depuis 20 ans et qu’elles ne sont pas dénuées de sens au fond. Mais pour les droitards imbibés de propagande russe, il n’est pas concevable d’admettre une réalité simple à comprendre : dès que l’opinion publique d’une ex-république d’URSS limitrophe de la Russie exprime la volonté de vivre en paix et de goûter aux joies de la liberté et de la prospérité occidentale, celle-ci se rapproche de l’OTAN et de l’UE pour s’émanciper de M. Poutine et de ses chars menaçants. Quant à ce dernier, peu importe si c’est la poule qui a précédé l’oeuf ou l’inverse, c’est un débat ridicule au fond, il est invariablement prompt à agiter des minorités russophones, d’envoyer les tanks et provoquer le chaos. Les maladresses de l’occident sont une chose discutable, certes, mais c’est surtout l’absence de démocratie et la nostalgie de l’URSS côté russe qui sont une réalité. Les masques tombent. Tous.

A l’incapacité des droitards de répondre aux aspirations démocratiques, de liberté des peuples en occident comme en Europe plus à l’est, il vient s’ajouter une crise énergétique. Voir les écologistes toujours nous parler de sortie du nucléaire et d’intensifier le ruineux et inefficace déploiement des énergies, dites renouvelables, révèle leur caractère dogmatique, sectaire, une déconnexion obscène avec le réel. La gauche française tourne ainsi le dos à la raison sur des questions de justice (wokisme) et d’énergie (géopolitique). La droite à la liberté, à la démocratie : la droite française est incapable depuis la figure incapacitante de Charles de Gaulle de proposer les changements institutionnels qui s’imposent et rompre avec l’étatisme et la nostalgie maladive de l’empire. On pourrait aussi mentionner les allemands qui avec leur gouvernement rose/verdâtre avec des libéraux corrompus portent une lourde responsabilité depuis un moment et qui s’entêtent dans les fausses solutions (finalement ils renoncent à prolonger leurs dernières centrales nucléaires). L’UE franco-allemande est une chimère tant les allemands s’évertuent à convertir le continent à leur néant géopolitique et que la France cesse d’être une puissance économique respectable et par conséquent écoutable.

Macron va donc être réélu sans débat, avec une abstention probablement très forte et tous les problèmes économiques et sociaux mis sous le boisseau. La crise énergétique et l’inflation va faire exploser le nombre de gilets jaunes, l’endettement va exiger des réformes impopulaires et un renoncement aux dogmes médiatiquement à la mode (ENR vs nucléaire). Les 5 ans qui viennent vont être longues et semées d’embûches. Dès 2025 quand la prochaine élection se profilera avec un président ne tenant plus ses troupes (il ne se représentera pas a priori) le pays pourrait partir en sucette. Dès aujourd’hui en 2022, il suffit qu’un criminel ayant assassiné le plus haut représentant de l’état en Corse (!) soit victime d’un islamiste (parfaite illustration de tout ce qui ne va pas en France, en passant) pour que les plus excités enflamment l’île et que des propositions d’autonomie soient dégainées (aggravation du fort avec les faibles ceux qui la bouclent sagement durant le COVID-19, faible devant les caïds). Voilà qui n’augure rien de bon.

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Valérie Pécresse sur le toboggan

Après 2 mois en apesanteur à 15% en compagnie de Marine Le Pen et d’Eric Zemmour, se tenant ainsi dans la barre d’erreur, Valérie Pécresse semble désormais amorcer sa descente aux enfers. Son « grand » meeting parisien a exposé aux grands jours ses faiblesses et l’élimination au premier tour la guette avec le risque même de finir loin du podium, peut être même en cinquième place derrière Jean-Luc Mélenchon. Il serait pourtant injuste de lui tomber dessus : un autre des prétendants de la primaire de décembre aurait subi le même sort.

Sa campagne est un fiasco, on peut déjà le dire. Jamais l’adhésion à des propositions estampillées « de droite » n’a été aussi forte et c’est pourtant un étrange produit du capitalisme de connivence à la française, parti de la gauche qui semble détenir toutes les clés pour sa réélection. Dans ce contexte, ne receuillir que 17% ou 18% des intentions de vote constitue un échec cinglant. Mais la faute, le péché originel revient au parti LR et ses caciques qui préfèrent défendre de médiocres acquis que de prendre des risques pour réformer le pays. Une attitude de syndicalistes de la fonction publique en somme. Les figures de proue de LR se sont montrés incapables d’expliquer pendant 5 ans (!) pourquoi ils étaient différents (et mieux) que le populisme étatiste de Marxine Le Pen ou de l’immobilisme social-démocrate de Macron (se muant en autoritarisme à la première contestation populaire sans parler de la gestion calamiteuse et liberticide de l’épidémie de COVID-19). Ils ont reporté cette explication à la fin du mandat de Macron et se trouvent maintenant victimes de la concurrence d’un candidat étrange en la personne de Zemmour qui s’il ne siffle que peu leurs voix, savonne franchement la planche pour la suite.

Sans surprise, Pécresse n’arrive pas à faire en 2 mois ce qu’elle n’a jamais réussi, osé, et que son parti s’est rechigné à faire pendant 5 ans (bis repetita). Surjouer une ligne qui n’est pas la sienne, incapacité à prendre des risques et de tenter d’imposer des thèmes plutôt qu’être à la remorque des autres candidats, voilà qui n’augure rien de bon. Quel gâchis prévisible! J’avais immédiatement remarqué (choix suicidaire avais-je dit) que le choix d’une primaire fermée aux seuls adhérents où le poids des élus locaux trop tentés de conserver leur pré carré ferait la décision au détriment du sang neuf, de la clarification idéologique, ne marcherait pas. Aussi, j’avais dit qu’un candidat LR insincère sur les idées libérales, conservatrices ou souverainistes c’était une droite qui ne servait à rien, une droite à 8%. Le score de premier tour quand on testait Laurent Wauquiez et où a fini le pourtant solide, intellectuellement parlant, FX Bellamy. L’accueillant sur ses terres, David Lisnard montre comment en 45 secondes on peut énoncer une ligne directrice aussi claire que tranchante tandis qu’en 2 mois, Pécresse minaude, louvoie, tournicote, tourne en rond sur du vide énarchique alors que c’est précisement ce que fait Macron depuis 5 ans (bis !!!).

Valérie Pécresse est donc partie pour être la Hamon de droite suivant une erreur de casting aux similarités troublantes. Choisir Hamon c’était faire fi de toutes les réalités économiques et des conséquences de notre modèle social anticapitaliste (notamment des externalités négatives de l’immigration) choix, qui ne pouvaient être que celui d’élus et de sympathisants vivant dans un univers parallèle. Il en est de même pour bon nombre d’élus de droite à l’évidence. Face au péril occidental d’être gouverné par des sachants, de prétendus centristes modérés qui ne supportent pas la contradiction et qui s’y opposent par des moyens nettement plus sophistiqués que la révolution ou autres références autoritaires, sanglantes des communistes, LR n’avait que des clones en stock. Je m’étais trompé par contre. Zemmour est un réactionnaire certes, mais lui, il sent mieux les choses et corrige ses erreurs sur la forme. Puisqu’il ne s’est pas effondré, qu’il n’est pas un leurre et qu’il est probablement sous-estimé du fait de son flingage en règle dans les médias, il sera très probablement au second tour. Les vieux croutons LR accuseront Pécresse. Ils devraient s’en prendre qu’à eux-mêmes.

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Les antivaxx, ça suffit! Emmerdons-les

La glorieuse presse française a vu récemment son exubérant éventail de titres s’enrichir d’une nouvelle publication, « Franc Tireur« . Un clin d’oeil aux résistants par l’inénarable Christophe Barbier, le tout financé par un tycoon tchèque, difficile de ne pas éclater de rire. Et pourtant, on aurait tort. Cette dream team d’auteurs composée principalement d’intellectuels médiatiques nous dit quelque chose de l’idéologie désormais dominante. Non dominante au sens de « majorité silencieuse » à laquelle ce journal prétend s’adresser (et échoue pour le moment si on en juge les ventes modestes et déjà déclinantes) ni au sens de celle des artistes et autres idoles progressistes des années 80/90 désormais totalement dépassées par les extrémistes écologistes ou wokes qu’ils ont malencontreusement façonné. Cette idéologie est celle des élites dirigeantes post-nationales, de la superclasse mondiale, des technocrates.

Définir cette idéologie est un exercice de gymnastique périlleux. La liste des auteurs invités, les thèmes, les arguments semblent parfois contradictoires d’un point de vue de l’histoire des courants de pensée. Il y a tout de même quelques invariants notoires, déjà bien visibles ailleurs : quiconque s’oppose aux décisions forcément intelligentes des technocrates est un vilain populiste voire dangereux extrémiste. Il faut éclairer le bon peuple car hélas son bon sens l’égare. Les Gilets Jaunes? Des pouilleux qui ne comprennent pas l’excellente politique économique du grand président Macron Ier. Les antivaxx? des assassins en puissance qui méritent d’être emmerdés. Les souverainistes, les enracinés, les conservateurs, un ramassis de nazis etc. Jugez les unes : FT n’a que des ennemis, des mal-pensants dont il faut convaincre la populace qu’il faut s’en détourner. Les 5 penseurs de 2022? A part le gentillet Marcel Gauchet, au libéralisme aussi mou que l’écharpe rouge du boss, j’avoue n’en connaître aucun. Il y a pourtant tant de grands auteurs français qui pourraient nous éclairer…

Si on repère chez ces gens là une idée juste c’est souvent accidentel. On y trouvera la fine-fleur de la sociale-démocratie très lucrative pour ceux qui auraient tout à craindre d’être payés à leur juste valeur comme le notait le regretté Raymond Boudon. Des libéraux en carton qui valident le pass sanitaire (ou vaccinal) et d’autres qui recyclent au nom de l’égalitarisme et du principe de précaution de nombreuses fumisteries socialistes. C’est une forme de populisme des élites que j’avais immédiatement décelé au lendemain de l’élection de Macron, une forme de sécession des sachants qui affichent désormais ouvertement leur mépris de classe envers les autres, les idiots qui n’arrivent pas à saisir la profondeur de cette pensée technocratique. La conséquence de l’essor du socialisme en occident après guerre concomitante avec la mondialisation fut de tuer le capitalisme entrepreneurial en créant des multinationales au pouvoir corrupteur démultiplié qui fricottent avec le pouvoir et ses haut-fonctionnaires. En France, on peut déplorer la restoration d’une société d’ordres digne de l’ancien régime du nouveau monde, mais surtout, que l’élite façonnée par cette évolution néfaste aux peuples et à la démocratie pense comment faire perdurer cet état de fait et non comment revenir aux fondations libérales responsables du progrès. (cf préoccupations du « Great Reset » des gens de Davos). Franc Tireur, c’est le Davos du pauvre, puisque malheureusement la France s’appauvrit dans tous les sens du terme.

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Janvier 2022 : Stop ou encore?

Bonne année à mes quelques lecteurs pour commencer.

Janvier ce n’est pas le mois de la trêve des confiseurs, elle est passée. La rentrée est toujours chargée et le président n’enchaînera pas ses voeux à qui veut encore les entendre, il sera en campagne cette fois. Janvier c’est surtout le mois de la « cristallisation » de l’opinion. Début février, l’identité du prochain président ne fera pratiquement plus aucun doute. Le plateau de départ est pratiquement connu, les dynamiques se figent rapidemment d’autant plus que COVID oblige, il n’y a pas beaucoup de place aux débats, surtout dans un pays qui va si bien par ailleurs…

En 2002 les prétendants étaient si nuls peu attrayants qu’il y eut un suspens du fait de la faible mobilisation des électorats plutôt modérés. Il y a 5 ans, entre l’envie de tous les envoyer chier à la cave, la cabale Fillon et le matraquage médiatique en faveur d’un outsider (plutôt bien installé dans le système en fait) il y eut à nouveau une (petite) surprise. Le paradoxe de 2022 c’est que la situation paraît jouée tandis que le pays coule à tous les niveaux et que l’épidémie de rhume-21 COVID-19 tétanise l’opinion stérilisant tout débat. Comment expliquer que Macron demeure aussi haut au premier tour, stable avec un % très élevé de gens sûrs de leur vote?. Il ne peut rien craindre dans cette situation. Le bilan de Macron est pourtant l’un des plus médiocre de la Vème République et le personnage s’est montré régulièrement condescendant envers les français, arrogant à l’étranger, en un mot : insupportable.

Que faire? Valérie Pécresse n’offre aucune perspective de changement, Eric Zemmour n’offre aucune perspective de victoire, Marine Le Pen n’offre aucune… perspective. Il y a tout de même un élément important à prendre en considération. Sous Macron, les institutions peu démocratiques de la Vème République lui ont permis de prendre un virage autoritaire sans précédent. Abus de pouvoir, parlement de godillots, référendum baffoué, atteintes aux libertés, manifestations sauvagemment réprimées, affairisme et j’en passe : il faut dégager Macron de toute urgence même si le successeur recyclera quelques nuisibles.

Depuis quelques années, je me plaisais à dire que la « démocratie était le pire des systèmes à l’exception de tous les autres » reprenant la merveilleuse formule de Churchill. Sa vertu reposait sur la possibilité de botter le cul des incompétents à intervalle régulier ou de relégitimer pour un temps compté quelqu’un de moins mauvais ce qui calmait les perdants et permettait un renouvellement des têtes, des idées. A la réflexion, je me dois d’y ajouter une précision de taille : la norme ce n’est pas le bon grain qui chasse l’ivraie, c’est hélas plutôt exceptionnel. La norme, ce sont des nuisibles qui s’accrochent et utilisent (pervertissent) les moyens de l’état pour ce dessein. Les bons sont rares et n’arrivent en général que trop tard. Il héritent de la m** laissée par les nuls. Puisque la crise en France est une crise de régime, je doute fort que de grands changements puissent intervenir avant d’avoir pris le mur en pleine poire. Avec le temps je me dis que l’abstention est un réflexe normal à toutes les élections intermédiaires sans enjeu et sans intérêt tant le pays est trop centralisé, avec 0 subsiduarité, pire, plusieurs mécanismes de péréquation pour encourager les nuls au détriment des bons etc. Au seul échelon avec de l’enjeu, virer un tyran (même soft) me semble donc nécessaire.

Surveillons donc le mois de janvier. Si nous en restons là, seule Pécresse peut nous débarasser de Macron. Si elle s’effondre – c’est bien possible – il ne restera plus aucun choix. Zemmour reste trop loin au second tour et son offre de service qui se résumait à « faire mieux que Le Pen » tombe complètement à l’eau. Triste plateau de départ, triste choix, triste président(e) en vue.

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