Jusqu’où la farce bureaucratique va-t-elle aller?

Je déteste avoir raison. Surtout quand c’est pour prédire une catastrophe même si anticiper l’échec des politiques publiques françaises ne relève plus de l’exploit, loin de là.

Sur les réseaux sociaux, on pouvait lire il y a quelques semaines une confidence d’un député de la majorité prophétisant que le gouvernement ne pouvait pas s’offrir le luxe d’échouer dans sa campagne de vaccination. Depuis « l’affaire Benalla », Macron et ses ministres se prennent les pieds dans le tapis, sujet après sujet. Quel sera le truc suivant dont le gouvernement n’aura pas le choix de réussir et qui va rater immanquablement, toujours sans la moindre conséquence?

Début janvier, lorsque les anglais et israéliens vaccinaient vite et bien tandis que Macron nommait un comité de français tiré au sort pour amuser la galerie et camoufler l’incroyable impréparation logistique française, l’inéluctable se préparait : nous allions être reconfinés en mars alors qu’au même moment ces pays allaient progressivement relâcher les contraintes pesant sur leurs économies, la vie des citoyens et surtout offrir des perspectives encourageantes de sortie de crise imminantes. Oubliez les salades sur les variants. Oubliez tout sur les chiffres de contaminations, d’occupation de lits d’hôpitaux. La vérité c’est qu’en un an, aucun des échecs n’ont été traités, corrigés, pire, les hôpitaux agonisent sous la bureaucratie, l’incompétence, le système de santé par la peur de prendre des risques et d’avoir à rendre des comptes.

Il n’y a plus de décision logique, rationnelle, claire. Plus la moindre cohérence. Plus que de la superstition, l’espoir de la chance. On a imposé le couvre feu à 18h pour tout le monde au nom de l’égalité, mais pas le confinement le week-end… La stratégie d’empilement de petites mesures vexatoires supplémentaires pour éviter un nouveau confinement strict semble vivre ses dernières heures. Faute de vaccins, de lits supplémentaires, d’idolement des gens contagieux (à commencer par les personnels de santé!) nous prendrons le mur de la réalité en pleine gueule quand d’autres voient enfin le bout du tunnel.

La descente aux enfers de la France ne fait que commencer, Castex et Macron aussi je suppose, sont très fiers d’eux, à défaut de gouverner, ils ne vont réussir qu’une seule chose. Adresser la facture aux contribuables de ce foirage gigantesque après la prochaine élection présidentielle. Mais si par hasard ils venaient à échouer là dessus aussi, comme le député LREM, je doute fort que cette fois l’executif et le président s’en sortent.

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Qui ne dit mot consent (le changement c’est pareil en pire)

Les analyses autres que juridiques de Régis de Castelnau ne m’ont jamais véritablement estomaqué, c’est le moins que l’on puisse dire. Sur son domaine, je le trouve factuel, sensé et pragmatique. Voici deux interviews où il montre la vraie nature de la cabale politico-judiciaire qui a indiscutablement faussé l’élection présidentielle de 2017. Même l’actuel garde des Sceaux, Éric Dupond-Moretti, avait conseillé à François Fillon la défense par l’attaque tant la mise en accusation semblait grossière et ficelée politiquement et grossièrement.

Charles Gave pose la question qui tue : comment assurer l’indépendance de la justice vis à vis du pouvoir politique mais aussi de l’idéologie gauchiste du principal syndicat de la magistrature? (Une justice ne rendant plus aucun compte devant les élus de la Nation part en slip aussi bien que tenue en laisse par des élus). Il n’y a pas de réponse évidente à cette question. L’exigence de séparation des pouvoir est un socle, une condition nécessaire mais non suffisante. Suffisante pour ne reprocher à Fillon d’accepter des cadeaux de gredins mais n’a rien à voir avec ce qu’il fait de son enveloppe budgétaire comme parlementaire.

Quoiqu’on pense de Fillon, de son programme attaqué sur ses aspects faussement conservateurs (recours à la frange catholique pour se sauver) ou faiblards sur le libéralisme (privatisation rampante de la sécu), il n’a pas su quoi répondre sur le plan moral quand il fut attaqué sur sa probité. Il s’est mal défendu et n’a pas su se « trumpiser » quand Trump gagnait en 2016. Trump a gagné parce qu’il a surpris ses adversaires sur leur croyance inébranlable qu’ils pouvaient manipuler l’opinion.

Les adversaires de Trump sont passés à l’étape suivante : la manipulation des urnes. Le camp prétendument démocrate contre les méchants populistes aux relents nationalistes et je ne sais quoi, en sont à assassiner la démocratie. Je n’exclue pas que les circonstances (Covid-19) et autres postures mesquines, égocentriques qui rendent Trump infernal à défendre (contrairement à son bilan objectivement le meilleur depuis Reagan) ait pu profiter à son adversaire. Mais il paraît bien surprenant que Biden, sucrant visiblement les fraises et ne soulevant aucune foule comme Hillary Clinton, élu avec 25% de bulletins de vote par correspondance, dans un pays aussi mal protégé de la fraude électorale organisée, soit un accident comme Hollande ait pu l’être en France en 2012.

Je parle de 2012 parce qu’on dit souvent que la France a 10 ou 20 ans de retard avec les USA. Je trouve plutôt que la France a toujours suivi l’Italie avec 10 ans de retard et que toutes proportions gardées, l’élection US ressemblait à la notre avec 8 ans de retard. A la différence que Sarkozy a failli être réélu pour de mauvaises raisons et que Trump n’aurait jamais dû perdre sur son bilan… Mais les faits sont là : c’est un pantin de gauche incapable de répondre aux difficultés et ne sachant pas comment gérer les folies idéologiques de l’extrême gauche qui se retrouve à la tête du pays par un miracle médiatiquement rendu possible (et autres aides).

Et si on ne dit rien? Les médias ont fait ce raccourcis. Si Trump n’a pas été capable d’argumenter des éléments juridiquement recevables auprès de la Cour fédérale, c’est la preuve qu’aucune manipulation n’a eu lieu. (notez l’abysse entre les deux assertions pourtant). Avec la gestion calamiteuse des Gilets-Jaunes, de la gestion de la pandémie à la petite semaine, de la vaccination complètement catastrophique en France et par l’UE, normalement, Macron ne passe pas le premier tour. En fait, Hollande n’a pas pu se représenter à cause du PS, Macron tient son parti c’est la seule différence, la France allait mieux en 2017 qu’en 2012. Elle ira certainement moins bien en 2022 qu’en 2017. Si Macron se représente ce sera une anomalie. S’il gagne ce sera une erreur. Oubliez Marine Le Pen, elle n’est qu’un faire-valoir. Si personne ne l’a désarçonnée en cours de route (mise en examen tardive donc calculée), vous conviendrez avec moi que nous ne vivons plus en démocratie, la ligne aura été clairement franchie.

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1 an de palabres autour du COVID-19

Un article publié hier compile des données qui confirment les tendances observées très tôt, il y a plus d’un an. Personne ne s’étonnera des premières lignes de celui-ci laissant entendre que compiler des données en provenance des administrations françaises n’est pas une mince affaire. Personne ne sera surpris non plus qu’à l’ère de l’open data, des réseaux sociaux, des data scientists anonymes font un bien meilleur travail que les administrations. Administrations qui sont possiblement soumises à des pressions, politiques par exemple, surtout quand les statistiques ne soulignent pas vraiment l’efficacité éblouissante de tous les braves gens au pouvoir, visiblement très génés par l’idée d’avoir à rendre des comptes un jour.

Pour résumer la situation, disons qu’on nous avons fait le choix de convertir environ 1 milliard de PIB marchant en dette par jour parce que les services de réanimation sont en ébulition au delà de 4000 malades COVID-19 au même moment. Vous pouvez doubler le chiffre de 4000, le tripler, le quadrupler si ça vous chante mais il n’est pas nécessaire d’être très au fait de tous les chiffres pour comprendre la stratégie vaccinale de plusieurs pays tels qu’Israël, le Royaume-Uni. Ils ont fait le choix de payer un peu plus cher les doses pour massivement vacciner, au plus vite, les personnes âgées.

J’aimerais un jour savoir qui est le gros malin qui s’est dit qu’il était sanitairement acceptable, logistiquement raisonnable, économiquement tenable, bref, politiquement judicieux, d’étaler la campagne de vaccination sur plusieurs longs mois : sa tête devra rouler sur terre en place publique à mon humble avis.

A la lumière de ce que nous savons, et que nous savions depuis un moment, après une année d’intox en continu, de distractions stériles autour de possibles remèdes et des politiques de prévention ainsi que de soutien à l’économie, quelques remarques en vrac s’imposent.

Tous les opposants à Macron se seraient plantés de la même manière : l’erreur principale de Macron c’est d’avoir fait confiance à une administration aussi pléthorique qu’incapable de remonter des informations ou de descendre un ordre. Le fait que la campagne de vaccination, la prise en charge hospitalière etc aient été prises en main par l’administration pose une sérieuse question : à quoi servent tous ces fonctionnaires en temps normal s’ils sont capables d’absorber la charge exceptionnelle d’une épidémie jamais vue depuis 100 ans (dit-on) au point de faire dire au président que « nous sommes en guerre« ? Chacun devra comprendre que le système français est moisi jusqu’à l’os. Nous aurions eu plus de lits disponibles avant cette crise que le taux d’occupation aurait été sensiblement le même que celui constaté ces dernières années. L’efficacité des soins pour un prix raisonnable est une chose délicate à établir, elle est devenue techniquement impossible dans un système totalement étatisé aussi bien dans la production de soin que dans sa prise en charge financière. Rappelons que lorsque « tout est gratuit » soit on cache qui paie en réalité soit c’est que ça n’a pas de valeur. Le système de soin en France est devenu un mélange des deux.

Les politiques qui ont réclamé l’enfermement de tous les français au risque de tuer l’économie sont les mêmes à pleurnicher désormais sur les conséquences sociales d’une crise qui n’en est qu’à ses débuts. En un an seulement, jamais il n’a été aussi évident que ceux qui déplorent les conséquences des causes qu’ils chérissent sont régulièrement portés au pouvoir en démocratie, même dans les pays riches disposant pourtant d’un meilleur système éducatif que les autres. C’est en vendant une fausse protection, tueuse à tous points de vue, que le socialisme prospère dans les pays capitalistes depuis près de 150 ans.

Enfin, la jeunesse et les actifs ont été sacrifiés une nouvelle fois pour protéger une population qui a laissé en héritage une montagne de dettes et d’ennuis en tous genres. Voilà qui n’est pas bien surprenant mais qui est insupportable, pas seulement philosophiquement : on a ajouté un scandale générationnel à la traditionnelle mentalité « Ligne Maginot » qui caractérise si bien nos élites. Elles abhorrent le risque et cherchent toujours à se défosser de toute responsabilité sur la population. Si le confinement ne marche pas ou plus, c’est de votre faute. Imparable. Il y a tellement de moutons en France que ça marche encore.

La suite est hélas prévisible. Je ne crois pas qu’en passant la barre des 100% de dettes vs PIB on soit en danger comme espéraient le démontrer Rogoff & Reinhart. Une chose est certaine, nous sommes endettés pour payer des promesses démagogiques du passé et des politiques anticapitalistes plus récentes, le clientélisme et la bureaucratie tuant désormais des missions essentielles de l’état. La fuite en avant va donc se poursuivre, la seule solution restante étant la destruction de la monnaie avec les soucis de pouvoir d’achat pour les plus modestes. Pour en revenir à l’article sur les victimes âgées du COVID-19, ceux qui auront pu échapper ne vivront pas assez longtemps pour voir les conséquences (probablement importantes) de cette crise, ironie finale.

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Meilleurs vœux pour 2021!

Jean Castex : un drôle de geste fait le tour des réseaux sociaux - Gala

Et bonne santé surtout…

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La crise de régime se rapproche à grands pas

La crise sanitaire a déjà commencé à provoquer des faillites en cascades mais malheureusement le pire semble encore devant nous. La réponse du gouvernement a bien entendu consisté en une distribution sans limite d’argent gratuit. Macron a donc « débloqué » à plusieurs reprises, tous les jours depuis le printemps, ce fameux chèque bloqué qui traîne dans les caisses de l’état. La dette et des business défaillants seront donc les cicatrices très profondes du « new normal« . La faute à pas de chance, le cygne noir qu’on n’avait pas prévu, le COVID-19 sert déjà d’excuse au concours Lépine de politiques qui vont échouer très vite. L’épidémie n’est pas responsable du bordel préexistant, elle est juste un nouveau catalyseur qui accélère la décomposition politique, notamment française. Au point de provoquer des basculements très bientôt?

On ajoute de la dette pour gagner du temps. Rien de neuf, me direz-vous. Certes. Mais l’empressement à créer des eurobonds cet été avant même que la sortie de crise ne se profile trahit l’inquiétude des eurocrates. Qu’une solidarité à l’échelle du continent où le virus a circulé se mette en place peut se comprendre, une solidarité financière alors que les systèmes de santé se sont comportés bien différemment, c’est déjà plus douteux. Mutualiser de la dette pour dépenser de l’argent dans d’autres secteurs que la santé, il dit qu’il ne voit plus du tout le rapport… Et c’est pourtant ce que l’UE va autoriser. Autrement dit, après avoir exacerbé les divergences structurelles entre les états et souligné l’effrayante bureaucraties françaises et italiennes, la crise du COVID-19 va déboucher sur une aggravation des tares congénitales de l’euro. Nous avions déjà des faux prix par blocage des taux de change sans mécanisme d’ajustement en cas de crise dissymétrique (ça y ressemble fortement, l’Europe du nord ayant vu son PIB moins plonger) et maintenant nous voilà avec des faux prix, sur le prix du temps et de la rémunération du risque avec les eurobonds. L’€ est désormais totalement prisonnier du surrendettement français et italien… Les conséquences politiques finiront bien par se matérialiser. Quand on chasse le risque et que ce ne sont plus les acteurs spécialisés et avertis qui l’assument, il se concrétise ailleurs et ça en rendra furieux plus d’un lorsque ce génial stratagème socialiste s’écroulera.

La crise des Gilets Jaunes avait révélé un point spectaculaire : une grogne sociale très forte alors que le pays était en sommet du cycle. Quand Hollande affirmait « ça va mieux« , il avait techniquement raison mais personne ne le croyait. La crise que nous traversons n’est donc pas seulement économique, c’est une crise de régime et ce n’est pas l’introduction de quelques % de proportionnelle aux législatives qui vont la résoudre. Et encore moins des conventions citoyennes avec des gugus soit-disant tirés au sort qui, par le plus grand des hasards, encadrés cornaqués par des militants politisés nous récitent le programme de la France Insoumise ou d’EELV. Non seulement c’est une manière d’achever la démocratie représentative (gravement malade, d’où l’appel à de la démocratie directe des GJ) mais aussi on peut aussi y voir le reflet de la maladie frappant les corps constitués. Les GJ se sont servis des platerformes d’intermédiation libres de toute dépendance à ces corps pour une bonne raison : ceux-ci ne sont plus le réceptacles des doléances des français mais de subventions d’argent publique pour imposer leur calendrier sans légitimité démocratique.

Les institutions de la Vème République, avant même la détérioration des réformes constitutionnelles récentes (le quinquennat par exemple) sont vérolées depuis le départ. Je me demande même si on peut considérer qu’un seul monarque républicain ait pu être réélu sur son bilan. Mitterrand et Chirac ont été réélus à la suite de cohabitations meurtrières, au moins pour le débat intellectuel. Tous les autres ont été battus ou sont morts en cours de route, physiquement (Pompidou) ou politiquement (Hollande). Reste le cas de Charles de Gaulle qui rêvait de son plébiscite romain. L’élection de 1965 étant, je crois, la première au suffrage universel direct. Rappelons qu’il lui fallut un second tour contre l’Intriguant, pur arriviste du passé récent, le plus ancien étant douteux. Comme le rappelle Philippe Fabry dans la vidéo ci-dessous, l’équilibre entre régime présidentiel et parlementaire était une escroquerie, elle est de toute façon rompue, le président qui tente péniblement de se cacher derrière un premier ministre est certain d’échouer. Macron a pris Edouard Philippe dans ses filets pour disloquer LR, calcul inutile, LREM aurait eu la majorité à l’assemblée. Même Bayrou et son Modem, son allié de circonstance à l’importance exagérée par les médias, eut droit de constituer un groupe. Philippe n’était pas le chef de la majorité en entrant à Matignon mais en commençant à devenir le chef d’une majorité pas toujours sur la ligne du président, il fut remercié et remplacé par un parfait inconnu à la dégaine ridicule.

Par ses récentes initiatives qui finissent d’achever ce qu’il reste de démocratie représentative, Castex qui tombé du ciel, députés godillots, assemblée de citoyens triturés au hasard, Macron pourrait bien provoquer l’effondrement de la Vème République. Au fond, celle-ci nous faisait rejouer la Révolution à l’envers. On commençait par le sacre de l’Empereur qui se muait en monarque républicain. Puis les ennuis arrivaient. Comme toujours la bureaucratie et l’absence de délégation, de responsabilités et de démocratie au plus près du terrain empêchent l’exécution des ordres, rarement pertinents en plus. Puis le doute s’installe, le souverain hésite, change souvent de cap, n’a plus aucun résultat et s’enferme dans une communication au mieux lointaine au pire irritante. Enfin, tous les 5 ans désormais, son sort est de monter sur l’échafaud. Avec tous les ennuis qui s’empilent à la gravité jamais vue depuis 1945, dans un contexte mondial de plus en plus lourd, combien de Louis XVI avons-nous encore le luxe de nous offir?

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J’étais pas Charlie il y a 5 ans, je ne le suis toujours pas.

J’ai écouté LCI cette après-midi pendant 5 minutes. Nuancée, mais surtout précautionneuse, Elizabeth Martichoux explique calmement pourquoi 5 ans après la manifestation en soutien aux victimes de l’attentat contre Charlie Hebdo, celle d’aujourd’hui – bien que louable sur le principe – ferait un bide. Qui, surtout a gauche, a bien compris les avertissements d’un des survivants, Riss?

Comme prévu, pour défendre la liberté d’expression en France, il s’est abattue une pluie de mesures liberticides, de renforcement du verrouillage politique et intellectuel des débats alors que nous en crevions déjà. En réponse à Martichoux, un « gradé » de l’éducation nationale déplore la poussière planquée sous le tapis. Comme d’habitude c’était « faire le jeu du FN » que de dénoncer le réel, les atteintes à la minute de silence et autres signaux alarmants qui démontrent la montée du soutien à un islam contestant les lois en vigueur.

Combattre le réel, interdire ses signes extérieurs plutôt que de s’attaquer aux racines du mal, confondre sciemment causes et conséquences, voici le mal qui ronge le pays. Ce constat est hélas généralisable à bien d’autres domaines, presque tous en fait. En économie aussi, il suffit de constater à quel point la France combat frénétiquement un excès de socialisme par toujours plus de relances keynésiennes sans dates de fin. Lire la conclusion il y a 5 ans de l’excellent H16. C’est pas maintenant qu’on va s’excuser de ne pas avoir été Charlie. On avait raison, et ça ne nous amuse pas.

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Monsieur Déconfinement (Castex) est un imposteur de plus

On savait que les hommes politiques se renvoyaient les ascenseurs,
s’offraient des planques dorées, s’assuraient toujours que pile, ils gagnaient,
face, ils faisaient payer les contribuables. Peu importe que face eût la très
fâcheuse tendance à tomber souvent ces derniers temps.

 

Une nouvelle confirmation est venue ces derniers jours avec le plan de
relance de M. Castex. Tout juste auréolé d’un succès que personne n’arrive
encore à distinguer, « Monsieur déconfinement » abat des milliards sur
la table avec la décontraction du tricheur au poker, fier de son carré d’as
avec des cartes provenant de la manche, du fond du pantalon et d’où on ne tient
pas à savoir. Mais est-il vrai que ce brave homme a réussi à déconfiner le
pays? Les indicateurs de croissance sur Q2 et Q3 du PIB français de l’OCDE
démontrent hélas une nouvelle fois que lorsque salariés et patrons français se
voient offrir la possibilité de ne rien glander aux frais de la princesse,
curieusement, ils choisissent de ne rien foutre. Peu aidés il est vrai par une
administration au taquet qui 2 jours avant la rentrée scolaire n’a pas donné le
sentiment d’avoir figé ses procédures alors que disposant de 5 mois pour y
réfléchir.

 

Qu’y a-t-il de neuf depuis mars/avril? On a augmenté les capacités de test
et on inflige le port du masque à quiconque partout, tout le temps, mais
rassurez-vous, la police -toujours fort bien utilisée – va veiller au grain
avec discernement. Sauf que concrètement, lundi j’apprends qu’un
collègue a cotoyé une personne positive au COVID-19 le dimanche du week-end
d’avant (On est à J+9). Jeudi matin, toujours pas le résultat de son test, 72h
après. En clair il se passe 15 jours pour savoir si ça vaut la peine d’aller me
tester. Autant attendre d’avoir des symptômes. On ne teste pas assez. On attend
trop longtemps les résultats. On ne peut pas isoler les personnes contagieuses
assez vite pour éviter la propagation. Pour espérer afficher les mêmes
résultats que les pays les moins endeuillés (Corée/Japon et quelques pays
européens les moins bordéliques, as usual) nous n’avons absolument rien
fait
.

 

Voilà qui méritait bien une promotion : Matignon !

Je ne supporte plus les gens qui nous gouvernent. Au lieu de déconfiner
notre économie, ils pérorent, voici le retour des trains de nuit Paris/Nice à
la TV. Au lieu de trouver des stratégies nous évitant l’insupportable mesure
liberticide et folle économiquement du confinement généralisé, ils jettent de
la poudre aux yeux et s’en félicitent. Et accusent leurs détracteurs d’avilir
la République dont on fête l’accidentel 150ème anniversaire. Du grand n’importe
quoi dans le désordre le plus abouti.

 

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La France pencherait-elle à droite?

Le feu aux poudres vient d’un sondage de l’IFOP consultable ici. Mais qu’est-ce que le clivage droite/gauche? S’il était si facile à définir, on pourrait bien se fier à une évalution des français par eux-mêmes. Ce clivage est-il assez pertinent pour distinguer les nuances? Non, j’ai déjà employé le diagramme de Nolan pour montrer que d’un point de vue libéral, le clivage entre conservateurs et progressistes qui supposerait les libéraux entre les deux est inopérant sur bien des sujets.

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Il y a néanmoins des lignes de force communément admises. La fermeté régalienne face « l’ensauvagement » de la société, expression qu’il ne faut surtout pas reprendre car soit-disant trustée par l’extrême droite, en serait une. La gauche républicaine depuis les sauvageons de Jean-Pierre Chevènement pactise avec les heures les plus sombres, c’est bien connu. Jean-Pierre, quant à lui, sucre douillettement les fraises aux frais de la princesse dans une planque dorée avec pour mission principale d’oublier ses éclairs de lucidité sur la société et la construction européenne des années 90. On observe un fossé identique entre le politiquement correct gauchiste et l’opinion sur l’immigration.

En parlant d’économie, on prête à la droite une certaine efficacité et un libéralisme qui pourtant ont totalement disparu après 1988. Les tentatives de récupération socialisantes du mouvement des gilets jaunes ont également largement travesti la cohérence idéologique à en donner. Dans un pays où le poids qui pèse sur les gens qui produisent et paient pour ceux qui ne produisent plus ou pas ou qui brassent du vent ne cesse de s’accroître, l’analyse devrait pourtant être limpide. Une question qui devrait être vite répondue même…

Peu importe de quel côté le pays penche. Le seul constat intéressant c’est qu’il n’y a aucun mécanisme de correction qui fonctionne. La classe politique continue de poursuivre un agenda différent des préoccupations et des aspirations d’une majorité de gens. Les modes de scrutin sont devenus de telles plaisanteries faussées, truquées par tous les moyens que la gronde se met à douter de la démocratie représentative ce qui est une erreur. Quant à la droite divisée car d’un côté soumise au politiquement correct et l’autre incapable d’élaborer une stratégie de conquête du pouvoir c’est assez navrant à voir. Incroyable que la nature, qui d’ordinaire n’aime pas le vide, n’ait encore rien produit pour balayer tous ces incapables.

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Habemus Enarcam

Donc Macron a bien changé de premier ministre. Exit celui qui, sans grand talent ni charisme, ne nous prenait pas (trop) pour des buses avec du « en même temps » surtout quand il fallait nommer un chat un chat.

Mais pourquoi Castex? C’est qui lui? C’est quoi son talent? Pourquoi est-il le chef d’une majorité à laquelle il n’appartenait pas? A quoi peut-il bien servir?

Poser la question c’est déjà y répondre, elle est vite répondue. Jupiter va décider de tout. Enfin de ce qui peut encore l’être. Putain 2 ans.

France: le Premier ministre Jean Castex face au défi de relancer l ...
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Présidentielle de 2022 : Le pire n’est jamais certain

L’élection présidentielle est encore loin, certes, mais c’est justement pourquoi le quinquenat d’Emmanuel va probablement ressembler à un long chemin de croix d’ici là. Cette semaine je notais que notre faux libéral avait réussi l’exploit de bloquer le pays à plusieurs reprises sans la moindre raison valable, sans le moindre projet de réforme ambitieux. A l’image de la réduction de quelques euros des APL… La colère gronde de tous côtés contre un président à l’image irrémédiablement écornée. Est-il foutu pour autant? Peut être pas mais reconnaissons que les miracles, comme celui de 2017, ne se produisent rarement à plusieurs reprises à intervalle rapproché.

Le mode de scrutin à deux tours favorise la quadripolarisation de la vie politique, résultat parfaitement évident en 2017. Un candidat centriste est presque assuré de l’emporter au second tour tandis qu’il a peu de chance de passer le premier. Sauf cas exceptionnels dans l’histoire récente. Celle-ci nous enseigne quelques points éclairants:

  • Aucune majorité n’a été reconduite depuis les législative de 1978 à l’exception de 2007 dans le sillage de l’élection convaincante de Nicolas Sarkozy qui avait fait campagne en partie contre l’immobilisme de son prédécesseur, de son propre camp…
  • La qualification d’un candidat centriste pour le second tour doit beaucoup au contexte du moment et des intrigues politiciennes de bas-étage. Chirac torpille le camp gaulliste en 1974, Macron voit les eaux s’écarter par miracle en 2017.
  • La démographie a certainement plus eu la peau de VGE en 1981 que l’énième coup-fourré de Chirac avec le concours du RPR. Les boomers avaient enfin un poids politique suffisant pour commencer à gouverner le pays.

Les données en 2022 seront évidemment différentes des exceptions notables de 1974/1981/2017. La démographie sera similaire à 2017 avec peut être un vote des français d’origine immigrée plus important en nombre mais favorable à qui? A l’extrême gauche lèche-babouche? Sur les fondamentaux immigration/criminalité/immpuissance publique, on voit mal Marine Le Pen vasciller. D’où mon anticipation par une question à ma TL :

J’ai naturellement laissé le choix à mes amis libéraux de voter avec leurs pieds et venir m’expliquer que je leur demandais de choisir entre la peste et le choléra. Bien sûr. Mais combien d’entre eux se préparent sérieusement à cette perspactive alors que sa probabilité est très loin d’être nulle? Combien d’entre-eux CSP+ dans les villes chics de l’ouest parisien ou à Nantes, Bordeaux, Lyon seraient prêt à tout plaquer, eux qui vivent paisiblement dans un pays qui se vautre de plus en plus dangereusement dans le n’importe quoi depuis près de 40 ans?

Ce sondage m’a été inspiré d’une discussion avec des gens éduqués et peu/pas politisés qui partaient du principe que Jean-Luc Mélenchon était peut être moins pire que Marine Le Pen. La démographie peut être ce qu’elle est, ni avant, mais surtout pas après la chute du mur de Berlin, personne ne s’est occupé à diaboliser le communisme comme les idées nationalistes du FN. Aucun procès de Nuremberg du communisme. Voilà pourquoi je pense que beaucoup de mes amis sur Twitter mente à cause du « qu’en dira-t-on ». Bien sûr que beaucoup votront Le Pen. Les 29% sont déjà des sympathisants RN donc n’avaient aucun intérêt. En revanche la victoire de Mélenchon est tout à fait probable.

Voilà qui doit faire réagir au plus vite ceux qui sont conscient de l’étonnant paradoxe qui empoisonne le débat politique actuel au risque de rendre possible un scénario catastrophe : l’élection va se jouer à droite alors que Marine Le Pen n’a pratiquement aucune chance d’être élue quelque soit l’adversaire, y compris le pire.

PS: j’apporte deux pistes de réflexion pour arrêter ma position.

Quel candidat est le moins nuisible pour moi et pour les autres? Pour les autres, en tant que libéral, je n’exige qu’une seule chose, qu’il soit démocrate. C’est à dire qu’on puisse le foutre dehors au cas, très probable, qu’il fasse n’importe quoi au pouvoir. Je doute fortement que la France Insoumise soit plus démocrate que le FN/RN.

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